- Accueil
- Forums
- Forum Douleurs chroniques
- Traitements de la douleur
- Bilan Webinaire sur la douleur du 20 janvier 2026 animé par le kinésithérapeute ( Simon-Pierre Rouyer)
Patients Douleurs chroniques
Bilan Webinaire sur la douleur du 20 janvier 2026 animé par le kinésithérapeute ( Simon-Pierre Rouyer)
- 12 vues
- 0 soutien
- 1 commentaire
Tous les commentaires
Emmbernard
Membre AmbassadeurBon conseiller
Emmbernard
Membre Ambassadeur
Dernière activité le 31/01/2026 à 14:48
Inscrit en 2022
111 commentaires postés | 2 dans le forum Douleurs chroniques
50 de ses réponses ont été utiles pour les membres
Récompenses
-
Bon conseiller
-
Contributeur
-
Explorateur
-
Evaluateur
-
Ami
@Liséa6 Bonjour, merci pour ce post et ce complément d'informations qui seront utiles et pour lesquel j'y attache une attention particulière étant moi aussi atteint du maladie inflammatoire chronique. Comme vous l'avez partagé précédemment, je vais aussi me procurer votre livre. Je suis toujours admiratif à ceux qui écrivent et partagent leurs expériences, et je n'ai pas cette compétence... Pour ma maladie, je reviens de loin, mais je pense l'avoir plus ou moins accepté avec mes limites et mes capacités à progresser. Très récemment, j'ai repris les séances de kiné ou on parle maintenant de renforcement musculaire et cela m'aide .... Je marche 1h entre 3 à 5 fois par semaine à un rythme soutenu, il y a 3 ans j'étais tous juste capable de faire 1 km. Mes médecins m'ont bien aidé, mais il faut aussi par nous même accepter la maladie, se donner des défis, ne pas se laisser porter par les faiblesses, nous sommes une machine qui avance et fait aussi des progrès...Chacun de nous doit faire sa propre expérience et comme vous dites sous l'accompagnement médical. Dernièrement, j'ai réussi à arrêter le plaquenil en gardant que le metoject ou ma rhumatologue m'a soutenu et prescrit de la kiné. Il y a 1,5 an maintenant, l'arrêt de la cortisone était un défi après presque 4 ans sous cortisone..
Je vous souhaite une bonne journée et au plaisir d'échanger.
Voir la signature
EB
Donnez votre avis
Les membres participent aussi...
Ric.spa
Compte tenu des différents symptômes de la maladie, j’ai essayé de catégoriser les traitements possibles selon les atteintes.
💊 Médicaments sur ordonnance : en cas de poussée, et peu importe la localisation, il existe plusieurs type de médicaments pour soulager la douleur :
- Antalgiques : du type paracétamol ou paracétamol codéiné (selon l’intensité de la crise)
- Anti-inflammatoires + oméprazole : afin de soulager ponctuellement à l’inflammation
- Anti-dépresseurs : certains médicaments comme l’amitriptyline (Laroxyl) sont prescrits pour rendre la douleur « plus supportable » psychologiquement.
Pour tous ces médicaments, il convient de consulter votre rhumatologue et d’adapter le traitement selon votre sensibilité et vos besoins.
🏊🏻♂️ Physiothérapie : le sport est d’importance primordiale pour réduire les douleurs axiales. Encore faut-il choisir prudemment l’activité pour ne pas créer l’effet inverse. A ce stade, je recommande deux sports :
- La natation : deux nages idéales dans ce cas, le crawl et le dos crawlé.
- La kinésithérapie : je vous conseille de consulter un kinésithérapeute du sport qui saura vous construire un programme adapté à vos besoins et à l’état actuel de votre spondylarthrite.
La maladie étant imprévisible, la pratique du sport peut donner lieu à des scénarios très différents : vous pouvez avoir mal durant l’entraînement et ne plus avoir mal après, ne pas avoir mal avant mais avoir mal pendant, avoir mal avant mais ne pas avoir mal pendant etc… Il est donc essentiel d’écouter son corps. Si une légère douleur pendant l’entraînement peut être acceptable, vous devez cependant mettre une limite et cesser votre séance si la douleur est insupportable.
🧴 Crèmes : plusieurs crèmes sans ordonnance peuvent être pertinentes pour remédier aux douleurs, notamment périphériques (genoux, talons etc…) :
- Baume du tigre rouge : naturel et agréable avec son effet chauffant, il a cependant l’inconvénient de tâcher vos vêtements à cause de sa couleur.
- Voltaren Actigo.
🧊 Douches froides : certes peu agréables sur le moment, elles peuvent cependant casser la douleur inflammatoire. Pour maximiser les effets, je vous recommande d’en prendre une par jour pendant 1 mois. Pour qu’elles soient plus supportables, il est préférable de les prendre l’après-midi ou le soir et de privilégier les mois chauds.
