Infarctus du myocarde et exercice physique

Contrairement à l'idée indiquant que le repos est l'idéal pour les personnes ayant vécu un infarctus, on sait aujourd'hui que la pratique d'une activité physique peut aider à améliorer le quotidien des patients et éviter le risque de recidives.
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Durant de nombreuses années, les cardiologues ont pensé que le repos était la meilleure solution suite à un infarctus du myocarde. Ils prescrivaient ainsi un mois entier de repos comme traitement. C’est au cours de la dernière décennie que les choses ont totalement changé et l’exercice physique est désormais prescrit comme prévention primaire de la cardiopathie ischémique, mais aussi comme réhabilitation et prévention secondaire suite à un infarctus du myocarde, une angioplastie et un pontage coronarien.

Dans le contexte de la cardiopathie ischémique, l’activité physique occupe en effet un rôle important, que ce soit dans la prévention primaire, dans la réhabilitation post infarctus du myocarde ou dans la prévention secondaire.

De nombreuses données épidémiologiques et évidences scientifiques confirment que la sédentarité, ou bien une activité physique limitée, engendrent un risque supérieur de maladies ischémiques cardiaques. Ainsi, on estime qu’environ 60 à 80% des adultes aujourd’hui ne pratiquent pas une activité physique suffisante en mesure d’assurer des effets bénéfiques sur la santé.

Sport et syndrome coronarien aigu

L’exercice physique contrôlé et adapté au patient constitue une importante thérapie suite à un infarctus du myocarde et permet de réduire la mortalité et même le nombre de nouveaux évènements cardiovasculaires d’environ 20 à 25%, ce qui correspond aux résultats d’autres traitements médicamenteux. Un programme d’activité physique à suivre dans le temps constitue un pilier dans la prévention secondaire de l'infarctus du myocarde.

De nombreuses études ont ainsi permis d’identifier les mécanismes biologiques qui aident à expliquer les effets protecteurs ou préventifs de l’exercice physique face au risque cardiovasculaire, dont notamment :
- Les effets sur la coagulation ;
- Une amélioration de la fonction endothéliale ;
- Des effets de protection sur l’arythmie ;

L’exercice physique permet aussi la réduction de l’appétit, la réduction de l’envie de fumer, la réduction du stress et augmente la sensation de bien-être. Tous ces facteurs interviennent directement dans la prévention de l’infarctus du myocarde