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Diabète de type 1 : “Je suis vraiment fière d’avoir un impact positif sur la communauté DT1 !”

Publié le 1 déc. 2021 • Par Candice Salomé

Virginie, dite Aubépine sur les réseaux sociaux, est atteinte du diabète de type 1 depuis ses 10 ans. Après avoir connu “un ras le bol” au sujet de ses traitements et du diabète en tant que tel, elle a fini par accepter la maladie et à se livrer sur les réseaux sociaux afin d’extérioriser son mal-être. Les retours positifs reçus l’ont poussée à créer son entreprise, “Le Jardin d’Aubépine”, visant à égayer le quotidien des personnes touchées par le diabète de type 1. Elle se livre dans son témoignage pour Carenity. 

Découvrez vite son histoire ! 

Diabète de type 1 : “Je suis vraiment fière d’avoir un impact positif sur la communauté DT1 !”

Bonjour Virginie, vous avez accepté de témoigner pour Carenity et nous vous en remercions.

Tout d’abord, pourriez-vous nous en dire plus sur vous ? 

Je m’appelle Virginie, j’ai 30 ans, je vis à côté de Nancy avec mon futur mari et nos 2 chiens. 

Dans la vie, j’adore tout ce qui touche à la mode et à la décoration, et je suis également passionnée par mon métier que j’exerce depuis 4 ans maintenant. 

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Vous êtes atteinte du diabète de type 1. Pourriez-vous nous dire de quelle façon la maladie s’est installée dans votre vie ? Quel âge aviez-vous ? Quels ont été vos premiers symptômes ? 

Je suis diabétique de type 1 depuis l’âge de 10 ans. À l’époque, je buvais et urinais beaucoup, au point où j’en ai refait « pipi au lit ». Ce sont mes parents qui ont été alertés par ces symptômes et qui ont pris l’initiative de me faire faire une prise de sang. 

Combien de médecins avez-vous rencontrés ? Qu’avez-vous ressenti à l’annonce de ce diagnostic ? 

Je m’en souviens comme si c’était hier, le jour de la découverte, peu de temps après la fameuse prise de sang. Je jouais à une chasse au trésor au centre aéré, je m’amusais comme une folle, jusqu’à ce que je vois mes parents arriver en pleurs

Ils venaient m’annoncer que j’étais diabétique de type 1 et qu’ils devaient m’emmener à l’hôpital. Je n’avais jamais entendu parler de cette maladie mais leur angoisse m’a tout de suite été transmise. 

Je ne me rappelle pas combien de médecins j’ai vus ce jour-là, ce sont surtout mes parents qui ont dû apprendre à gérer pour moi

A l’annonce du diagnostic, avez-vous pu avoir toutes les informations nécessaires quant au diabète ? Qu’avez-vous mis en place pour combattre la maladie du mieux possible ? 

Je ne sais pas si toutes les informations m’ont été transmises, en tout cas, mes parents ont tout fait pour en savoir le plus possible, afin que nous puissions vite sortir de l’hôpital. 

Par contre, à l’époque, on parlait toujours de “régime diabétique” et il n’y a malheureusement pas possibilité de suivre des ateliers d’insulinothérapie fonctionnelle sur Nancy. 

Quel est l’impact du diabète de type 1 sur votre vie professionnelle et personnelle ? 

Je n’ai jamais eu de soucis dans le milieu professionnel ou personnel avec un diabète de type 1. Durant mon adolescence, je ne voulais pas en parler, ni le montrer, mais ça ne m’a jamais empêchée de vivre comme tout le monde

Par contre, la charge mentale est omniprésente et est parfois difficile à surmonter.

Vous êtes active sur les réseaux sociaux. Pourriez-vous nous dire ce qui vous a poussé à parler de votre parcours face à la maladie sur les réseaux sociaux ? Quels messages voulez-vous faire passer ? 

J’ai parlé de mon quotidien avec le diabète sur les réseaux lorsque j’ai commencé à mieux vivre avec. 

En effet, j’étais dans une phase compliquée, un ras-le-bol qui me faisait m’injecter de l’insuline sans vérifier ma glycémie au préalable, c’était très difficile.  

Lorsque j’ai commencé à me livrer (à mon conjoint) et arrêter de garder tout ce mal-être en moi, j’ai commencé à aller mieux et j’ai eu envie d’aider les autres à en faire de même.

Je suis vraiment fière d’avoir un impact positif sur la communauté DT1. 

De plus, je n’évoque pas QUE le diabète sur mes réseaux, je veux montrer que la vie passe bien avant la maladie, en parlant des choses qui me passionnent et des instants du quotidien. 

De plus, vous avez fondé Le Jardin d’Aubépine, boutique en ligne d’objets (stickers, coques…) pour égayer le quotidien de personnes touchées par le diabète. Pourriez-vous nous en parler ? Comment est née l’idée de créer votre marque ? 

