Symptômes de l'épilepsie

Le grand public assimile très souvent l’épilepsie à la grande crise tonico-clonique convulsive généralisée qui se traduit par une perte de connaissance brutale.
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Celle-ci est souvent précédée d’un cri, d’une contraction musculaire généralisée, de secousses de l’ensemble du corps, de morsures de la langue, yeux révulsés, etc. Cette crise est suivie d’un retour progressif à une conscience normale après une période de confusion puis d’abattement.

Cette vision trop limitée de la crise d’épilepsie est celle qui impressionne le plus par son côté spectaculaire. En réalité, les symptômes cliniques – la manifestation de la crise – se manifestent par des crises dont la forme varie en fonction de la localisation de la décharge électrique, mais aussi du caractère très localisé ou diffus de cette décharge.

Différentes formes d'expression de l'épilepsie

On observe ainsi des symptômes aussi divers que :
- Les crises partielles : elles n’affectent que certaines parties du corps et se traduisent par des troubles moteurs, des troubles sensoriels et sensitifs, des troubles de la mémoire ou de la conscience. Certaines crises partielles peuvent évoluer vers une crise généralisée;
- Des absences : le sujet semble coupé du monde, le regard fixe et ne réagit plus aux stimuli extérieurs pendant quelques secondes ;
- Des contractions musculaires involontaires : les myoclonies ;
- Des mouvements anormaux (ou automatismes) : mâchonnements, mouvements plus ou moins coordonnés des membres, rotation de la tête et des yeux ;
- Des hallucinations sensorielles : visuelles, auditives, olfactives, gustatives ;
- Des impressions de « déjà vu », de rêve ;
- Des crises de contenu purement psychique ou émotionnel : brève peur, accès de rire, pensée forcée, etc.

Le diagnostic de la maladie procède avant tout de la description détaillée de la manifestation de la crise par le patient ou un de ses proches au médecin. Ce dernier cherchera à valider son diagnostic via différents moyens : techniques neuroradiologiques comme le scanner et l'imagerie par résonance magnétique (IRM) ou par un électroencéphalogramme (EEG).

Par conséquent, compte tenu des multiples formes d’expression des crises et de leur évolution, il faut bien parler « des » épilepsies.

Article rédigé sous la supervision du Dr. Henri RUBINSTEIN, spécialiste des explorations neurologiques à Paris.

Sources : Fondation Française pour la Recherche sur l'Epilepsie

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