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Dépendance à l’alcool : quels effets indésirables sur la santé et le quotidien ?
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Candice.S
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Candice.S
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Dernière activité le 12/03/2026 à 20:24
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Bonsoir @Sammi13,
Bienvenue sur le forum et merci pour votre question. Les effets indésirables de l’alcool, en particulier lorsqu’il s’agit d’une consommation problématique ou d’une dépendance, peuvent être multiples et toucher à la fois le corps, le psychique et la vie quotidienne. Il est tout à fait normal de chercher à mieux comprendre ce que l’alcool peut provoquer ou aggraver.
Sans entrer dans des explications médicales détaillées, beaucoup de personnes concernées évoquent, selon leur vécu :
- une fatigue importante, des troubles du sommeil,
- des changements d’humeur, anxiété, irritabilité ou état dépressif,
- des difficultés de concentration et de mémoire,
- des répercussions sur la santé physique (digestive, hépatique, cardiovasculaire…),
- et parfois un impact fort sur les relations, le travail et l’estime de soi 😔.
Cet espace permet surtout de partager des expériences personnelles, chacun à son rythme, sans jugement.
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Si certains membres souhaitent répondre, ils peuvent par exemple partager :
- les effets qu’ils ont ressentis avec l’alcool dans leur parcours,
- ce qui leur a fait prendre conscience d’un problème,
- ou ce qui les a aidés à mieux comprendre les impacts de l’alcool sur leur vie 🌱.
Merci pour votre message, et n’hésitez pas à parcourir les discussions existantes : vous y trouverez peut-être déjà des témoignages qui résonnent avec vos questions.
Bien à vous,
Candice de l'équipe Carenity
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Candice.S
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Weetamoo
Membre AmbassadeurBon conseiller
Weetamoo
Membre Ambassadeur
Dernière activité le 13/03/2026 à 01:42
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Patient, Trouble bipolaire depuis 2026
Autres maladies : Dépendance à l'alcool, Troubles du comportement alimentaire + 2 autres maladies
269 commentaires postés | 7 dans le forum Dépendance à l'alcool
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@Candice.S et @Sammi13
En effet, il y a énormément de choses à dire sur l'alcool ! Un puits sans fond ! Comme la bouteille (facile).
Suivons Candice, donc 🙂 :
1. Effets ressentis par les membres avec l’alcool dans leur parcours :
J'ai commencé à boire tous les jours en 2010, alors que j'entamais une reprise d'études en Master 2 + Prépa Concours. J'avais 34 ans, mère de famille quasi solo, etc... Dur dur . Gros boulot + grosse pression auto-imposée car réussite = indépendance financière = rupture enfin possible avec père de mon fils = LIBERTÉ = VIE ! Au début, un verre tous les soirs, pour faire redescendre cette pression. Whisky-coke 50/50, mais pas encore trop de whisky. Détente. Récompense. Apaisement. Effet anxiolytique. Et puis progressivement, pendant les congés et les week-ends, un verre de plus, le midi. Aïe.
Lucidité qui m'a toujours caractérisée = réaction immédiate = consult' psychiatre = déballage de toutes mes casseroles (12 milliards) et en conclusion de ce 1er entretien : "Et là maintenant, je crois que je suis en train de devenir alcoolique." Allez, c'est parti, en route pour un long chemin.
Augmentation en quantité et en fréquence très très progressive au fil des ans. D'abord faibles conséquences sur vie familiale, sociale, professionnelle. Et puis 1er plongeon en 2016 : rupture avec père de mon fils très très conflictuelle. L'enfer. Alcool comme effet anesthésiant. Chaque jour de plus en plus. Fatigue induite par alcool + désespoir de la situation = 1er arrêt de travail. Début de la fin. La suite est trop longue à raconter. Juste descente aux enfers, aggravée par des facteurs extérieurs.