💡 Mon conseil ultime : créer une fiche avec chaque douleur répertoriée, et les traitements associés pour y remédier. Cela vous aidera vous, mais également vos proches s’ils doivent vous aider.
Voir le meilleur commentaire
Vivre avec des douleurs chroniques
Incompréhension de l'entourage, se sentir seule face à la douleur
Dadou67
Bonjour à toutes
Il faut souvent du temps pour que les proches acceptent la maladie. Il nous en faut d'ailleurs aussi quand le diagnostic tombe.
Pour ma part j'ai 42 ans et j'ai une polyarthrite rhumatoïde étendue à toutes les articulations et le déclic chez mon mari c'est fait au passage du traitement par injection. Je pense que l'effet seringue me rend plus malade à ses yeux.
La maladie m'a appris à penser plus à moi, à m'occuper de moi et les laisser se débrouiller pour les tâches du quotidien, à profiter de la vie car ma vie de maman m'a relégué au second plan pendant 15 ans.
Je n'attends plus de la compassion, de l'aide de mon mari et mes enfants par contre dès qu'une crise survient je deviens égoïste, je me soigne, me repose et étonnamment tout ce petit monde se réveil et vient prendre soin de moi.
Alors peut être que c'est ça le secret....penser à soi!E n tout cas chez moi ça a marché.
Voir le meilleur commentaire
Ric.spa
Compte tenu des différents symptômes de la maladie, j’ai essayé de catégoriser les traitements possibles selon les atteintes.
💊 Médicaments sur ordonnance : en cas de poussée, et peu importe la localisation, il existe plusieurs type de médicaments pour soulager la douleur :
- Antalgiques : du type paracétamol ou paracétamol codéiné (selon l’intensité de la crise)
- Anti-inflammatoires + oméprazole : afin de soulager ponctuellement à l’inflammation
- Anti-dépresseurs : certains médicaments comme l’amitriptyline (Laroxyl) sont prescrits pour rendre la douleur « plus supportable » psychologiquement.
Pour tous ces médicaments, il convient de consulter votre rhumatologue et d’adapter le traitement selon votre sensibilité et vos besoins.
🏊🏻♂️ Physiothérapie : le sport est d’importance primordiale pour réduire les douleurs axiales. Encore faut-il choisir prudemment l’activité pour ne pas créer l’effet inverse. A ce stade, je recommande deux sports :
- La natation : deux nages idéales dans ce cas, le crawl et le dos crawlé.
- La kinésithérapie : je vous conseille de consulter un kinésithérapeute du sport qui saura vous construire un programme adapté à vos besoins et à l’état actuel de votre spondylarthrite.
La maladie étant imprévisible, la pratique du sport peut donner lieu à des scénarios très différents : vous pouvez avoir mal durant l’entraînement et ne plus avoir mal après, ne pas avoir mal avant mais avoir mal pendant, avoir mal avant mais ne pas avoir mal pendant etc… Il est donc essentiel d’écouter son corps. Si une légère douleur pendant l’entraînement peut être acceptable, vous devez cependant mettre une limite et cesser votre séance si la douleur est insupportable.
🧴 Crèmes : plusieurs crèmes sans ordonnance peuvent être pertinentes pour remédier aux douleurs, notamment périphériques (genoux, talons etc…) :
- Baume du tigre rouge : naturel et agréable avec son effet chauffant, il a cependant l’inconvénient de tâcher vos vêtements à cause de sa couleur.
- Voltaren Actigo.
🧊 Douches froides : certes peu agréables sur le moment, elles peuvent cependant casser la douleur inflammatoire. Pour maximiser les effets, je vous recommande d’en prendre une par jour pendant 1 mois. Pour qu’elles soient plus supportables, il est préférable de les prendre l’après-midi ou le soir et de privilégier les mois chauds.
💡 Mon conseil ultime : créer une fiche avec chaque douleur répertoriée, et les traitements associés pour y remédier. Cela vous aidera vous, mais également vos proches s’ils doivent vous aider.
Voir le meilleur commentaire
Vivre avec des douleurs chroniques
Incompréhension de l'entourage, se sentir seule face à la douleur
Dadou67
Bonjour à toutes
Il faut souvent du temps pour que les proches acceptent la maladie. Il nous en faut d'ailleurs aussi quand le diagnostic tombe.
Pour ma part j'ai 42 ans et j'ai une polyarthrite rhumatoïde étendue à toutes les articulations et le déclic chez mon mari c'est fait au passage du traitement par injection. Je pense que l'effet seringue me rend plus malade à ses yeux.
La maladie m'a appris à penser plus à moi, à m'occuper de moi et les laisser se débrouiller pour les tâches du quotidien, à profiter de la vie car ma vie de maman m'a relégué au second plan pendant 15 ans.
Je n'attends plus de la compassion, de l'aide de mon mari et mes enfants par contre dès qu'une crise survient je deviens égoïste, je me soigne, me repose et étonnamment tout ce petit monde se réveil et vient prendre soin de moi.
