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Être en bonne santé avec une maladie chronique : est-ce vraiment possible ?

Publié le 7 avr. 2026 • Par Candice Salomé

Vivre avec une maladie chronique, c’est souvent apprendre à composer avec l’imprévisible. Douleurs, fatigue, traitements, rendez-vous médicaux… le quotidien peut être rythmé par des contraintes difficiles à anticiper. 

Dans ce contexte, une question revient souvent : peut-on encore se considérer en bonne santé quand on est malade ? 

Pour beaucoup, la réponse semble évidente. Et pourtant, de plus en plus de patients et de professionnels de santé défendent une autre vision : celle d’une santé qui ne se résume pas à l’absence de maladie, mais qui repose sur un équilibre plus global. 

Se sentir bien dans son corps, maintenir une vie sociale, continuer à se projeter… autant de dimensions qui redéfinissent aujourd’hui ce que signifie “être en bonne santé”.

Être en bonne santé avec une maladie chronique : est-ce vraiment possible ?

Une nouvelle définition de la santé 

La santé comme équilibre 

Aujourd’hui, la santé est de plus en plus envisagée comme un état d’équilibre entre différentes dimensions : physique, mentale et sociale. 

Une personne peut vivre avec des symptômes ou un traitement au long cours, tout en conservant une qualité de vie satisfaisante. 

Cette vision permet de sortir d’une approche binaire “malade / en bonne santé” pour adopter une perspective plus réaliste et plus inclusive. 

Une expérience subjective 

Le sentiment d’être en bonne santé est propre à chacun. Pour certains, cela signifie ne pas ressentir de douleur. Pour d’autres, cela peut être la capacité à travailler, à maintenir des relations sociales ou à poursuivre ses projets

Ainsi, deux personnes atteintes de la même maladie peuvent avoir une perception très différente de leur état de santé. 

Vivre avec une maladie chronique : s’adapter au quotidien 

Composer avec les symptômes 

Les maladies chroniques peuvent s’accompagner de douleurs, de fatigue, de limitations physiques ou de contraintes liées aux traitements

Ces éléments influencent le quotidien et nécessitent souvent des ajustements. 

Apprendre à reconnaître ses limites, à anticiper les périodes difficiles et à adapter son rythme est une étape importante dans la gestion de la maladie. 

Continuer à vivre, autrement 

Vivre avec une maladie chronique ne signifie pas renoncer à ses projets, mais parfois les repenser

Certaines activités peuvent être adaptées, d’autres réorganisées, mais il reste possible de maintenir une vie personnelle, sociale et professionnelle

Cette capacité d’adaptation est au cœur du bien-être

L’impact psychologique : un enjeu central 

Accepter sans se résigner 

L’annonce d’une maladie chronique peut bouleverser les repères. Elle peut susciter des émotions variées : incompréhension, colère, tristesse ou peur de l’avenir. 

Avec le temps, certaines personnes parviennent à trouver une forme d’acceptation, qui ne signifie pas renoncer, mais apprendre à vivre avec la maladie

Préserver sa santé mentale 

La santé mentale joue un rôle essentiel dans la qualité de vie. L’anxiété, la fatigue émotionnelle ou le sentiment d’isolement peuvent accompagner certaines pathologies. 

Un accompagnement psychologique, des échanges avec d’autres patients ou un soutien de l’entourage peuvent aider à mieux traverser ces périodes. 

Devenir acteur de sa santé 

Mieux comprendre pour mieux agir 

L’accès à l’information permet aux patients de mieux comprendre leur maladie, leurs symptômes et leurs traitements. 

Cette connaissance favorise une plus grande autonomie et une meilleure capacité à prendre des décisions adaptées à sa situation

Une relation plus collaborative avec les soignants 

La relation patient-soignant évolue vers un modèle plus participatif. Le patient est désormais considéré comme un acteur de sa santé. 

Cette collaboration permet d’ajuster les traitements et les stratégies de prise en charge en fonction des besoins et du vécu de chacun. 

Trouver son propre équilibre 

Une santé qui s’adapte à chacun 

Il n’existe pas une seule manière d’être en bonne santé avec une maladie chronique. Chaque parcours est unique. 

Certaines personnes privilégient la stabilité des symptômes, d’autres la qualité de vie ou le maintien de leurs activités. 

