Trouble borderline, comment vous en sortez vous au quotidien ?

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Patients Troubles du comportement / Maladies mentales

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Sujet de la discussion



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Bonsoir, j’ai 21 ans, et cela fais un an que j’ai été diagnostiqué Borderline/trouble du comportement avancé. 

J’ai un mal fou à avoir des relations amicales et amoureux. Je fais fuir les gens qui m’entourent. Je suis tellement perdu, parfois j’ai envie d’en finir pour ne plus ressentir quoi que se soit. J’ai l’impression d’étouffer. J’ai peur de ne pas réussir à m’en sortir émotionnellement. J’ai détruit chacune de mes relations.

Alors ma question … comment vous vous en sortez au quotidien ? 

Début de la discussion - 05/07/2021

Trouble borderline, comment vous en sortez vous au quotidien ?


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Bonjour @Polopo‍,
 
Je vous remercie pour l'ouverture de ce sujet. 
 
J'invite ici quelques membres à y participer : @Melodie07‍ @Maissane‍ @Comoriana99‍ @RaphXX‍ @Bellae‍ @Corentin.l‍ @Will33‍ @Titou38‍ @Valkyrie‍ @kenjie‍ 
 
Belle journée, 
 
Aurélien de l'équipe Carenity 

Trouble borderline, comment vous en sortez vous au quotidien ?


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Bonjour @Polopo‍ 

Je suis dans le même cas que toi et pour répondre à ta question je « survie » je ne sais comment. Je fais ce que je peux comme ça vient donc pas terrible… 

Si tu veux discuter plus amplement je t’invite à m’envoyer un message 😊

Courage !

Maïssane

Trouble borderline, comment vous en sortez vous au quotidien ?


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Bonjour Je vis la même chose que toi. J'ai souvent le sentiment d'être un poids pour mon entourage. Tout le monde rigole, vit, profite autour de moi, mais de mon côté j'ai la sensation de suffoquer.. J'ai essayé beaucoup de choses : un suivi psy régulier, les phrases activatrices, la boxe, la peinture...les symptômes s'estompent mais restent présents. Le plus difficile pour moi c'est la sensation de rejet. Cette maladie est peu connue,.donc on est forcement incompris...je comprends ce que tu ressens et si tu veux en parler, je suis là
Trouble borderline, comment vous en sortez vous au quotidien ?


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Bonjour, je rejoins la petite discussion. Je m'appelle Louise, j'ai 20 ans presque 21, voici mon histoire, entre borderline on peut s'entraider et je vais te sire que, je ne m'en sors pas plus que toi.

En ce qui me concerne j'ai été diagnostiquée il y a deux ans après une fin d'enfance et une adolescence très difficile. Je vais vous raconter mon vécu et je m’excuse d’avance pour la longueur du texte, car je vais détailler certaines choses qui vont expliquer pourquoi je suis borderline ou plutôt ce qui a contribué à ça. 

Pourquoi je suis borderline ? / comment c’est arrivé ?

On va commencer par le commencement, je vois des psychologues depuis que j'ai 2 ans. Quand j'avais deux ans, j'ai vu une pédopsychiatre à la suite d'un premier évènement "traumatisant", il s'agissait juste d'une histoire de sanglier qui m'avait terrifiée, qui est l'origine de mes insomnies (je suis insomniaque depuis cet âge-là et ça ne va pas en s'arrangeant) mais l'envers du décor était un peu plus noir tout de même.

À cette époque, mon père était en dépression nerveuse, car il venait de se faire licencier de son travail (injustement en plus) mais était aussi atteint d'un syndrome post-traumatique et du syndrome de Lazare qu'on appelle aussi syndrome du survivant, qui faisait qu'il n'était pas forcément très gentil avec moi, mais il n'y a jamais eu aucune violence physique.

Je raconte ça, car justement, âgée de mes deux ans, je disais à ma pédopsychiatre que "papa a fait bobo dans le camion" Celle-ci a tout de suite interprété ça comme si j'étais abusée sexuellement par mon père alors que pas du tout, mon père avait juste eu un accident de camion grave quand il était pompier volontaire à l'âge de 16 ans. je comprenais déjà pleins de choses à cet âge et je parlais de son accident. Après ceci ma mère ne m'a plus jamais emmenée voir cette pédopsychiatre, car elle avait peur je lui sois enlevée par les services sociaux.

Je n'ai malheureusement pas eu une enfance très normale et très heureuse. Il y a eu des hauts, mais surtout beaucoup de bas. Mon père n'a réussi à guérir de son SPT et de son syndrome de Lazare que très tardivement dans mon enfance je devais avoir entre 8 et 10 ans. Je dis aujourd'hui que pendant mon enfance, je n'ai pas eu de père car mon "papa était méchant avec moi". Il était très colérique, me criait dessus injustement et le reste est venu plus tard dans mon adolescence. J'étais alors moi aussi souvent en colère quand j'étais frustrée et quelques peu capricieuse, car ma grand-mère "m'élevait" aussi derrière le dos de mes parents (ce qu'ils n'ont pas apprécié naturellement et ont dû arranger derrière) et je cherchais une espèce d'attention de la part de mon père que je n'obtenais pas, parce que je ne m'y prenais pas comme il faut. Je n'obtenais pas ce que je voulais donc je faisais des caprices, mais quel enfant n'en fait pas après tout ? à partir de mon adolescence, je n’ai plus fait qu’intérioriser comme je pouvais jusqu’à ce que je déborde.

Quand j'avais 8 ans, j'avais un amoureux. Mine de rien pour des amoureux, nous sommes restés 1 an ensemble. Quand celui-ci m'a quitté, je l'ai très mal pris et c'est là que mon côté abandonnique s'est révélé. 

À l'âge de 9 ans, j'ai commencé à être harcelée à l'école. Tout est parti d'une histoire ridicule : un yaourt qui périmait le jour de mon anniversaire. À partir de là, tous mes petits copains à l'école ont commencé à me donner un charmant surnom "la périmée". Au début, je croyais que ce n'était qu'une blague qui n'allait pas durer, mais ça a duré et ça m'a suivi au collège. Et ça a même été pire car contrairement à mes camarades, en octobre 2009, j'ai perdu ma maison dans une inondation, maison que j'habite toujours, mais qui a été inhabitable pendant 6 mois. J'ai perdu beaucoup de livres, et de vêtements, j'ai donc dû m'habiller et me divertir un peu comme je le pouvais et mine de rien même si les inondations ne me font plus autant peur qu'avant, c'est un évènement traumatisant que de perdre sa maison quand on est enfant et de changer d'endroit tous les mois avant de pouvoir retourner vivre à son domicile.