À la fin, l'alcool était juste devenu une habitude toxique qui me tuait à petit feu. Mon cerveau réclamait sa nourriture, comme un chien son os à ronger. Physiquement, "pas trop" de symptômes, mais je tenais la barre, peut-être parce que j'étais encore jeune (?) et que (étrangement), je faisais encore pas mal de sport. Mais toujours plus fatiguée, toujours moins concentrée. + des compulsions alimentaires après alcoolisation , sans doute liées à mes antécédents de TCA + jeune.
Le pire : de + en + souvent, se lever le matin SANS LE MOINDRE SOUVENIR de ce que l'on a dit ou fait la veille. L'horreur. La honte. La culpabilité.
2. Ce qui qui leur a fait prendre conscience d’un problème
DANS LE DÉSORDRE :
Comme dit plus haut, ma lucidité, dès le début. Confirmée par le psy que j'ai trouvé drôlement urgent de consulter.
Le père de mon fils, dont le propre père était malheureusement alcoolique et violent, m'a dit un jour : "Il ne faut pas prendre d'habitudes avec l'alcool." Wouha, pour une fois dans sa vie, ce type disait un truc intelligent ! Du coup, comme je n'en avais pas l'habitude de sa part, je ne l'ai pas écouté, hein, AU CONTRAIRE ! C'était pas mal dit, pourtant. En vrai, je savais pertinemment qu'il avait raison, mais par principe, pas question de lui obéir.
Mon petit garçon, surtout, presque 12 ans à l'époque, m'a dit un jour, alors que je me servais un verre : "Maman, s'il te plaît ne bois pas. Je sais que si tu bois, c'est que tu ne vas pas bien." Quand ces mots sortent tout à coup de la bouche de l'être qui compte le plus au monde pour vous, VOTRE ENFANT, c'est pire qu'un coup de poignard, ça vous déchire et pour toujours. La preuve. C'est gravé.
3. Toujours pour suivre Candice : Ce qui les a aidés à mieux comprendre les impacts de l’alcool sur leur vie
Bon bah, au risque de passer pour prétentieuse et ça m'est bien égal, ma constante et désespérante lucidité.
De toute évidence, mon psychiatre rencontré en 2010 et l'addictologue vers qui il m'a rapidement orienté. À EUX DEUX, ILS M'ONT PROBABLEMENT SAUVÉ LA VIE. Et pourtant, à certains moments, ils ne donnaient pas cher de ma peau, ils me l'ont dit plus tard. Mes deux super-stars ❤.
Et puis, très important, j'ai fait trois sevrages dans unité spécialisée du CHU. Le premier m'a beaucoup appris sur le principe de l'addiction en général, les effets de l'alcool sur le cerveau, etc... Les deux suivants, bon, des redites. Les deux postcures que j'ai faites ? Bof, pas trop d'intérêt sur le plan intellectuel, mais quand même 2 x 6 semaines d'abstinence de gagnées. Toujours ça de pris sur l'ennemi. Je n'ai jamais été dépendante physiquement de l'alcool, mais psychologiquement, ça oui. Et c'est le plus long à traiter, tout le monde sait ça.
SURTOUT, ENCORE ET PLUS QUE JAMAIS : mon garçon. NON, plus besoin qu'il me le dise. Pour lui , parce qu'en tant que mère je le lui dois, désormais je maintiendrai toujours la barre, même si (pardon) j'en chie souvent. Plus jamais il ne verra sa mère comme une loque.
Pour conclure ? L'alcool est un poison vicieux qui vous dévore insidieusement. Peu lui importe le temps que cela prendra. L'alcool est patient. C'est un poison pervers qui nuit petit à petit et finit par tout anéantir : votre vie familiale, amicale et professionnelle, et jusqu'à ce que vous êtes, vous, en tant qu'être. Un poison en vente libre, à grands renforts de publicité, et Vive la France !
S'il n'abîme pas vos organes, à coup sûr il aura votre âme. Faites gaffe.
