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Patients Troubles du comportement / Maladies mentales

13 réponses

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Sujet de la discussion

Membre Carenity
Posté le

Bonjour, je m'appelle Katie et j'ai 27 ans.

Je suis borderline depuis 10 ans et diagnostiquée officiellement depuis 2014.
Mon suivi médical n'a pas toujours été des meilleurs et cela fait depuis un an que j'arrive enfin à vivre sereinement et à être agréable envers mon entourage.

J'ai vécu toutes sortes de dépendances, de mises en danger, de violence et d'idées suicidaires avant de pouvoir comprendre comment vivre avec cela.

Je crée ce sujet dans le but de donner un coup de main à ceux qui ont une personne borderline dans leur entourage et qui souhaiteraient trouver de l'aide, ou alors pour donner des conseils à ceux qui vivent eux-mêmes ce trouble sans savoir comment s'en sortir.

Car oui, il est possible de s'adapter pour vivre au mieux malgré ce trouble.

Mes années et mes expériences seront là pour vous aider si vous en avez besoin.
Si vous êtes tombé sur ce message dans l'espoir de trouver de l'aide, sachez que vous n'êtes pas seul, quelqu'un vous comprendra.

Bien à vous.

Une jeune femme qui a réussi à trouver la paix.

Début de la discussion - 01/08/2019

Une simple borderline qui souhaite donner un coup de main
Membre Carenity • Animatrice de communauté
Posté le

@pseudo-masqué bonjour et merci pour ce message positif ! Peut-être pouvez-vous nous dire en quelques lignes comment vous êtes parvenue à gérer votre pathologie ? Suivez-vous un traitement médicamenteux ? Quel est le rôle de votre entourage ou de médecines alternatives ? Belle journée à vous

Une simple borderline qui souhaite donner un coup de main
Membre Carenity
Posté le

Bonjour @pseudo-masqué‍ , je ne sais par où commencer. Peut-être simplement par déjà répondre aux questions.

Concernant mon traitement, j'ai refusé des années de prendre des médicaments, je pensais que ça modifierait ma personnalité jusqu'à ce que je me rende compte que c'était tout aussi important que pour un diabétique. Selon les examens de mes médecins, j'ai un total dysfonctionnement de tous les neurotransmetteurs, principalement la sérotonine qui est a un rôle primordial dans la gestion des émotions et la prise de décisions.  C'est elle qui me rendait soit dangereuse, soit dépressive. 

Donc j'ai commencé par des antidépresseurs, le premiers mois a été difficile, mon corps ne voulait pas accepter le traitement, il y avait des effets secondaires et cela peut refroidir les patients de continuer à se battre, pensant que ça ne fonctionne pas. Pourtant ça fonctionne je vous assure.

Je prend également des thymoregulateurs, ils servent à stabiliser des humeurs trop extrêmes ainsi qu'un médicament qui m'aide à la concentration quand je travaille ou que je suis en études car j'ai également un déficit de l'attention. 

Je tiens à prévenir que tous les médicaments sont essentiels pour aller mieux, mais qu'il faut accepter le revers de la médaille avec les effets secondaires. Le mien a été une prise de poids de plus de 30 kilos en 1 an, je vois actuellement quelqu'un pour perdre progressivement ce poids. Je préfère mille fois avoir pris du poids que de continuer à mettre ma vie en danger comme je le faisais.

Par rapport à mon entourage, j'ai du tout recommencer à zéro. En effet j'étais à l'époque avec un homme violent et brutal. Du jour au lendemain, j'ai osé fuir et retourner chez ma mère avec le minimum vital, le fait d'accepter de suivre un traitement nous avait rapprochées car nous avions beaucoup de tensions entre nous. J'ai également peu à peu créer des nouvelles amitiés en choisissant des personnes bienveillantes à mon égard,  des personnes réfléchies car celles qui sont impulsives comme je l'etais pouvaient me faire rechuter dans de mauvaises habitudes.

Voir une psychologue a été la meilleure chose qui me soit arrivée,  j'ai peut-être beaucoup de chance, mais celle qui m'as été désignée a su comment s'y prendre avec moi pour m'aider à modifier la perception que j'ai du monde. Meme si je vais mieux, je continue à la voir chaque semaine simplement pour lui raconter ce que je vis comme un journal intime.

Les conseils que je pourrais donner à une personne borderline qui vit des sauts d'humeurs extrêmes,  est de simplement déjà comprendre que les émotions sont des messagers. La colère nous demande de défendre une valeur que nous avons. La tristesse nous demande d'accepter une évidence. La peur nous demande de nous protéger d'un danger que le cerveau perçoit,  mais 90% du temps, nos peurs sont infondées surtout concernant l'abandon. 

Mon soucis principal était la colère,  que je sois triste, déçue ou que j'aie peur, c'était la colère qui prenait le dessus. Alors j'ai appris à relativiser : si c'est un sujet qui n'a aucune importance dans 5 ans, je ne vais pas m'énerver plus de 5 secondes.

Facile à dire n'est ce pas ?