Alors peut être que c'est ça le secret....penser à soi!E n tout cas chez moi ça a marché.
Voir le meilleur commentaire
Articles à découvrir...
19/03/2025 | Témoignage
Douleurs nociplastiques : "Treize ans de douleurs chroniques : j’ai enfin trouvé une issue"
07/02/2024 | Témoignage
Association AFVD : l’association spécialisée sur les douleurs chroniques en France
Fiches médicaments - avis...
S'abonner
Vous souhaitez être alerté des nouveaux commentaires
Votre abonnement a bien été pris en compte
Liséa6
Membre AmbassadeurBon conseiller
Liséa6
Membre Ambassadeur
Dernière activité le 31/01/2026 à 14:57
Inscrit en 2018
996 commentaires postés | 9 dans le forum Douleurs chroniques
19 de ses réponses ont été utiles pour les membres
Récompenses
Bon conseiller
Contributeur
Messager
Engagé
Explorateur
Ami
Bonjour à tous et à toutes,
j'ai assisté dernièrement à un webinaire sur la douleur et cela à été très instructif, c'est pour cela que je vous fais un bilan de ce qui a été dit, tout en complétant celui-ci par mes propres recherches sur le sujet.
La douleur chronique n'a pas forcément de corrélation évidente avec une lésion, elle répond de façon aléatoire et ne disparait pas complétement.
On peut considérer qu'une douleur est chronique qu'après 3 mois et après avoir essayé plusieurs types de traitements.
Les personnes souffrants de douleurs chroniques ont une sensibilisation centrale de la douleur, leurs récepteurs sont plus sensibles. La douleur est un problème de santé majeur, une maladie en mode bio psycho sociale. il est à noté également que le nerf vague participe à activer le système immunitaire.
Traitements proposés :
-Reprendre une activité physique accompagnée si possible
-Utiliser le BFR, (Blood Flow Restriction, ou restriction du flux sanguin): Un brassard ou une bande pneumatique est placé sur un membre (bras ou cuisse) pour limiter partiellement le retour veineux, sans bloquer totalement l’arrivée du sang artériel. Il peut aider à réduire la douleur pendant et après l’exercice, permettre de bouger et renforcer avec très peu de charge, diminuer la sensibilisation centrale, restaurer la confiance dans le mouvement. Il est très utilisé dans le cadre des douleurs chroniques du genou, épaule, hanche, arthrose, douleurs post-opératoires, tendinopathies, douleur persistante avec évitement du mouvement.
-Le sauna infrarouge : Il permet d'atteindre des tissus plus profond et agit sur le système parasympathique + la récupération à l'effort. La production de la chaleur + la production d'endorphine activent les récepteurs. Il peut aider à relâcher les muscles (tensions, contractures), diminuer les raideurs articulaires, améliorer la circulation sanguine, réduit la perception de la douleur, favorise le sommeil et la détente. Cette technique est souvent utilisée dans les lombalgies chroniques, les douleurs cervicales et dorsales, l'arthrose, la fibromyalgie chez certains patients, les douleurs musculaires diffuses. La vasodilatation permet une meilleure oxygénation des tissus, une diminution de l’activité des fibres nerveuses douloureuses, l'activation du système parasympathique qui donne un effet relaxant et la libération d’endorphines.
La douleur est souvent moins intense pendant quelques heures à quelques jours.
-L'immersion en eau froide c'est à dire les thérapies de contrastes (douches écossaises, bains alternés ) à ne pas faire sans avis médical au préalable. Elle permet de diminuer temporairement la douleur et à donc un effet antalgique, réduit la sensibilisation nerveuse, calme l’inflammation perçue, améliore la tolérance à la douleur chez certaines personnes. cette technique peut-être utilisée pour les lombalgies chroniques, chez certains patients souffrants de fibromyalgie, de douleurs musculo-squelettiques persistantes, douleurs post-effort ou post-rééducation.
Contre-indications : À éviter si : troubles circulatoires, thrombose, plaies ouvertes, fragilité vasculaire, grossesse (selon zone)
👉 Ne pas oubliez de le faire par un professionnel de santé et d'avoir donc sa validation.
-Bandes de flossing, ce sont des bandes élastiques épaisses en latex qu’on enroule très serrées autour d’une articulation ou d’un muscle pendant un court moment. Cette technique est utilisée en kinésithérapie, dans le sport et la rééducation. Cela diminue la douleur, réduit les raideurs, améliore la mobilité articulaire, accélère la récupération musculaire, aide après une entorse, tendinite, douleur d’épaule, genou, cheville, poignée entre autres. La technique aide à “libérer” les tissus, améliore le glissement musculaire et articulaire, et calme l’inflammation.
J'espère que ce bilan pourra aider certaines personnes à y voir plus clair sur certains types de traitements qui peuvent permettre encore une fois sous avis médical, de diminuer les douleurs chroniques.