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Trouble borderline et relations amoureuses : comment gérer la peur de l'abandon et les émotions intenses ?
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Leonie.G
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Leonie.G
Animatrice de communauté
Dernière activité le 15/10/2026 à 12:40
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Bonjour à toutes et à tous,
Dans le trouble de la personnalité borderline, les relations amoureuses peuvent parfois s'accompagner d'émotions très intenses, notamment lorsque l'on commence à s'attacher à quelqu'un.
Un membre, diagnostiqué à 40 ans, raconte comment une nouvelle rencontre a réveillé sa peur de l'abandon. Il décrit une hypervigilance face aux messages, aux silences et aux changements d'attitude de l'autre, au point de mettre de côté ses propres activités et besoins.
Il souhaite également créer un petit groupe d'entraide pour échanger avec des personnes qui vivent des situations similaires.
- Vous arrive-t-il de surinterpréter les silences ou les changements d'attitude de votre partenaire par peur d'être abandonné ?
- Comment faites-vous pour distinguer vos inquiétudes des faits et rester à l'écoute de vos propres besoins lorsque vous vous attachez ?
- Le soutien d'autres personnes concernées par le trouble borderline vous aide-t-il à mieux gérer ces moments ?
@951Plabeubunes @Chougroicrouche320 @Bleumocumeur64 @Loijanr30 @Vinmoclont85 @Brogloicodot21 @Droibon28 @02Blacuclanchal @10Frouroncrel @Brigriclant34 @Ciminr99 @Jugrut3255 @Chudracrex49 @Plaidrouvouche261 @Daitroun6927 @Drouconloun53 @803Branguglu @Soncrant5 @365Seigeucloipeit @Ronflaicouche795 @Nanbeisocront84 @Bretoufreugroix0532 @Broitinsanx9 @Flasotrin50 @Gotoubul4709 @Purint380 @Fufront92 @61Vavoux @Tinchanminal56 @Chinglaclen3 @Gronvaitrinr0611 @Nerondrait1931 @7Bluproncreit @Cranrux040 @Clunucit193 @Deimannait5435 @23Binplun @83Proupache @Croncondranpins3944 @Braflol85 @Boijongache27 @Chiflal3 @Choidonpoir591 @Troneiche5894 @0Fibeuche @Prachedreur4581 @Proichoir9211 @808Baicregrous @Cranmeche13 @9190Prachedreur @Proiclougoglonn82 @pseudo-masqué.. @Ploplet72 @Congaiflos040 @3897Prolann @Goncroimanlinn57 @428Grepinsir @Ronflanvons7 @Gaicrincleis549 @Doichur95 @754Gaifoitanche @Bonseifail1018 @Gronjaiclonche95 @Noureubleun708 @389Beublobra @902Magloir @5Bouclaclas @1Cleuplinl @Mansox4 @Logleix096 @Profouche4506 @Dafrefloit083 @Pongronpreseux946 @Ponvuflour588 @Broutint11 @Beisefrant344 @Preiga606
Le partage d'expériences peut être précieux, tout comme l'accompagnement d'un professionnel de santé mentale.
Pour les personnes intéressées par un groupe d'entraide, privilégiez des échanges respectueux de la confidentialité et des limites de chacun. Un groupe de pairs peut apporter du soutien, mais ne remplace pas un suivi thérapeutique.
N'hésitez pas à partager vos témoignages et les stratégies qui vous aident à préserver votre équilibre dans vos relations.
Bien à vous,
Léonie de l'équipe Carenity
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Léonie 😊
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Ronflanvons7
Ronflanvons7
Dernière activité le 10/10/2026 à 22:08
Inscrit en 2026
Patient, Trouble de la personnalité borderline depuis 2026
1 commentaire posté | 1 dans le forum Troubles du comportement / Maladies mentales
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Explorateur
Pour ne pas changer, je suis encore en train de vivre une probable rupture amoureuse qui s’accompagne chez moi d’une vraie chute intérieure. Je crois que je vais me faire larguer. La belle que j’ai rencontrée récemment met davantage de temps à répondre à mes messages et vient d’annuler notre troisième rencontre. Elle est peut-être simplement malade, peut-être que je me fais des films, peut-être aussi qu’elle prend effectivement ses distances. Le problème, c’est que je n’arrive plus vraiment à savoir ce qui appartient à la réalité et ce qui appartient à mes peurs. Oui, je sais, tout cela peut sembler complètement disproportionné : je la connais depuis seulement deux/trois semaines et je suis déjà amoureux. Et pourtant, ça m’arrive rarement. Ces dernières années, je n’ai pas eu beaucoup de véritables coups de cœur. Mais là, quelque chose m’a touché très fort et surtout très vite. Et dès que l’attachement est arrivé, tout le reste s’est mis en marche avec lui.