Weetamoo
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Alphamauve
Membre AmbassadeurBon conseiller
Alphamauve
Membre Ambassadeur
Dernière activité le 12/03/2026 à 18:21
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160 commentaires postés | 11 dans le forum Dépendance à l'alcool
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Bonsoir @Sammi13 ,
Petite précision sur la dépendance alcoolique d'abord. C'est une maladie de la liberté précisait très justement un psychiatre addictologue dans un récent débat télévisé. Et je partage tout à fait ce point de vue. La dépendance n'est pas liée à la quantité d'alcool consommé mais à la perte de liberté de se passer de consommer autre chose. C'est lorsque l'obsession de consommer prend le dessus sur tout le reste qu'est installée la dépendance.
Personnellement j'ai longtemps bu de l'alcool de manière festive entre l'âge de 15 ans et 30 ans. Mais insidieusement la dépendance commençait à s'installer jusqu'à ce que je sois sévèrement dépendant pendant près de 30 ans. Tout y est passé alors.
- fêtes de familiales ou amicales totalement gâchées par l'ivresse, les discours incohérents et souvent grossiers, les entêtement dans les discussions et au final les retours à la maison assurés en voiture par ma femme.
- week-ends passés devant mes packs de bière à passer mes après- midis et mes nuits à < cuver >.
- arrêt de toute activité sportive, culturelle, sociale. Arrêt du bricolage.
- sur le plan professionnel, irritabilité avec mes collègues de travail et perte considérable de mes capacités intellectuelles et de mes capacités de concentration. Un désastre absolu.
- enfin sur le plan familial, un désintérêt complet pour ma femme et mes enfants en qui je ne voyais que des empêcheurs de boire en rond lorsqu'il s'inquiétaient à juste titre de la dégradation de mon état de santé.
Le déclic pour me décider à soigner mon alcoolisme ? En 2011, je suis en pleine dépression bipolaire ( je suis bipolaire de type 1). Mes capacités intellectuelles se dégradent à vitesse grand V. Je prend enfin conscience que je suis totalement sous emprise de l'alcool et que cela perturbe également tous les traitements médicamenteux que je prends pour la bipolarité. Je suis au fond du trou et je décide enfin de me faire hospitaliser en clinique pour réaliser mon sevrage physique et soigner ma dépression.
Comment ai-je mieux compris ma descente aux enfers? Après mon sevrage physique et à ma demande, j'ai effectué une post-cure de 5 semaines dans un centre d'addictologie. J'y ai croisé une remarquable équipe soignante composée d'un médecin alcoologue, de 3 psychologues addictologues, d'une nutritionniste et d'une équipe d'infirmières. Lors d'entretiens de groupe et d'entretiens individuels j'ai pû exposer tout mon parcours de vie et faire une profonde introspection de ma plus tendre enfance à l'âge adulte. J'ai compris les profonds héritages familiaux, sociaux, sociétaux et culturels qui avaient balisé mon parcours de vie jusqu'à la dépendance :
- un enfant né dans un pays vignoble qui de 5 ans à 15 ans buvait à chaque repas de l'eau colorée de vin rouge. Un enfant qui goutait du vin nouveau pendant la période des vendanges. Un enfant qui buvait de la bière pendant les fortes chaleurs de l'été.
- un lycéen à qui l'on sert de 15 à 18 ans 2 litres de bière pour 10 internes à chaque repas.
- un étudiant qui boit à chaque repas 1/2 litre de bière au restaurant universitaire.
- un adolescent qui ne connaît pas une boom, un bal, une troisième mi-temps de football sans alcool, pour être dans l'ambiance.
- enfin, à partir de 20 ans, un adulte indépendant financièrement qui suit les dictats de notre société ou convivialité et savoir-vivre sont souvent synonymes de consommation d'alcool.
Voilà comment à 30 ans environ, ma dépendance alcoolique était totalement installée.
Très amicalement.
Alphamauve.
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Sammi13
Sammi13
Dernière activité le 05/02/2026 à 11:39
Inscrit en 2026
Proche d'un patient, Diabète de type 1 depuis 2026
Autre maladie : Diabète de type 2
1 commentaire posté | 1 dans le forum Dépendance à l'alcool
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Bonsoir
Je découvre le site j aimerais savoir qu elles sont les effets indésirables sur une personne alcoolique merci