En sachant que les émotions sont juste des messager, je me suis renseignée sur une manière plus calme de les extérioriser sans blesser mon entourage. Si cela vous intéresse, je vous invite à lire sur le concept de "la communication non violente".

Pour résumé en quelques lignes,  il s'agit simplement de parler en "je" car les phrases qui commencent par "tu" sont souvent accusatrices.  Commencez par dire comment vous vous sentez, énumérez ensuite les faits, faite votre demande pour que la situation change, et surtout finissez par demander à la personne en face ce qu'elle en pense.

Dans un cas concret, imaginez que votre mari soit un flemmard qui n'est pas sorti depuis 2 jours alors que vous lui avez demander de changer une simple ampoule dans la maison.

1. Je suis un peu déçue. 2. Il n'y a pas de lumière et j'ai peur de me faire mal. 3. S'il te plait pourrais-tu m'aider, nous pouvons le faire ensemble si tu veux. 4. Qu'en penses-tu ?

C'est un exemple bête,  mais avoir ces 4 étapes m'as permis de mieux communiquer avec mon entourage quand je sentais les emotions devenir trop importantes. Encore faut-il que votre interlocuteur soit ouvert à la discussion, s'il ne l'est pas, ne vous énervez pas, dans 5 ans ça n'aura aucune importance cette ampoule. 

Dans tout les cas la manière de s'exprimer prend du temps à mettre en place, il peut y avoir des rechutes de temps en temps et c'est normal, ne vous sentez pas coupable faites simplement votre bout de chemin. N'abandonnez pas les efforts si vous avez des rechutes, c'est comme arreter la cigarette, on y arrive pas toujours du premier coup, mais chaque cigarette évitée vous donnera une meilleure santé. 

Une simple borderline qui souhaite donner un coup de main
Membre Carenity • Animatrice de communauté
Posté le

@pseudo-masqué@pseudo-masqué@pseudo-masqué@pseudo-masqué@pseudo-masqué@pseudo-masqué@pseudo-masqué@pseudo-masqué@pseudo-masqué@pseudo-masqué@pseudo-masqué@pseudo-masqué‍ bonjour à tous, je vous indique cette discussion pour que vous puissiez échanger vos solutions pour aller mieux avec @pseudo-masqué‍. N'hésitez pas à profiter de son expérience qu'elle a gentiment accepté de nous livrer ci-dessus. Je suis certaine qu'échanger des conseils et poser des questions sont toujours bénéfiques. Bonne journée à tous !

Une simple borderline qui souhaite donner un coup de main
Membre Carenity
Posté le

Bonjour je voudrais savoir vos symptômes du anxiété a vous si vous souffrez ou sa peut aller si vous ressentez des douleurs thoraciques par exemple....

Une simple borderline qui souhaite donner un coup de main
Membre Carenity
Posté le

Bonjour @pseudo-masqué‍,

J'ai souffert de l'anxiété et souffre encore de l'anxiété car j'ai un côté agoraphobe. Les foules m'angoissent. 

Les symptômes que je ressens : transpiration excessive, mal de tête,  irritabilité,  mal au ventre,  coeur qui s'emballe et respiration accéléré.  Mais je n'ai jamais ressenti de douleur thoracique.

En cas d'anxiété, je propose de fuir se mettre à l'abri dans un endroit plus calme et se détendre.  Par exemple si je suis dans un centre commercial, je vais aller dans le rayon des frigidaires pour me rafraichir,  ou alors me cacher dans les toilettes 10 minutes pour que je puisse respirer calmement à nouveau.

Il faut trouver des petites tactiques.

A bientot. 

Katie

Une simple borderline qui souhaite donner un coup de main
Membre Carenity
Posté le

Merci de votre réponse ! en faite quand je dit douleurs thoraciques ce n'est pas vraiment sa c'est plus des sensations désagréables comme des piques côté droit...

Une simple borderline qui souhaite donner un coup de main
Membre Carenity
Posté le

 @pseudo-masqué , je vous conseille de consulter un médecin pour ces douleurs.  Ce n'est peut-être rien de grave mais il vaut mieux en être sûre. 

Une simple borderline qui souhaite donner un coup de main
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Membre Carenity
Posté le

Oui j'ai déjà consulté on me dit que c'est du à l'anxiété et au stress mais bon sa m'angoisse un peu plus quand je ressent sa c'est pour sa que je demande l'avis d'autres personnes voir si quelqu'un a déjà vécu sa...

Une simple borderline qui souhaite donner un coup de main
Membre Carenity
Posté le

L'anxiété est simplement un message du corps qui alerte un danger. Votre médecin vous a-t-il fait une prise de sang pour s'assurer que tout allait bien ?

Si c'est effectivement dû au stress, il est normal en tant que borderline de ressentir des messages du corps avec le surplus d'émotions ressentis.

Personnellement j'ai vécu toutes sortes de symptômes mais pas de picotements sous formes de douleurs. J'ai meme eu des chutes de cheveux où j'ai perdu 40% de mon cuir chevelu au niveau de la nuque à cause de mes angoisses. J'ai du apprendre à me détendre et a relativiser les situations pour aller mieux.