Après avoir créé ma chaîne YouTube Aubépine visant à parler de la maladie de façon positive, j’ai eu énormément de messages positifs de personnes vivant avec le diabète et de leurs proches. Tous me disant que cela leur faisait du bien et qu’ils se sentaient moins seuls face à la maladie.  

J’ai donc décidé d’aller plus loin en allant jusqu’à égayer leur quotidien en fondant la boutique en ligne Le Jardin d’Aubépine

Les accessoires que l’on retrouve permettent de customiser le matériel que l’on utilise quotidiennement, ils les rendent plus jolis et leur donnent un aspect moins médical. Ils apportent également un regard différent sur nos dispositifs, surtout quand ceux-ci sont exposés durant les périodes estivales. 

Au final, ces accessoires dédramatisent la maladie et aident à mieux vivre avec son diabète. 

Combien de temps cela vous a pris depuis l’idée du projet jusqu’à son aboutissement ? Quelles ont été les différentes étapes de construction de votre marque ? 

Il y a bien évidemment eu les étapes d’étude de marché, de faisabilité… mais l’envie était si présente que tout s’est fait très rapidement.  

En à peine quelques mois, www.lejardindaubepine.fr était en ligne et opérationnel. 

Mes abonnés grandissaient, la communication était donc simple à mettre en place. 

Une chose importante, pour moi, était que tout soit fabriqué en France et de pouvoir travailler le plus possible avec des entreprises locales. C’est toujours le cas aujourd’hui et cela me procure une fierté supplémentaire

Avez-vous rencontré certaines difficultés pour mener à bien votre projet ? Si oui, lesquelles ? 

Le fait d’avoir 1000 idées à la seconde est très frustrant car, gérant une bonne partie de ma marque seule, il est très difficile de pouvoir tout mettre en place. 

Le fait de toujours penser « diabète » peut parfois être étouffant également, mais les retours extrêmement positifs me donnent la force de continuer et de vouloir aller encore plus loin. 

Enfin, quels conseils pourriez-vous donner aux membres Carenity également touchés par le diabète de type 1 ? 

Je conseille à toutes les personnes ayant une maladie chronique de ne pas tout garder pour elles mais de se livrer, à un proche, à sa famille, au personnel soignant ou autre. Je leur recommande vivement, également, de se rencontrer entre eux car cela fait énormément de bien de voir que nous ne sommes pas seuls et que nous partageons le même quotidien. 

Un dernier mot ? 

Soucieuse d’apporter de la gaieté aux gens et adorant faire leur connaissance en présentiel, des ateliers de customisation de coques et stickers verront le jour début 2022 dans nos locaux à Nancy


Un grand merci à Virginie pour son témoignage ! 

Ce témoignage vous a-t-il été utile ? 

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Prenez soin de vous ! 


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avatar Candice Salomé

Auteur : Candice Salomé, Rédactrice Santé

Créatrice de contenus chez Carenity, Candice est spécialisée dans la rédaction d’articles santé. Elle a une appétence particulière pour les domaines de la psychologie, du bien-être et du sport.

Candice est... >> En savoir plus

4 commentaires


Hookette • Membre Ambassadeur
le 02/12/2021

Bonjour @Aubépine‍ Merci pour votre témoignage - Même si je ne suis pas impacté directement je connais des membres de ma famille de toucher comme certains de mes collègues et amis - 


mvedeel
le 02/12/2021

Les médecins diabétologues devraient apprendre à mieux communiquer avec leurs patients et, surtout, tenter de tout faire pour dédramatiser et rassurer et ne pas trop insister et trop mettre en garde les patients sur les aspects négatifs.
Bien sûr, ces derniers doivent être connus des "malades" mais il ne faut pas que le thérapeute n'informe que de ça.
En 1974, lorsque j'ai été diagnostiqué DID, le diabétologue ne m'a informé quasi uniquement que des complications ! A l'issue de la consultation, n'ayant pas la possibilité, pour raisons professionnelles, de revenir pour une nouvelle consultation, j'ai crû que ma vie se terminerait à très court terme ou que très vite je deviendrais aveugle ou serais amputé, etc.
Il m'a fallu 2 bonnes années et la rencontre avec un médecin généraliste (très à l'écoute) pour parvenir à dédramatiser et retrouver une vie quasi normale. J'ai alors progressivement repris la pratique régulière du sport : golf, squash et jogging. Grâce à cela et une alimentation normalement équilibrée, près d'un demi siècle plus tard je suis toujours vivant et en pleine forme ! A la lecture de mes bilans sanguins trimestriels, personne ne pourrait deviner que ... je suis DID !


pascal1960
le 02/12/2021

bravos a toi aubépine et courrage pour la suite et merci 


Tantvalacruche
le 02/12/2021

Beau travail pour remonter le moral des DID1 et merci pour votre témoignage. Je plussois quant à la charge mentale conséquente, la nécessité de partager nos difficultés et nos états d'âme avec nos proches. J'ai en même temps découvert votre site web de vente en ligne, et il y a de quoi enjoliver les matériels que nous sommes obligés de porter. 

Merci !

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