Une vision plus globale de la santé 

Aujourd’hui, la santé ne se limite plus à des indicateurs biologiques. Elle inclut également le bien-être, les relations sociales, l’autonomie et la capacité à se projeter dans l’avenir

Dans ce contexte, une personne atteinte de maladie chronique peut tout à fait se sentir en bonne santé. 

Conclusion 

Être en bonne santé avec une maladie chronique peut sembler paradoxal, mais cela correspond à une réalité vécue par de nombreuses personnes. 

Il ne s’agit pas de nier la maladie, mais d’apprendre à vivre avec elle, à s’y adapter et à préserver son équilibre. 

Finalement, la santé n’est pas un état figé, mais un processus dynamique, propre à chacun. 

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avatar Candice Salomé

Auteur : Candice Salomé, Rédactrice Santé

Créatrice de contenus chez Carenity, Candice est spécialisée dans la rédaction d’articles santé. Elle a une appétence particulière pour les domaines de la psychologie, du bien-être et du sport.

Candice est... >> En savoir plus

2 commentaires


aquarella
le 07/04/2026

pour moi être actrice de ma santé, c'est trouver des solutions autres que la médecine allopathique, la psychogénéalogie et les constellations familiales, m'a permis d'arrêter 10 psychotropes que je prenais par jour. Comme j'ai beaucoup grossi avec ces médicaments et que leur arrêt ne m'a pas fait perdre 100 gramme, j'ai eu de l'hypertension, du diabète de type 2, bref je prenais des médicaments à cause des effets secondaires des psychotropes, et par hasard, quand j'ai appris que j'avais une co infection de lyme, la babésiose j'ai suivi le conseil de ma spé de lyme et j'ai commencé le régime sans gluten, sans lait et sans sucre qui devait améliorer ma santé, moins de fatigue, moins de douleur, plus de sueur car la babésiose est une maladie comme le palu qui provoque des "fièvres froides" des sueurs sans température, et avec ce régime mon diabète est descendu au point de ne plus avoir besoin du metformine depuis des années, bizarrement je n'ai plus d'hypertension non plus, plus de migraine, et plus de douleur d'arthrose, uniquement si j'ai le malheur de manger des traces de lait, par exemple ce we ma fille a manger des croissants au fromage, et j'ai eu les douleurs car j'ai du utiliser son assiette, il devait rester des traces, par exemple certain raisin sont traité avec du lait et ça me provoque les douleurs, tout ça pour dire que oui, je suis fragile moralement, j'ai des douleurs parfois, je suis en obésité morbide, mais je me bat pour aller mieux, et c'est rarement grace à la médecine allopathique, parce que je suis très douée pour avoir des maladies non reconnues en France, donc pas remboursée, mais reconnue en Allemagne, dans ma prochaine vie je voudrais vivre en Allemagne lol


Emmbernard • Membre Ambassadeur
le 07/04/2026

Bonjour Candice, Merci pour ce sujet et je suis bien d'accord sur les différents thèmes que vous abordez.

*Vivre avec une maladie chronique : s’adapter au quotidien.  On doit accepter ces limites et aussi se donner des buts. J'ai beaucoup progressé et aussi en étant bien compris de ma rhumatologue, nous avons réussi à arrêté la cortisone à une époque, puis arrêté le plaquenil récemment qui me faisait des effets indésirables. J'ai compenser différemment en étant mieux. Je marche plutôt facilement 5kms alors que c'était impossible.... cela fait parti de mes buts, tout comme rebricoler et cela contribue à mon bien-être mental.....

*Elle inclut également le bien-être, les relations sociales, l’autonomie et la capacité à se projeter dans l’avenir. 

J'ai gardé en tête des relations, me rattaché à de nouvelles activités pour maintenir un lien social, c'est aussi pour me préparer à retraite et du coup ma maladie aussi.

*Être en bonne santé avec une maladie chronique peut sembler paradoxal, mais cela correspond à une réalité vécue par de nombreuses personnes. 

Je peux dire que je suis dans cette catégorie ou même mes proches oublient que je suis handicapé, la maladie me le rappelle malgré tout. Ce que je ne fais pas maintenant, pas grave je le ferai plus tard...

Il est très bien votre article et il peut aider. Je peux dire que j'ai de la chance d'aller mieux et que j'irai encore mieux.. Même si cela semble utopique, la maladie nous apprend à faire différemment les choses, et des activités que je ne faisais pas avant. Comme lire ou autres..

Bonne soirée

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