Quand j'ai eu 10 ans, je n'avais plus du tout de copains, parce que tout le monde me fuyait comme la peste à cause de ce surnom, et on en arrivait quelques fois même aux insultes. J’en parlais à mes parents qui me disaient d'ignorer tout ça et qui ont mis du temps à s'en mêler.  Jusqu'à ce que mes notes soient en baisse, j'ai commencé à faire de la phobie scolaire à ce moment-là. Ma mère a donc décidé de me dire "je vais prendre rendez-vous avec la maîtresse" (Maîtresse que j'ai eu trois fois au long de ma scolarité dans cette école, et que ma mère s'est mise à dos dès le jour de la rentrée en petite section, car à trois ans "on ne savait pas compter les fraises" ce à quoi ma mère a répondu "ils ont trois ans, vous ne vous attendez tout de même pas à leur faire faire des équations cette année non ?", mais j'avais un plus lors de cette rentrée en petite section, je savais mon alphabet, lire quelques mots, écrire en lettre bâtons dont mon prénom et je savais compter jusqu'à 100). Je l'ai alors littéralement suppliée de ne pas prendre rendez-vous avec elle, car je savais pertinemment que la maîtresse allait me descendre en flèche. Je n'ai pas réussi à la convaincre et ce jour-là fût le jour de ma première tentative de suicide, j'ai voulu me pendre, j'ai été sauvée in-extremis. Ma mère ne me faisait plus confiance, elle m'accompagnait partout où j'allais, ne me lâchait pas, elle avait trop peur que j'essaie de nouveau de mettre fin à mes jours. Du coup, retour chez la psy, cette fois-ci, psychologue scolaire. Je lui parlais de tout et de rien, de mon harcèlement, mais elle a tardé à rentrer dans le vif du sujet : "Louise, tu sais pourquoi tu es ici, tes parents m'ont parlé de ce que tu as essayé de faire" ce à quoi j'ai répondu "Je sais, mais je ne veux pas en parler". Je ne me souviens plus du sentiment, je crois que j'avais honte, parce que j'avais failli faire de la peine à mes parents, même si je ne mesurais pas la gravité du geste, à 10 ans on est un enfant, innocent, on ne se rend pas compte de beaucoup de choses. Alors, nous n'en avons plus parlé. J'ai suivi des séances, mais je n'avais pas mené de thérapie à terme, car je semblais aller mieux aux yeux de mes parents. J'ai donc décidé de prendre une espèce de "revanche" par les mots. Mon école était inscrite à un concours de poésie, ma classe donc aussi. De leur côté ils ont écrit un poème sur lequel j'ai aidé. Mais derrière, la bibliothécaire s'était arrangée pour que j'écrive aussi un poème dans la catégorie solo des 7-10 ans. Ma classe a fini à la 15ᵉ place, moi en solo, j'ai fini à la troisième place, j'ai eu un beau prix (des livres encore des livres et toujours des livres, j'adore lire) ainsi qu'un beau diplôme que mes parents avaient fièrement accrochés au mur du salon.

En septembre 2011, quelques jours avant mon onzième anniversaire, je suis donc rentrée au collège, en classe de sixième, où je pensais que les choses allaient s'arranger, car nous étions mélangés avec 3 autres villages du coin. Seulement à peu près 40% de ma classe était composée des gens de ma classe des années d'avant. Mais le harcèlement a pris un cran de plus. Nous sommes passés aux agressions physiques. Un jour, une copine à moi se faisait embêter par deux garçons que je ne connaissais que trop bien, j'ai voulu aller la défendre, ils se sont donc mit à deux sur moi, j'ai fini avec une luxation au poignet droit. J'ai alors déposé ma première plainte, qui n'est malheureusement aujourd'hui pas la seule. Ils ont tous les deux été punis sévèrement, ils ont été exclus, l'un a avoué, le deuxième n'a jamais démordu et nié les faits, alors que pourtant mon poignet était la preuve de cet acte. J'ai loupé une opération de très près, j'ai eu le poignet dans l'attèle pendant 1 mois et demi. La suite de l'année est passée, les camarades de mon école continuant de me donner l'adorable surnom et de me fuir comme si j'étais une lépreuse, cela m'atteignait toujours, mais j'essayais de ne pas le montrer. 

En 2012, je suis passée en 5ᵉ, et ça a vraiment dégénéré. Je suis quelqu'un de franc, et dans le coin où j'habite, beaucoup ne connaissent pas ce mot ou ne l'aiment pas. Je m'étais fait une bande de copines, mais petit à petit elles ont commencé à me laisser tomber et un jour, j'ai décidé de dire ce que je pensais. Pour celles qui me laissaient tomber parce qu'elles étaient des suiveuses, je leur ai dit "Donc en fait je suis votre bouche-trou c'est ça ? Je compte pour du beurre ?" Elles l'ont un peu mal pris, mais ce qu'elles ont le plus mal pris, c'est quand je me suis attaquée à leur meneuse qui était une réelle hypocrite à qui j'ai dit qu'elle était une mange-merde.

