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Patients Chirurgie bariatrique

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Sujet de la discussion

Membre Carenity • Animatrice de communauté
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La France est l’un des pays au monde où ce recours est le plus répandu. Ce n’est pourtant pas le pays comptant le plus de personnesen excès de poids.

Le nombre de chirurgies bariatriques a été multiplié par 21 en vingt ans, en France. Ces chirurgies, qui consistent à réduire les capacités de l’estomac, sont indiquées, en dernier recours, dans le traitement de l’obésité morbide. Alors qu’à peine 2.800 interventions avaient été pratiquées dans l’Hexagone en 1997, près de 60.000 ont été réalisées en 2016 selon un rapport de la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees) de février 2018.

Outre une augmentation du nombre de personnes obèses en France depuis la fin des années 1990 (8 % de la population française en 1997 contre 15 % en 2016), l’augmentation de ces pratiques s’explique par le développement des techniques chirurgicales. Depuis les premiers anneaux gastriques, ne tenant pas bien l’estomac et pouvant glisser, la chirurgie viscérale a fait des progrès. Aujourd’hui, les anneaux ont été améliorés et d’autres techniques se sont développées comme le «bypass gastrique» (technique de court-circuit entre l’estomac et l’intestin) ou le «sleeve gastrique» (une réduction de la taille de l’estomac).

Des normes différentes

La France est l’un des pays occidentaux à réaliser le plus de ces interventions: sur 10.000 personnes, 8,4 ont eu recours à la chirurgie bariatrique en 2014 en France, contre 6,1 aux États-Unis et 1,2 en Angleterre. Pourtant, il y a peu d’obèses en France au regard de ces pays: 15% contre 27 % au Royaume-Uni et 38% aux États-Unis. Pourquoi la France réalise-t-elle plus d’opérations?

«Notre système de santé est complètement différent de celui des autres pays occidentaux», explique Sébastien Czernichow, chef de service nutrition à l’hôpital Georges-Pompidou (Paris) et auteur du livre Obésité, quand et comment avoir recours à la chirurgie bariatrique (Marabout). «En France, nous ne limitons pas le recours à la chirurgie, en restant dans le cadre des recommandations de la Haute Autorité de santé.» À l’inverse le Royaume-Uni s’est équipé, depuis 2012, d’une commission, dirigée par la NHS (Sécurité sociale anglaise), et chargée de sélectionner les patients éligibles à la chirurgie de l’obésité. Chaque année, les Anglais n’autorisent que 5.000 opérations.

Les normes sont également différentes: en France, selon les recommandations de la HAS, une personne peut se faire opérer dès lors que son indice de masse corporelle (IMC) dépasse 40 kg/m2 (soit 116 kg pour 1m70) ou 35 kg/m2 (soit 101 kg pour 1m70) associée à des comorbidités (apnée du sommeil, diabète, etc.). Au Danemark, une chirurgie bariatrique est envisageable seulement à partir de 50 kg/m2 d’IMC (soit 145 kg pour 1m70). L’Assurance-maladie française rembourse enfin la plupart de ces interventions, ce qui n’est pas le cas dans d’autres pays européens, tels que l’Allemagne.

Mauvaise prise en charge

Alors, la France en fait-elle trop par rapport aux autres pays occidentaux? «Cet engouement pour la chirurgie bariatrique, c’est la culture de la facilité», dénonce le Dr Laurent Chevallier, nutritionniste, praticien attaché au CHU de Montpellier et en cliniques. «Cela arrange tout le monde face à la démission généralisée de la prise en charge médicale de l’obésité. Sauf que les critères d’inclusion sont inadaptés avant la chirurgie et, après, la prise charge est le plus souvent catastrophique .» «Nous faisons beaucoup de chirurgie bariatrique, c’est vrai, mais nous n’en faisons pas trop», tempère le Pr François Pattou, chirurgien au CHU de Lille. «Les personnes que nous opérons sont une petite frange de la totalité des patients éligibles à cette chirurgie. Après, la question est de savoir si cela se fait dans de bonnes conditions.»

Dans ses recommandations de 2009, la HAS préconisait d’avoir recours à la chirurgie uniquement en deuxième intention, après un échec d’autres traitements (nutrition, psychothérapie, diététique, etc.) Il faut également que les patients soient «bien informés au préalable» et qu’ils aient «bénéficié d’une évaluation et d’une prise en charge préopératoires pluridisciplinaires», note l’Autorité de santé.

«Derrière les recommandations de la HAS, il y a tout et rien», explique le Pr François Pattou. «Certains centres qui réalisent ces opérations mettent en place de vrais suivis pluridisciplinaires des patients en amont avec des traitements, tandis que d’autres font moins attention.» Aujourd’hui, environ 500 centres pratiquent la chirurgie bariatrique en France. Et de l’avis des spécialistes interrogés, les qualités de suivis pré et post-opératoires ne sont pas équivalentes selon les établissements. La Société française et francophone de chirurgie de l’obésité (Soffco) recense d’ailleurs sur son site Internet, les centres reconnus par la profession.

Source : Le Figaro Santé

Début de la discussion - 15/05/2018

La France pratique-t-elle trop de chirurgies de l’obésité ?
Membre Carenity
Posté le
Bon conseiller

Bonjour .J'ai eu droit a une sleeve le 22 nov 2013. J'ai perdu 27 kg en 5.5 mois puis repris 17 kg qui bout du 6e mois!

Pourquoi???

En 2014 mon médecin m'a dit d opter pour un by pass. J'ai vu tout un tas de spécialistes et ce pendant 2annees.. j au eu droit au by pass le 15 nov 2016 (en meme temps jai fais une occlusion intestinale) .mon chirurgien m à dit que ma sleeve avait été mal réalisée d ou la re prise de poids.

J'ai passé 10 jours à l hôpital donc 1 en soins intensifs .

J'ai passé 1 journée en mai 2017 en endocrinologie pour voir si tout allait bien.

Je n'ai revu personne depuis cette dernière date!

J'ai rappelé en février 2018 sur conseil de mon médecin traitant. Je revois un médecin jeudi 17 mai...

Je sais pas pourquoi on n'est pas plus suivi ?

C'est quand même une grosse opération.

La France pratique-t-elle trop de chirurgies de l’obésité ?
Membre Carenity
Posté le

Bonjour à toutes et à tous,

[Propos modérés par l'administrateur]

Bien à vous tous et toutes

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