Vivre avec un infarctus du myocarde

Un patient ayant vécu un infarctus peut reprendre sa vie normale avec le temps. C'est surtout la peur qui fait que les patients se voient contraints de limiter leur activité.
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Il est important de rappeler que les personnes qui ont été victimes d’un infarctus ne sont pas invalides, et qu’un cœur endommagé guérit, de la même manière qu’un os fracturé. Chaque mois passé améliore les perspectives : les statistiques démontrent qu’à partir de dix ans après l’infarctus, l’espérance de vie du patient redevient égale à celle d’une personne qui n’a jamais subi d’attaque cardiaque.

Les patients se voient cependant contraints de limiter leur activité à cause de douleurs occasionnelles ou d’essoufflements. Si ces symptômes se manifestent, il faut en parler à son médecin, qui prescrira probablement des médicaments pour alléger ces symptômes ; ou, dans certains cas, une intervention chirurgicale peut être nécessaire.

La vie juste après l'infarctus

En revanche, c’est surtout la peur qu’un autre infarctus ne survienne qui empêche la plupart des personnes à reprendre une vie normale. Il est cependant important de revenir à cette normalité, et il n’est pas nécessaire de trouver un travail avec moins de responsabilités, ou encore de passer en mi-temps. Il n’existe en effet aucune preuve que ce genre de choix puisse améliorer la santé du patient.

Prévention de l'infarctus et adaptations

En effet, il faut quand même modifier son mode de vie qui est responsable d’une charge excessive sur les coronaires. Si le patient est affecté, par exemple, d’hypertension, qui peut le prédisposer à des maladies du système circulatoire, le médecin va chercher à traiter médicalement le problème. Cependant, dans la plupart des cas, on ne sait pas pourquoi certains sont affectés de maladies coronariennes et d’autres non. Il existe alors certaines normes comportementales que la plupart des médecins conseillent car ils pensent qu’elles peuvent réduire le risque d’éventuelles crises cardiaques récidivistes :
- Ne pas fumer ;
- Maintenir son poids dans les limites de la norme et s’assurer que son régime alimentaire soit le plus possible privé de graisses ;
- Faire régulièrement du sport ;
- Eviter les rapports sexuels durant 4 à 5 semaines après la crise cardiaque, mais ensuite, la vie sexuelle du patient peut redevenir totalement normale ;

Si la personne n’est pas habituée à faire des efforts physiques intenses, il faut y aller progressivement. Il est aussi important de choisir une activité physique adéquate à son âge (marche, nage, vélo, course à pieds), et surtout chercher une activité qui soit un plaisir. En effet, un mode de vie actif permet de protéger les coronaires, mais si celui-ci devient contraignant et stressant, il n’aura aucun bénéfice sur ces dernières.

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