Le lendemain, quand je suis arrivée au collège, toute la classe était contre moi, sauf une seule personne dont je parlerais après, car elle a beaucoup d'importance dans ma vie. La bande de "copines" avaient parlé à la fille "populaire" de la classe, et celle-ci a monté toute la classe contre moi, elles sont toutes arrivées devant moi à m'entourer pour m'agresser verbalement. Elles se sont mises à m'insulter (de pute et de salope pour être précise), et les insultes ont pris de l'ampleur j'en souffrais beaucoup. J'ai voulu alors de nouveau mettre fin à mes jours cette fois-ci dans l'enceinte du collège, mais ma meilleure amie (je suis amie avec elle depuis presque 10 ans et elle a toujours été là pour moi), m'a de nouveau sauvée in-extremis, m'enlevant la paire de ciseaux que j'avais aiguisé pour m'ouvrir les veines. J'ai alors décidé de prendre le peu de courage qu'il me restait pour aller parler à la mère d'une des filles, que je connaissais pour lui dire ce qu'il se passait. Sa mère lui a juste rétorqué que ce n'était pas bien, qu'elle ne devait pas faire ça. Sa mère est montée dans la voiture, et elle, avant de monter, m'a fait un charmant signe, un doigt qui traversait sa gorge de gauche à droite comme pour dire "toi t'es morte". Le lendemain, elles ont donc décidé de passer une étape en plus et je dévalais les escaliers du bâtiment de français et des langues, parce qu'elles s'amusaient à me faire des croches pattes dans le but que je me fasse mal. Je me suis fait mal, mais heureusement ma tête n'a pas cogné le sol. Revoilà Louise, 12 ans de nouveau en phobie scolaire, tellement en phobie scolaire, que je me fichais de redoubler mes classes et ça a été ça jusqu'à ce que j'obtienne mon bac. J'étais de nouveau prête à essayer de mettre fin à mes jours, mais je décidais d'en parler à mes parents qui avaient décidé de nouveau de ne pas s'en mêler et me disaient de les ignorer. Sauf que mes parents ont bougé. Un mercredi midi, ils sont venus m'attendre devant le collège. Mais aussi attendre la bande de filles. L'une d'elles a été attrapée par mes parents, les autres se sont enfuies comme des lâches en laissant leur copine en plan. Belle solidarité pour une bande de copines non ? Au début ma mère a essayé de parler calmement à la fille attrapée, mais elle essayait de se défiler. Et mon père et son tempérament de feu s'en sont mêlés et ça n'a pas été la même soupe. La foule s'est formée entre mon père et la fille, il n'a pas été tendre "tu oses traiter ma fille de pute et la faire tomber dans les escaliers, sauf que s'il y a bien une pute ici, c'est toi." voilà mot pour mot ce qu'il lui a dit. Peut-être trop fort pour une fille de 12 ans c'est sûr. Le CPE se demandait ce qu'il se passait, il a calmé les choses et nous a convoquées elle et moi le lendemain au début des cours. Le mercredi après-midi, les parents de la fille ont appelé mon père pour s'expliquer avec lui, lui disant qu'il y avait d'autres moyens pour régler ça, que leur fille était traumatisée, ce à quoi mon père a répondu qu'il n'y avait pas d'autres méthodes et que s'il devait y avoir quelqu' un de traumatisée dans l'histoire c'était moi. Les parents ont alors déposé une main courante contre mon père. Pourtant cet acte a servi, car aujourd'hui, nos relations avec cette fille sont apaisées et même plutôt chaleureuses, je l'ai pardonnée et elle est devenu quelqu'un de bien. Le CPE lui a demandé de simplement m'écrire une lettre d'excuse et deux heures de colle. La fille que j'avais traitée de mange-merde a été convoquée par la suite, et je me suis fait engueuler pour l'avoir soi-disant insultée. Insultée ? comparé à tout ce qu'elles ont pu me sortir ? j'ai moi aussi eu le droit d'écrire une lettre d'excuse à cette fille, où je me suis permis certaines choses "je m'excuse de t'avoir traitée de mange-merde même si je le pense fortement." Elle en revanche aujourd'hui, nous ne sommes pas du tout en bons termes, je la déteste et au moins c'est réciproque. C'est alors qu'après tout ça je me suis mise à fréquenter la seule personne qui ne s'était pas laissé monter contre moi car il était plutôt le garçon solitaire de la classe qui est lui aussi devenu un de mes meilleurs amis, car les seuls amis que j'ai sont mes meilleurs amis vu le peu que j'en ai et parce qu'on tient forts les uns aux autres. À la fin de la 5ème, il a disparu et je n'ai eu de nouvelles de lui qu'en 2016. Il n'avait jamais cessé d'être amoureux de moi depuis la 5ème mais j'ai dû lui briser le cœur car à ce moment-là j'étais avec quelqu'un d'autre, qui m'avait aussi demandé de le rayer de ma vie, faisant tout pour me convaincre dont je vais parler plus loin car il a lui aussi une triste importance dans ma vie. Nous avons donc cessé de nous parler en 2016, mais nous avons de nouveau repris contact cette année et nous chérissons ces retrouvailles, car je m'étais mordu les doigts de l'avoir fait souffrir, surtout que je n'avais pas été très correcte, mais vu les circonstances, je n'aurais pas pu faire autrement. Du coup par la suite, retour chez une psychologue, le temps de l’été 2013, ma mère a décidé de quand j'arrêtais alors que pourtant une thérapie entière aurait encore été utile. Ce même été, mon petit copain de l'époque m'a quitté (je me suis remise avec plus tard, on a fait la girouette beaucoup de fois) et je me suis sentie tellement abandonnée, je l'ai supplié de rester, je me suis pliée en 4 pour qu'il reste mais sans succès.

À partir de là ont commencé les obsessions. Je peux y être obsédée pendant très longtemps et du jour au long demain avoir un désintérêt total de cette obsession. L'obsession qui était apparue à ce moment-là, c'est ma passion pour l'Angleterre, la langue anglaise, la culture, l'art, la musique britannique surtout enfin tout ce qui concerne la Grande-Bretagne quoi.

Je suis rentrée en 4ème, seule année de collège qui s'est plutôt bien passée. J’ai commencé à sortir avec un garçon en secret (c'était lui qui voulait il ne voulait pas que ses potes le sachent).

L'enfer a commencé en 2014, pendant mon année de 3ème. L'année avait plutôt bien débuté, je trouvais que le garçon avec qui je sortais ne me portait pas beaucoup d'intérêt alors j'ai décidé de le rendre jaloux. Je m'étais fait un copain, et finalement il s'avérait que je l'aimais bien alors j'ai commencé à sortir avec lui . Je sais, ce n'était pas correct, mais je ne savais pas ce qu'était qu'être amoureux (d'ailleurs je ne le sais toujours pas mais je ne savais pas ce qu'était tromper). Plus tard, deux mois après, je me suis rendu compte que j'étais toujours très attachée au petit ami secret et que ce n'était pas correct non plus pour le garçon avec qui je sortais, j'ai dû faire un choix, ce serait mieux pour tous les deux. J'ai rompu avec le petit ami public et suis retournée vers le petit ami secret. Et pour une raison que j'ignore, j'ai commencé à ressentir un mal dont je ne connaissais pas la raison. Je crois que c'est vraiment là que tout a commencé et que la maladie a commencé à montrer ses premières facettes. Mes notes ont commencé à baisser de nouveau, l'ex petit ami public me faisait regretter de l'avoir largué en m'insultant, et d'autres choses sur lesquelles je vais venir dans quelques lignes. Et puis j'ai reçu le coup de grâce de la part du petit ami secret qui au final s'était bien foutu de moi et qui devant moi avait pris sa revanche en embrassant une fille avec qui il sortait aussi. C'était sûrement le Karma, sauf qu'à la différence lui, n'a pas fini par rompre avec cette fille pour revenir avec moi. Je n'arrivais plus à pleurer, mais le mal était au fond et je ne savais pas comment y remédier, Jusqu'à ce qu'un jour en classe je regarde mon taille crayon en me disant que la lame pourrait me servir. C'est à partir de là que j'ai commencé à me scarifier. Je souffrais de plus en plus et un jour ma petite sœur a dépassé les bornes avec moi. Quand j'ai fait ce que j'ai fait je n'étais pas moi-même, je l'ai poussée dans un rosier devant notre fenêtre. Elle n'a pas eu de blessure grave, mais je me suis rendu compte que j'étais un danger et un poids pour tout le monde. Je ne parlais plus, ne disait plus rien à mes parents parce que je ne me sentais pas écoutée donc pas comprise et mon père quand j'ai commencé à manifester des signes prenait ça pour des "états d'âme" alors que ce n'était pas des états d'âme du tout, on en était loin. J'ai commencé à souffrir de plus en plus mais je faisais le masque à sourire tout le temps tout en rentrant chez moi le soir où je me scarifiais dans les toilettes. Ma souffrance était telle que j'avais écrit une lettre de suicide un jeudi soir, car le vendredi soir, j'avais décidé de mettre fin à mes jours, dans le coin où j'allais pour fumer ma cigarette tranquille, sous un beau saule pleureur, quelle ironie. (J’ai commencé à fumer des cigarettes quand j'avais 13 ans, j'ai arrêté il y a peu, je suis à la cigarette électronique maintenant). Sauf que le jour où je comptais de nouveau de mettre fin à mes jours, une fille que je ne suspectais pas être une amie s'est révélée l'être (du moins je crois, car aujourd'hui j'ai toujours des tendances suicidaires, et vous allez le lire plus loin). Elle m'a dit qu'elle savait que je cachais des cicatrices de scarifications sur mes bras, car je portais un gros pull au mois d'Avril. Sauf qu'au mois d'Avril de cette année 2015, il faisait chaud là où j'habite. Alors elle l'a signalé à la documentaliste de notre CDI avec qui je m'entendais bien, qui elle-même l'a signalé au CPE qui m'a convoqué dans son bureau le jour même. Il m'a demandé de lui montrer mes bras, ce que j'ai refusé de faire au premier abord, mais il a insisté, et je lui ai alors montré. Il m'a demandé pourquoi, et là je n'ai pas su lui répondre sauf "mes notes sont en baisse, et je souffre, sauf que je ne sais pas pourquoi." Il a essayé de jouer les psys avec moi, mais ce CPE n’était pas quelqu'un de sympa du tout comme je vais l'expliquer dessous. J'ai essayé de le convaincre de ne pas le dire à mes parents, ce à quoi il a dit qu'il réfléchirait et que je devais venir le revoir à 15h50, l'heure à laquelle je finissais les cours ce jour-là. J'y suis allée, j'ai attendu 10 minutes, mais mes parents qui devaient venir me chercher m'attendaient. Alors je suis partie. Dans les 15 minutes suivantes, ma mère a reçu un appel. Je savais qui c'était. Quand elle a raccroché, elle s'est retournée vers moi et m'a demandé de lui montrer mes bras. Ce que j'ai fait, car par contre devant ma mère, je ne peux rien faire. Elle ne me terrifie pas, mais en ce qui concerne le portrait de ma mère, il est particulier comme celui de mon père. Ma mère est quelqu'un qui fait culpabiliser l'autre dès qu'une remarque ne lui plait pas avec ses "toute façon je ne fais jamais rien de bien" et c'est aussi une pro de ce qu'on appelle le "Gaslighting" en disant qu'elle n'a jamais dit telle chose ou telle chose quand elle l'a pourtant dit, ce qui nous induit en erreur, nous met le doute. Bon elle est quand même adorable, mais les rapports avec mes parents se sont dégradés puis sont désormais réparés, mais l'histoire est encore longue désolée. Elle m'a alors demandé pourquoi je faisais ça, et je lui ai répondu la même chose qu'au CPE quelques heures auparavant. Elle a plutôt été triste alors que mon père a été en colère car il ne croyait pas à mon mal-être et croyait seulement que j'avais fait ça parce que je voulais imiter le personnage Effy de la série Skins que je regardais à ce moment-là, or je ne cherchais pas du tout à l'imiter. Effy est un personnage que j'adore, mais je ne suis pas elle. Donc lui en revanche m'a sorti un "si tu refais ça, je te dévisse la tête". Mes parents et ma sœur ont confisqué tous les objets qui pouvaient couper, pendant quelques mois j'ai dû manger avec des fourchettes et des couteaux en plastique, car ma mère était terrifiée à l'idée que je recommence une énième fois.

