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« STOP, repose-toi » : le témoignage de Goldenpalace après une bouffée délirante

Publié le 9 oct. 2026 • Par Léonie Guerut

En 2023, Goldenpalace, mère de deux jeunes enfants, a vécu une bouffée délirante aiguë (BDA) qui a duré environ un mois et demi. Hallucinations, perte de contact avec la réalité, peur, puis dépression et anxiété : elle raconte les mois difficiles qui ont suivi et le long chemin qui lui a permis de reprendre le fil de sa vie.

« STOP, repose-toi » : le témoignage de Goldenpalace après une bouffée délirante

Avant mars 2023, Goldenpalace ne connaissait pas les bouffées délirantes. Sa vie était pourtant particulièrement intense. Elle travaillait 37 heures par semaine, s’occupait de ses deux jeunes enfants et de la maison, tandis que son mari était très souvent absent en raison de son travail.
« Je pensais pouvoir tout gérer toute seule », raconte-t-elle aujourd’hui.
Elle ne se considérait pas comme une personne susceptible de craquer. Jusqu’au jour où son équilibre a basculé.

Une vie sous pression avant l’épisode

Avant cette période, elle décrit une vie quotidienne particulièrement stressante, rythmée par le travail, les responsabilités familiales et le manque de sommeil.
Elle n’avait jamais entendu parler de ce type d’épisode et ne savait donc pas identifier ce qui était en train de lui arriver.
En 2023, elle est victime d’une bouffée délirante aiguë qui va durer environ un mois et demi. Pendant cette période, elle est confrontée à plusieurs types d’hallucinations : auditives, visuelles, sensorielles et gustatives.
Mais au moment où elles surviennent, elle ne comprend pas qu’il s’agit d’hallucinations.
« Je ne réalisais pas que j’étais en proie à des délires », explique-t-elle.
Ce sont d’abord ses proches qui remarquent que quelque chose a changé. Son comportement se modifie, elle a tendance à s’isoler et connaît des accès de colère.

« J’étais assaillie par de nombreuses voix »

Parmi les manifestations les plus marquantes de son épisode, Goldenpalace évoque les nombreuses voix qu’elle entend dans sa tête.
« J’étais assaillie par de nombreuses voix dans ma tête, sarcastiques, autoritaires et menaçantes. »
Ces voix prennent progressivement une place considérable dans son quotidien. Elle finit par croire ce qu’elles lui affirment.
À un moment particulièrement angoissant, elle est persuadée d’être victime d’une crise cardiaque et de risquer de mourir. Elle ressent alors physiquement ce qu’elle interprète comme les symptômes d’un infarctus.
Elle décrit également des hallucinations visuelles : des figures, des formes et des distorsions sur les visages des personnes qu’elle regarde.
Dans ces moments-là, ce qu’elle perçoit est pour elle totalement réel.
« J’étais sous l’emprise de ces voix, j’en suis venue à croire ce qu’elles affirmaient. »

« Je n’étais pas malade » : accepter les soins

Au début, Goldenpalace refuse le traitement qui lui est proposé. Dans son esprit, elle n’est pas malade et n’a donc aucune raison de prendre des médicaments.
Elle finit cependant par consulter un psychiatre. Après plusieurs rendez-vous, le professionnel lui explique que, pour se rétablir et faire disparaître les hallucinations, un traitement est nécessaire.
Un neuroleptique, la rispéridone, lui est alors prescrit, initialement à la dose de 1 mg.
Elle ne se souvient plus précisément du délai, mais constate progressivement que les voix disparaissent.
Au-delà du traitement, une autre chose va l'aider : comprendre ce qui lui arrive.
« Ce qui m’a aidée à tenir le coup, c’est le fait d’avoir mon médecin me dire que ce n’était qu’un épisode psychotique. »

Après la crise, la peur

Pour Goldenpalace, le plus difficile ne s’arrête pourtant pas avec la disparition des hallucinations.
C’est même après avoir pris conscience de ce qu’elle venait de vivre que la peur apparaît véritablement.
Les mois qui suivent sont marqués par une dépression, une anxiété importante et des pensées suicidaires qui s’intensifient.
Elle garde également une crainte persistante : celle de faire une nouvelle bouffée délirante.
Les échanges avec son psychiatre jouent alors un rôle important dans son rétablissement. Pouvoir poser des questions, comprendre la maladie et parler de ses inquiétudes l’aide progressivement à retrouver confiance.
« Avec le temps, mon état s’est amélioré. J’ai mis neuf mois pour me remettre. »

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avatar Léonie Guerut

Auteur : Léonie Guerut, Rédactrice Santé

Léonie est contributrice au sein de la communauté Carenity. Son rôle est de participer à la création et au partage de contenus informatifs, tout en contribuant aux échanges avec les membres de la plateforme. Elle... >> En savoir plus

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