J’ai été diagnostiqué avec un trouble de la personnalité borderline cette année, à 40 ans. Après de longues années é m'interroger sur ces émotions qui sont trop intenses en moi et qui font que je me sens nu devant les autres, et qui font que je me impuissant face à leur envie de déborder. Et ce diagnostic a été un soulagement. Il m’a permis de mettre des mots sur beaucoup de choses que je vivais depuis longtemps, notamment dans mes relations amoureuses sans cesse.. en échecs. Parce que lorsque je commence vraiment à tenir à quelqu’un, je peux devenir incroyablement hypervigilant. Je regarde le temps qu’elle met à répondre. Je remarque qu’un message est plus court que le précédent. Je m’interroge sur un silence. Sur un changement de ton. Sur le fait qu’elle propose ou non spontanément de nous revoir. Je peux même analyser un vocal, une hésitation, une fatigue dans la voix… Des choses minuscules deviennent soudain des informations potentiellement capitales. Et le plus étrange, c’est que je suis parfaitement conscient de le faire. Une partie de moi observe l’autre partie et lui dit : « Tu es peut-être en train de surinterpréter. Il peut y avoir cinquante explications différentes. » Mais émotionnellement, quelque chose est déjà parti beaucoup plus loin : « Elle s’éloigne. Tu vas la perdre. »Alors commence l’hyperadaptation. Est-ce que je lui écris ? Est-ce que j’attends ? Si j’écris maintenant, vais-je paraître impatient ? Est-ce que je mets trop de pression ? Est-ce qu’au contraire, si je n’écris pas, je vais donner l’impression que je m’en fiche ?Je cherche la bonne distance, le bon message, le bon moment, la bonne attitude. Je me retiens parfois d’écrire alors que j’en ai envie simplement parce que j’ai peur d’être « trop ». Et à force de vouloir adopter la bonne conduite pour préserver la relation, je finis par ne plus savoir ce que MOI j’ai envie de faire et quels sont mes besoins dans l'immédiat. C’est probablement ça qui me fait le plus peur : perdre mon centre. Parce qu’au fond, je ne demande même pas qu’on me promette une grande histoire après deux semaines. Je peux parfaitement comprendre que quelqu’un veuille prendre son temps. Ce dont j’ai besoin, c’est de savoir si nous sommes encore dans la même dynamique : est-ce qu’on a tous les deux envie de continuer à se découvrir ?Je préfère une réponse qui me fait mal à cette zone grise dans laquelle mon cerveau peut fabriquer cent scénarios différents. Ce soir, je me sens vide. Complètement vide. Je sais que ça va passer. Je sais aussi rationnellement que je connais cette personne depuis deux semaines et que mon effondrement intérieur est sans commune mesure avec ce qui est objectivement en train de se passer. Mais savoir tout cela intellectuellement n’empêche absolument pas de le ressentir. C’est comme si je possédais simultanément deux lectures de la situation : celle de l’adulte de 40 ans qui sait parfaitement qu’une personne peut être moins disponible, malade, hésitante ou simplement avoir besoin de temps… et une autre partie de moi pour laquelle le moindre éloignement devient une menace immense. Ces derniers jours, je me sens presque étourdi par tout ça. Beaucoup de confusion. Beaucoup d’énergie mentale consacrée à cette relation. Et surtout cette impression d’être devenu spectateur de moi-même en train d’essayer désespérément de garder le contrôle.
C’est aussi pour cela que, depuis plusieurs mois, je pense à créer un tout petit groupe WhatsApp entre personnes borderline. Je ne parle surtout pas d’un groupe de 30 ou 50 personnes. Je voudrais quelque chose de très petit : 3 ou 4 personnes maximum, pour qu’une vraie confiance puisse se créer. Un endroit où l’on pourrait venir dire : « Voilà ce qui vient de se passer, voilà ce que mon cerveau est en train d’en faire, aidez-moi à y voir plus clair. »Pas pour alimenter mutuellement nos angoisses. Au contraire. Pour s’aider à distinguer les faits de nos interprétations. Pour pouvoir dire à quelqu’un : « Là, je crois que ta peur de l’abandon parle peut-être un peu fort » ou, inversement : « Non, là, ce que tu ressens me semble légitime. »S’écouter quand ça déborde. Se conseiller. Se raconter nos progrès aussi. Essayer de comprendre nos mécanismes ensemble et, surtout, nous aider à rester nous-mêmes lorsque l’attachement commence à prendre toute la place. Parce que c’est précisément dans ces moments-là que j’aurais besoin de parler à quelqu’un qui comprend immédiatement ce que signifie être capable de se dire très lucidement « tu es en train de surinterpréter »… tout en étant malgré tout complètement bouleversé.
J'ai remarqué dans cette crise actuelle que j'ai vraiment besoin de parler, de me confier, d'avoir des gens qui m'écoutent. Des amis et un psy m'écoutent en ce moment.. et c'est vraiment précieux, je peux me reposer sur eux et ca me soulage tellement. Je n'étais pas comme ça avant. J'étais dans une sorte de mutisme et une autonomie factice ("je peux me débrouiller tout seul, je n'ai besoin de personne").. pendant plusieurs années. Je sais aussi que je ne peux pas prendre en charge au quotidien l'angoisse persistante et lourde de quelqu'un, surtout si moi-même je traverse des jours compliqués. Mais quand je suis stable, je suis très altruiste, très présent, très à l'écoute et capable de conseiller avec beaucoup de bienveillance. Une ami m'a écouté hier et m'a aidé à formuler un message basée sur la communication non violente. Et j'ai passé un super moment avec elle. J'ai envie d'aider et d'être aidé.
Si certains ou certaines ici se reconnaissent dans ce fonctionnement et auraient envie de tenter cette petite expérience à 3 ou 4, vous pouvez m’écrire en privé. Et si vous ne souhaitez pas rejoindre un groupe mais que vous vous reconnaissez dans ce que je raconte, vos témoignages m’intéressent aussi. Comment faites-vous pour rester centrés sur vous-mêmes lorsque vous commencez à vous attacher à quelqu’un ? Malgré toutes mes capacités intellectuelles, et elles sont hautes, je n'ai pas pu rester centré sur moi avec cette nouvelle rencontre : j'ai presque tout abandonné, yoga, écriture, peinture.. que je vais bien sûr reprendre quand elle m'aura largué.