Je n'ai pas été internée ni n'ait vu de psychologue après ça, alors qu'on m'a dit que j'aurais dû être internée et voir quelqu'un à ce moment-là. J'ai essayé de me reconstruire un peu comme j'ai pu... 

Au mois de mai 2015, j'ai subi ma troisième agression physique. Je faisais partie d'une classe musique où des après-midis étaient aménagés pour des cours dans le domaine. Mon instrument c'était la voix, je faisais du chant lyrique, comme les chanteurs d'opéra. À la cantine, on passait alors prioritaire les jours où on avait les classes aménagées. C'est là que l'ex petit copain public a décidé de passer prioritaire en musique alors qu'il était prioritaire pour le rugby (gabarit 1m85, 80 kg), et m'a dépassé. Je lui ai fait remarquer, il n'a pas bougé. J'ai donc décidé par moi-même de reprendre ma place, il m'a donc coincé contre le mur qui était à sa droite, il me faisait mal, alors je lui ai donné des coups de coude pour qu'il me lâche. Je suis passée et là monsieur m'a fait une clé de cou, m'étranglant et me brisant presque la nuque. J'étouffais, je ne pouvais plus respirer, alors j'ai recommencé à lui donner des coups de coude en luttant pour ma vie, jusqu'à ce que le surveillant l'engueule en lui demandant de me lâcher, ce qu'il a fait, contraint et forcé. J'ai eu mal tout de suite et j'ai senti que quelque chose n'allait pas. Du coup, pas de classe musique pour moi ce jour-ci. En 4 ans de collège, j'ai dû me retrouver près de 100 fois à l'infirmerie. Direction le bureau du CPE avec lui, Il lui demande s’il a trouvé ça amusant de ma faire mal etc.… et le CPE appelle mon père pour lui dire de venir me chercher. En attendant l'ex petit ami public se retrouve à attendre dans la salle d'à côté pendant je raconte tout au CPE et lui dit qu'il y avait des témoins (qui n'ont pas aimé d'être citées en tant que témoin et qui ont donc toutes les deux dit qu'elles n'avaient rien vu tout en venant m'engueuler derrière). En bilan, entorse du rachis cervical (jusqu'à ce que l'on découvre la surprise du chef derrière en allant voir un médecin : une malformation des cervicales). J'allais porter ma deuxième plainte à la gendarmerie. La mère de celui-ci a refusé de payer mes frais médicaux, on a fait jouer l'assurance, bref j'épargne les détails administratifs. 

Pendant l'été 2015, j'ai flirté de nouveau avec monsieur Girouette mais cela n'a pas duré bien longtemps.

Après 4 ans de pure souffrance où j'ai eu l'impression d'être en enfer comme si la terre entière m'en voulait pour quelque chose que je ne savais pas avoir fait, je suis rentrée en seconde, où j'ai retrouvé l'intello de ma classe de CM2 , et très vite on a décidé de sortir ensemble. Notre histoire a duré 4 mois, et lorsqu'il a rompu, c'est la goutte qui a fait déborder le vase et que tout s'est imbriqué petit à petit dans la plus grande des normalités car je me voilais la face et refusait de voir que la grenade allait exploser sous peu. D'abord, encore abandonnée, j'ai de nouveau essayé de vouloir mettre fin à mes jours dans l'enceinte du lycée, où encore une fois ma meilleure amie  est venue me sauver. Attention, je n'ai pas voulu me suicider pour un garçon, j'a voulu me suicider parce que je me sentais abandonnée. à partir de ce moment-là, je me suis créé un monde, rien qu'à moi, une bulle, où je m'étais "attachée" à une célébrité que je trouvais beau où je m'imaginais une vie avec lui où je ne pourrais pas voir la réalité, on appelle ça la psychose, puisqu'au même moment j'ai commencé à entendre des voix (je n'ai pas été diagnostiquée schizophrène, je ne rentre pas dans les critères), J’ai commencé à dissocier (la dissociation est courante chez nous) je fuyais mon autre amie avec qui j'étais proche et avec qui ma meilleure amie et moi nous formions un trio, nous trois contre le monde entier. Je ne lui en voulais pas, mais je prenais mes distances avant de pouvoir être abandonnée de nouveau. 

En mai 2016, j'ai fait LA mauvaise rencontre. Un nouveau petit copain celui qui a une triste importance dans ma vie. Pour commencer il est Américain. Dans ma tête ça a fait la même chose que ça fait à chaque fois : « et si c’était lui ? » Du coup, je m’attache vite. Il a un an de plus que moi et il n'a pas la vision des couples français, mais celle des Américains, où la relation est libre. Je lui ai vite expliqué que je ne fonctionnais pas comme ça. Le 28 juin 2016 et je m'en souviens très bien car c'était le jour de l'anniversaire de ma petite sœur, il m'a avoué avoir des sentiments pour mon amie du trio sous prétexte que monsieur avait un faible pour les blondes. Il a voulu rompre avec moi, je l'ai supplié, il est resté. Le lendemain, mon amie du trio est venue chez moi, et il s'est ramené. Grosse dispute entre eux deux, deux paires de claque de mon amie à celui-ci. Lui en colère pousse ma sœur dans les escaliers, ce que je n'ai appris que plus tard. lui et moi on se réconcilie. 22 juillet 2016, monsieur se fait passer pour malade. Dans toute ma gentillesse, je décide d'aller le voir pour être aux petits soins. Il s'avère qu'il n'est pas malade, il flirte juste par message avec d'autres filles (J'ai appris par la suite qu'une des filles était une de mes amies qui décidait de me rendre service en menant l'enquête sur lui car dès le début, elle ne le sentait pas). Et là tout bascule. Alors que je boude, mécontente dans mon coin, monsieur me sort la phrase « Viens on baise ». Je refuse catégoriquement. La suite a été l’une des pires choses qui puisse m’arriver. Je ne me suis pas rendue compte de ce qui m’arrivait et m’était arrivé tout de suite car j’étais sous l’emprise d’un pervers narcissique qui est aussi aujourdd'hui diagnostiqué sociopathe et pourtant il court toujours dans la nature. Il a essayé de rompre plusieurs fois après, j’étais toujours en train de le supplier de rester. Et à chaque fois, il restait. J’aurais dû le laisser rompre, mais je me sentais tellement abandonnée… à la suite d’une de nos « ruptures » justement, j’ai demandé à mon père si je pouvais partir quelques jours chez mon oncle de cœur. J’ai eu droit à l’interrogatoire. J’ai dit à mon père que je ressentais trop, que je ne savais pas pourquoi, que je ne connaissais pas ce que je ressentais, que je ne comprenais pas, que je ne contrôlais pas. Il ne m’a pas comprise et a continué à invalider mes émotions.

En avril 2017, c’est là que j’ai compris ce qui m’était arrivé. Comment ? et bien mon amie du trio m’a écrit une lettre m’expliquant certaines choses que j’ignorais. L’année d’avant il y avait eu tromperie de leurs deux côtés sauf qu'elle a fait passer ça pour une agression sexuelle. Elle est toujours restée très ambigüe sur le sujet et a refusé de m’en dire plus. Ma relation avec lui était finie à partir de ce moment. Ce même jour, je remportais le prix de poésie de mon lycée en première place dans les deux catégories. J’ai compris qu'elle avait menti à partir du moment où elle a refusé de porter plainte et qu’elle s’est mise à sortir avec son petit copain de l'époque qui ressemblait comme deux gouttes d’eau à lui. il a essayé de me faire chanter après ça pour que je ne rompe pas avec lui, voulant révéler à mes parents que je fumais etc…J’ai failli marcher jusqu’à ce que je rencontre mon ex actuel, après il n’a plus eu d’emprise sur moi, j’ai réussi à me libérer, mais je n’en suis pas sortie indemne.

Quand je me suis rendu compte que ce que j’avais subi se désignait par ce mot si cruel de 4 lettres, je me suis plus qu’enfermée dans ma bulle. A partir de ce moment-là j’ai commencé à boire et j’ai eu ce que chaque victime de ce genre d’évènement a : la culpabilité (c’est de ma faute s’il m’est arrivé ça). Aujourd’hui, je ne pense plus ça, j’ai fait la paix. Je sais que je suis tombée sur la mauvaise personne. Comme je ne l’ai compris que tard, tout s’est fait tard. Là aussi, je n’ai pas vu de psychologue tout de suite, et je n’en ai parlé à mes parents que quelques mois plus tard. En août de la même année, j’ai rencontré mon ex petit copain actuel, depuis je n’en ai plus eu. Pour l'ex actuel je me suis dit la même chose que pour tous les autres toujours le « Et si c’était lui ? » Alors je m’attache vite comme toujours.

Quelques jours plus tard en septembre 2017, je rentre en terminale L.

Au début tout se passe bien entre nous. Et puis un évènement inattendu se présente : « Ma grand-mère fait une rechute, sa leucémie est revenue et tout le monde sait que cette fois-ci elle n’y survivra pas. » Alors je me plonge de plus en plus dans la cigarette et l’alcool, je sèche certains cours, mais je me remets à faire des crises de panique à chaque fois que je suis au lycée. Pas parce que ça me rappelle l'Américain, je suis passée plusieurs fois devant l’endroit où il habitait et ça ne me fait rien, c’est que trop de choses se trament, le BAC, le décès de ma grand-mère qui doit arriver…ça fait beaucoup et pourtant d’un autre côté je me sens vide. Comme attendu, le décès de ma grand-mère arrive, le 20 mai 2018. Je pleure, la maladie s’installe peu à peu, mais les parents ont d’autre chats à fouetter, je ne peux pas les embêter avec ça alors souris Louise, fais comme si tout allait bien et gère tout ça d’une main de maître. Alors, bois, fumes, travailles ton bac.

En Juin 2018, ma petite sœur de cœur , m’appelle et me dit que l'Américain est dans les parages et me confie qu’il lui a fait la même chose qu’à moi, mais qu’elle, elle va aller porter plainte.

Bac que j’obtiens avec 10.56 de moyenne parce que je me ratatine en philo et en littérature. Je suis dans le train pour Paris, je me mets à pleurer quand mon ami le musicien me l’annonce et que ma mère m’appelle au téléphone pour me féliciter. La dame à côté de moi dans le TGV me félicite à son tour et me dit de bien profiter ce soir. C’est le 6 juillet et je vais voir Ed Sheeran en concert, c’est mon cadeau du Bac.

Maintenant se pose la question des études. J’ai envie de rester près de l'ex, mais j’ignore totalement ce que je veux faire de ma vie, et je sais tout de suite que la FAC ce n’est pas pour moi, je le sais depuis la 1ère.

Août 2018, je décide de porter plainte contre L'Américain pour ce qu’il m’a fait suite à la plainte de ma petite soeur de coeur. Au début je me disais que ce n’était pas la peine car c’était peut-être une erreur d’adolescence parce qu’on sait que les garçons à cet âge ne pensent qu’à ça mais je m’étais trompée vu qu’il a recommencé sur plusieurs filles que je ne connaissais pas et sur ma propre soeur de coeur.

Je veux aussi quitter le domicile parental, l’ambiance là-bas est toujours lourde, tendue et affreuse. Je cherche la sécurité que je n’ai pas. Je décide alors d’en parler avec l'ex et nous convenons d’une chose, dès mon 18ème anniversaire en septembre, je partirais habiter avec lui.

Mes parents me poussent à faire des études, n’importe lesquelles pour avoir un diplôme en poche. Je fais la sourde oreille et petit à petit ils me poussent vers un BTS Tourisme. Je ne suis pas forcément intéressée, mais ils insistent de plus en plus, et je n’ai pas envie qu’ils me prennent la tête, j’ai déjà bien d’autres choses à gérer, et eux de même. Pour qu’ils me lâchent la grappe, j’entame un BTS Tourisme en alternance. Les cours se passent mal, l’organisme de formation fait n’importe quoi, mais la boite où je suis stagiaire est plutôt pas mal, avec une patronne respectable et adorable, et les employés de même. Petit à petit, je commence à ne plus y arriver, je me laisse glisser, je me sens mal, je pleure tous les soirs, je fume comme un pompier et surtout grâce à l’aide d’une nouvelle bande de copains, je fais la découverte d’une nouvelle amie, que je vais utiliser comme remède car rien ne peut me soulager : Mary-Jane. En même temps, je découvre des facettes de l'ex que je n’aime pas du tout : Il manque énormément de maturité, se lève à 5h du matin les jours de Week end pour jouer à ses jeux vidéos, notre machine à laver le linge tombe en panne, il refuse d’en racheter une nouvelle alors je suis obligée de donner mes affaires sales à ma mère pour qu’elles puissent être lavées, il a trois chattes qu’il ne fait pas stériliser et donc il ne change la litière que tous les deux mois, on se dispute sans arrêt et sur le plan intime, l'ex me brusque parfois car il était obligé de faire ça avec son ex pour la « garder ». Alors on s’éloigne petit à petit, et on ne fait plus rien sur ce plan-là, car ma libido baisse de plus en plus pendant que mon état de santé mentale empire. Je découvre la boulimie, je me goinfre sans avoir faim, à cause de sources d’anxiété et même parfois sans rien, je mange deux repas par soir, je mange des paquets de crêpes bonne maman en entier, des paquets de shoko bons en entier et tout ça dans une journée, le deuil de ma grand-mère est fait, je suis passée par toutes les phases et j’ai accepté le sort « Elle est morte, c’est comme ça, rien ne pourra la ramener alors acceptes-le et gardes les bons moments en tête », c’est ce que je me dis.  Je me mets à sortir tous les soirs, mon argent s’en va dans les courses car l'ex dépense tout son argent dans des jeux pour son PC ou sa PS4, mais mon argent s’en va aussi dans la drogue, je me retrouve dans le rouge. Je fume Mary Jane le soir, je rentre tard même si je travaille ou ait cours le lendemain je bois un verre ou deux de whisky le matin avant de partir en cours, et je fume de la Mary Jane en journée avec un pote de la bande entre deux cours, j’arrive en cours défoncée. Mais attention Mary Jane n’est pas la source des mes crises de boulimie, je ne fais pas partie de ceux qui ont faim quand ils fument.  Comme je l’ai dit, je me goinfrais et sans faim, je n’avais pas faim quand je faisais ça.

Janvier 2019, je fais 70 kg pour 1m70, mon jean vient de craquer dans le centre commercial, parce que j’ai pris beaucoup de poids. Je ne suis pas au bout de mes surprises. Je me prends la vérité en pleine face. Il y a quelque chose qui ne va vraiment pas. Mes parents ne peuvent toujours pas régler ce qu’il y a avec moi, ils ont leur propre deuil toujours à faire, ils ont des problèmes avec le mari de ma grand-mère  il insulte ma mère mon père et ma sœur, moi il me demande en ami sur Facebook, je n’y ai jamais répondu. Je décide par moi-même de prendre rendez-vous avec la psychologue dans l’espace santé en face de mon lycée. Je lui parle de tout, des voix, du monde inventé que je n’arrive presque plus à distinguer car la douleur est là et réelle, que j’ai essayé de repousser mes sentiments, mes émotions, les nier même, des émotions trop fortes ou du vide que je ressens, de ma peur de l’abandonnement, de mes addictions, de mes tentatives de suicide toujours ratées, de mes scarifications (à ce moment-là ça faisait presque 5 ans que j’avais réussi à ne pas toucher une lame), des idées suicidaires, de mes sautes d’humeur… Au début cela se passe bien. Mon père un soir vient me chercher dans mon ancien lycée où je fais mon BTS, il me dit qu’il a reçu un message d’absence, et je lui dis la vérité. « Je vais voir une psychologue, j’en ressens le besoin, ça me fait sauter un cours par semaine ». Il se met en colère, ma mère est en burn-out à ce moment-là, et fait une dépression en plus alors il me sort « tu es grande, tu n’as pas le droit d’aller pas bien ». Je pète les plombs, je pleure dans la voiture, en rentrant chez l'ex, je claque la porte, je me mets en colère, tout en pleurant. Avec l'ex on s’entend de moins en moins. Je ne parle de plus rien avec mes parents, envisageant presque de couper les ponts avec eux, car ma mère m’a fait comprendre elle aussi que « je ne porte pas tout le poids du monde sur mes épaules » et que je suis censée aller bien, alors qu’il y a eu accumulation sur accumulation et que je ne me suis jamais plainte.

Mai 2019 : un incident inattendu se fait : Mon oncle meurt à l’âge de 74 ans d’une crise cardiaque sur la table d’opération. Le lendemain avec ma sœur nous devons partir pour Lyon où mon ami (désormais ex ami parce que j'ai gaffé gravement ) nous héberge. J'offre à ma soeur une place pour aller voir Ed Sheeran en concert pour son anniversaire. Mon oncle était proche de nous et pourtant je suis dans l’incapacité de pleurer. Je suis en dépression mais je ne ressens que le vide. Le jour de ses funérailles alors que je suis à côté de ma petite cousine qui a le même âge que moi pleure, moi j’esquisse un sourire forcé. Je suis vide mais en pleine dépression. Quand je rentre des cours le soir ou du travail, je regarde à travers la fenêtre du 4ème étage me disant que tout serait arrangé si je sautais.

Juin 2019, je décide d’aller voir une nutritionniste parce que je pèse 75 kg et je suis désormais en surpoids à cause de mes crises de boulimie.

À ce même moment, avec l'ex, ça ne va vraiment plus. Je décide de partir quelques temps chez mes parents, où est-ce que je pourrais aller d’autre, je n’ai nulle part. Début juillet je pars pour la Normandie, changer un peu d’air et voir deux groupes que j’adore dans un festival là-bas. Mais la nuit d’avant je passe par Tours pour rendre visite à mon ami musicien que je n’ai pas vu depuis quelques mois et avec qui je suis proche. Il me présente des collègues de ses cours de musicologies ainsi que son petit copain. Je lui explique certaines choses lui disant que je ne vais pas bien. Il me dit qu’il n’est pas étonné. Il est vrai qu’il a été témoin de certaines choses et il m’ouvre les yeux. Un jour qu’il était venu chez moi, il a remarqué quelque chose : avec ma sœur, mes parents sont gentils, attentionnés, attachés… moi ils sont froids, sévère, en colère, me font culpabiliser, invalident mes émotions, et me rappelle une lettre que j’ai écrite à ma mère pour lui faire part de certaines choses, dont lui-même a lu la réponse, me disant qu’elle me faisait culpabiliser dedans et ne reconnaissait pas ses torts, renvoyant toute la faute sur moi. Il me fait remarquer que depuis des années, je suis maltraitée émotionnellement par mes parents lui-même étant bien placé pour me le dire car sa mère a fait la même chose et il a coupé tout contact avec elle. Je regarde sur internet, la définition de maltraitance émotionnelle et m’aperçoit que c’est vrai et que je ne pourrais pas me sentir autrement.

Au mois d’août, je décide de rompre avec l'ex, c’en est trop, j’ai des choses à régler. Depuis je n'ai personne, je dois apparendre à m'aimer avant d'aimer quelqu'un d'autre, autrement ça ne marchera jamais.

Au mois de septembre, pour mon 19ème anniversaire, je décide de partir à Londres pour la troisième fois prendre un peu l’air mais cette fois-ci seule. Je n’ai pas peur d’y aller seule, je suis bien allée à Paris, et en Normandie seule où je ne connaissais pratiquement personne. A ce moment-là il y a beaucoup de manifestations pour le Brexit, et un risque de grèves. Mais j’ignore ça, me disant que je vais me changer un peu les idées, après tout Londres est l’endroit où je veux véritablement commencer ma vie. Sauf que le jour-même de mon arrivée, en étant sur South Bank en face de Big Ben et juste à côté de London Eye, je commence à faire une crise de panique. J’ai un sac sur moi, où mon paquet de cigarettes est. J’ai commencé à réduire ma consommation de cigarettes et j’ai arrêté Mary-Jane, sortie de là par l'ami de Lyon. Je fume alors ma première cigarette me disant que ça va me détendre. M’apercevant que ça ne donne pas l’effet que je voulais, je décide de rentrer à mon auberge de jeunesse, mais je descends à la mauvaise station, ayant pris le mauvais embranchement de métro. Je me retrouve devant Buckingham Palace sans le vouloir, car c’est bien un endroit que je veux éviter, tout le monde vient là, c’est un attrape touristes, je m’assois devant la statue, où je fume tout en pleurant, incapable de bouger, inconsciente du monde autour de moi, je dissocie, et là un type me prend en photo et m'extirpe de ma dissociation, qui je ne sais pas combien de temps elle a duré. Un heure, peut-être deux. Je fume, cigarettes sur cigarettes, mon paquet plein à l’arrivée n’est plus qu’au quart de sa fin. Je rentre à l’Auberge de Jeunesse à pied, errant dans les rues de Londres, n’étant plus qu’en mode "automatique". Je prends une douche, et je me couche dans le lit, sans manger, je pleure sans m’arrêter, jusqu’à tard, jusqu’à ce que je m’endorme. J’essaie d’être la plus silencieuse possible pour ne pas attirer l’attention de mes camarades de chambre Sud-Coréennes et Argentine. Le lendemain je me réveille, je ne mange pas de petit déjeuner, et ayant un pressentiment, je décide d’échanger mon billet d’avion pour rentrer en France le lendemain. J’en profite alors pour visiter la Tour de Londres pendant la journée et de me rendre à Camden Town l’après-midi pour m’acheter des nouvelles fringues punks qui pourront quand même montrer mes nombreux tatouages. Je rentre le lendemain et je décide d’appeler un psychiatre pour prendre rendez-vous, cette fois-ci c’est certain, il y a quelque chose qui ne va pas. J’ai d’ailleurs eu le nez creux de rentrer en France car encore le lendemain, British Airways était en grève par rapport au Brexit. J’ai commencé à faire des crises d’anorexie à partir de ce moment-là, ( par ça j’entends que j’ai perdu du poids, mais je ne mangeais quasiment plus et quand je mangeais je me faisais vomir et je ne supportais pas de prendre un seul gramme), ça a duré plus d’un an, et je suis de nouveau dans des cycles de boulimie depuis l’année dernière.

La semaine d’après, j’avais donc rendez-vous avec le psychiatre. Au début, il m’a prescrit de la Sertraline, un antidépresseur. J’y ai mal réagi et il a même empiré ma dépression. Au bout de la troisième visite chez le psychiatre, Le diagnostic tombe : « Trouble de la personnalité Borderline ».

les "symptômes" qui ont permis le diagnostic sont:

·         Incapacité à gérer ses émotions ou victime de ses émotions (absence de contrôle de ses émotions fortes ?)

·         Problèmes relationnels

·         Changements d’humeurs soudains, intenses rapides ou fréquents, sautes d'humeur.

·         Anxiété

·         Relations de type Amour / Haine. Pense autrui en Tout Bon / Tout Mauvais sans compromis

·         Sentiment de déprime, tristesse ou de vide

·         Image de soi instable (remise en question de projets ou de sentiments certains, questionnement sur soi, difficultés à analyser son ressenti)

·         Peur de l’abandon

·         Comportements impulsifs autodestructeurs comme la Boulimie, Sexualité à risque, Anorexie, Dépenses incontrôlées, Alcool, Drogue, Conduite dangereuse, Abus de médicaments, …

·         Tentatives de suicides ou d’automutilation comme se couper, se brûler, se griffer

L’après diagnostic :

Je ne savais comment prendre ça ou encaisser le coup. Mes parents quand ils ont découvert que j’allais voir un psychiatre se sont foutus de moi et ma mère m’a dit : « moi aussi j’ai eu une période comme ça, ça va passer. » Une période ? Longue de près de six à dix ans ? C’est plus de la longue durée… Encore une fois j’ai encaissé le coup, et ils pensaient que je faisais du cinéma. Qu’est-ce que ça m’apporterait de faire du cinéma alors que je pourrais être en pleine santé, travailler normalement comme tout le monde et vivre normalement ? Pouvoir vivre de ma passion et de mes rêves ? Tout ça n’est pas possible et est brisé pour l’instant, je suis comme condamnée, je suis dans un tunnel sans fin avec aucune lumière au bout, il n’y a pas d’avenir pour moi.

Au début ma mère disait donc que j’allais voir mon « dealer » qui me prescrirait des médicaments. Comme la sertraline ne marchait pas, le psychiatre a changé pour un autre antidépresseur que je prends toujours à ce jour : la venlafaxine.

En octobre 2019, je rentrais en 2ème année de BTS. Dès le premier jour de cours, j’ai commencé à sécher. Je suis retournée en cours peut être deux trois fois sur l’espace de 2 mois. J’ai commencé à voir une nouvelle psychologue car la précédente n’était pas la bonne. Cette psychologue est toujours la même depuis deux ans, je suis une thérapie comportementale dialectique. Puis mon psychiatre m’a fait une ordonnance disant que je ne pouvais pas continuer le BTS. J’ai alors abandonné le BTS et me suis « déchargée » d’un poids. Mes parents ont été très en colère, particulièrement mon père. Ils m’ont mal parlé, beaucoup dénigrée et j’en passe, de quoi rajouter de la souffrance. J’ai continué à voir ce psychiatre pendant plusieurs fois et j’ai arrêté de le voir, quand monsieur a lu un de mes textes qui signifiait pourtant que je suis un danger pour moi-même, où je parlais clairement de suicide, et où il m’a ri au nez. Puis ma mère a commencé à comprendre que je ne faisais pas de cinéma, et m’a proposé d’aller voir le psychiatre qui a soigné mon père. Depuis il est mon psychiatre.

J’ai commencé à présenter de nouveaux symptômes : des moments d'Euphorie, et toujours la dépression, par cycles, mais les cycles de dépression sont très longs. Plus couramment appelés Hypomanie et dépression garde le même nom. En trainant de nouveau avec de nouveau une nouvelle bande de potes, j’ai repris Mary Jane, car elle me faisait plus d’effets que mes médicaments, Ma souffrance n’était pas calmable et je me sentais toujours vide, j'ai arrêté de prendre mes médicaments me disant que Mary Jane me faisait aller mieux. Mon ami de Lyon, ayant appris qu’il allait être père et ne pouvant gérer une petite fille ainsi que ma maladie et moi m’a laissé tomber car je faisais trop de bêtises et de gaffes. Au début je l’ai haï comme je l’avais aimé, c’était comme mon grand frère. Puis mon psychiatre m’a ouvert les yeux sur pleins de sujets. A partir de là, j’ai arrêté la drogue, la cigarette. Et j’ai eu un nouveau traitement en plus. Un « régulateur d’humeur » ou plutôt antipsychotique : la Quétiapine. Mon père a fini par comprendre lui aussi que je ne faisais pas du cinéma et mes deux parents me soutiennent, ils ont aussi copris qu’ils avaient fait beaucoup d’erreur et essaient de se rattraper.

Voilà, mon trouble borderline à moi a été une suite de beaucoup de traumatismes, d’évènements indésirables et de maltraitance émotionnelle.

Pour ma part je suis ce que l’on appelle une Borderline silencieuse et probablement Bipolaire de type II je suis mi-diagnostiquée va-t-on dire car je présente aussi des signes de bipolarité (c’est ce que le psychiatre m’a dit), mais je n’ai que 20 ans et il est apparemment trop tôt pour se prononcer réellement sur le trouble Bipolaire.

Certains manifestent leurs maux par des maladies physiques qui se voient, et d’autres par des maladies psychiatriques qui ne se voient pas, qui sont mal vues, clichées, mal renseignées ou pas prises au sérieux. On ne guérit pas vraiment d’un trouble Borderline pour moi, on apprend à vivre avec malgré tout ce qui est dit sur la rémission tout ça, car je semble ne pas être su bon côté des statistiques, j'ai beau suivre une thérapie et prendre mon traitement, je n'ai pas vraiment l'impression que ça y change quelque chose. On apprend à réguler les émotions, mais la plupart des Borderline avec qui j’ai discuté sur un groupe sur Facebook, dont une qui est âgée de 50 ans n’a rien d’autre que ce trouble et à son âge elle est encore obligée de prendre des médicaments et cela fait près de 20 ans qu’elle voit un thérapeute. Certes son trouble a été diagnostiqué tard, mais en général les thérapies ne durent pas plus de 7 ans.

vivre avec le trouble borderline selon moi :

Très honnêtement, c’est l’enfer. passer par toutes les humeurs en une journée, un instant tu vas péter le feu, le moment d’après tu seras déprimée et en larmes et encore l’instant d’après tu vas être énervée sans raison.

Je ne peux pas trouver de travail « normal » même dans les annonces à temps partiel ce n’est pas possible. Je vais donc devoir me faire déclarer comme travailleuse handicapée. C’est une maladie longue durée donc j’ai une ALD (Affection de longue durée) qui permet que ma mutuelle me rembourse les soins dont je nécessite Je suis H-24 en souffrance. 

Sachant qu’il y a un « mi-diagnostic » de Trouble Bipolaire chez moi, je n’ai pas beaucoup avancé. En janvier 2020 j’ai commencé une formation de toiletteuse. Je me suis rendue compte qu’il fallait que je travaille avec les animaux quand le chat avec qui j’ai grandi est décédé le 11 Avril 2019. C’est une formation à distance, je passe par ça, je ne peux pas retourner dans une école à cause de ma phobie sociale (diagnostiquée par la psychologue scolaire quand j'avais 10 ans). Pourtant malgré ça je cherche toujours ce que je vais devenir, je ne sais pas ce qui va advenir de moi, je suis totalement larguée, comme je l’ai décrit plus tôt, je suis dans un tunnel, sans lumière et je n’en vois pas le bout il n’y a pas de lumière alors j’essaie au maximum de penser à maintenant même si c’est très difficile. C’est très dur. J'ai décidé en plus de ça de m'inscrire dans une licence d'anglais à distance, comme si c'était pour rester enfermée dans mes passions compte tenu, du monde à l'extérieur, auquel je n'arrive pas à vivre dedans ni m'adapter correctement pour le moment. Quelle ironie pour moi qui disait que la fac n'est pas pour moi. Il n'y a pas un seul moment quand je sors et que quelqu'un me regarde où je me dise "qu'est-ce qu'il a à me regarder, pourquoi il me regarde aussi mal ?"

 mon psychiatre actuel a confirmé le diagnostic de borderline auquel mes parents ne croyaient pas au début ce qui a fait qu'ils ont compris que je ne jouait pas les actrices.

Je n’ai jamais été internée même si j’ai failli plusieurs fois, mais être dans un endroit où je ne connais personne, où il n’y a pas ma famille qui sait désormais gérer cela malgré le fait qu’ils soient démunis et doivent marcher sur des œufs, ce n’est pas envisageable, je me sentirais encore plus insécure que ce que je ne le suis déjà.

voilà, voici mon histoire. 

Je sais que beaucoup d'entre nous ont vécu pire que moi et je ne vais jamais dire que telle situation est pire ou moindre que la mienne, chacun gère les choses comme il peut et les émotions ne devraient jamais être invalidées.

Si tu veux discuter, n'hésites pas à m'envoyer un message, je ne mords pas pour autant bien au contraire, et je suis quelqu'un très à l'écoute, constamment en recherche de solutions.

C'est aussi un de mes problèmes principaux, j'aide toujours plus les autres avant de m'aider moi-même, mais quelque part, ça me fait me sentir plus humaine, car je me vois comme un monstre.

 Alors rassures toi, moi non plus je ne m'en sors pas, du moins pas pour l'instant.

Prends soin de toi

Louise

Trouble borderline, comment vous en sortez vous au quotidien ?


Posté le

@Polopo 
Bonjour,
Je me reconnais totalement dans ce post.
J'ai moi aussi beaucoup de mal dans les relations, qu'elles soient amicales ou amoureuses.
Actuellement, je n'ai pas d'ami(e)s car j'ai un chéri, et donc la relation est fusionnelle. Il n'existe que lui, je veux être avec lui constamment et mon monde se limite à sa présence. Il a plutôt intérêt lui aussi à ne pas avoir d'amis, de relations, sinon c'est trop dur pour moi...
Quand j'étais plus jeune, je me faisais des amies et là encore c'était fusionnel. Mais c'est surtout aussi que je devenait ultra possessive. Elle ne pouvait avoir d'autre amie que moi ! C'était inacceptable, j'étais trop jalouse.
Alors je crois qu'en vieillissant j'ai naturellement arrêté de vouloir avoir des amies...
Au niveau amoureux, quand un homme me quitte c'est la fin du monde jusqu'à ce que je retrouve un autre, avec qui développer une relation fusionnelle, de dépendance, avec tout le package possessivité et jalousie qui s'en suit.
En lisant mes propres mots, j'ai honte...

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