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La grippe en douze questions

11 déc. 2017 • 2 commentaires

La grippe en douze questions

La grippe a beau être une maladie familière qui revient chaque hiver de décembre à mars, beaucoup d'idées reçues circulent à son sujet. Démêlez le vrai du faux.

rhume-grippe

Les virus de la grippe sont toujours les mêmes.

Faux. La grippe est due à une famille de virus qui comprend plusieurs types et sous-types. Ce ne sont pas forcément les mêmes qui sévissent d’une année à l’autre et différentes souches peuvent circuler en même temps. Ces virus ont, en outre, la particularité de muter facilement, ce qui oblige  à ajuster la composition du  vaccin chaque année.

La grippe est extrêmement contagieuse. 

Faux. Lorsqu’une personne grippée tousse ou éternue, les gouttelettes porteuses du virus peuvent être projetées à un mètre. «  Un individu grippé infecte en moyenne une personne et demie », estime le Pr  Bruno Lina, virologue au CHU de Lyon. Par comparaison, un  enfant atteint de la rougeole peut contaminer quinze à vingt personnes autour de lui.

Un malade est contagieux avant d’avoir les symptômes.

Vrai. La contagion démarre plus de douze heures avant l’apparition de la fièvre et des courbatures. « Un adulte restera contagieux encore deux ou trois jours, un enfant cinq à sept jours, un malade immunodéprimé plusieurs semaines  », explique le Pr Lina.

Fièvre + nez bouché = grippe.

Faux. Les différents virus respiratoires qui circulent en automne et en hiver donnent des symptômes d’allure grippale (fièvre, toux, nez bouché…). Lorsqu’il s’agit d’une vraie grippe, la fièvre monte souvent brutalement. «  Mais beaucoup de personnes font une “grippette” avec des symptômes atténués  », remarque le Dr Anne Mosnier, médecin généraliste et épidémiologiste. En réalité, il faudrait effectuer un prélèvement chez tous les patients pour confirmer la présence du virus. Le  nombre de cas annoncé est donc basé sur des estimations. L’an dernier, 1,9 million de personnes ont consulté un généraliste ou un pédiatre pour un syndrome grippal avec une fièvre supérieure à 39 °C.

Une grippe dure cinq jours. 

Vrai. «  L’épisode dure une petite semaine, un peu plus longtemps chez l’enfant. Les deux ou trois premiers jours sont les plus difficiles  », confirme le Dr  Mosnier. La fatigue et parfois la toux peuvent se prolonger plusieurs semaines.

Le paracétamol peut suffire. 

Vrai. En premier lieu, il faut bien se reposer et s’hydrater. Le paracétamol aide à faire tomber la fièvre et combattre les maux de tête. Il faut éviter l’aspirine chez les enfants grippés (risque de syndrome de Reye, une pathologie associant atteintes cérébrale et hépatique).

Il vaut mieux prendre des  antibiotiques. 

Faux. La grippe est une infection virale. Elle n’est pas sensible aux antibiotiques. «  En cas de grippe, les antibiotiques ne servent à rien et n’empêchent pas les surinfections. Pourtant, plus d’un tiers des médecins en prescrivent à des patients grippés », regrette le Pr L ina.

Le traitement antiviral ne sert à rien. 

Vrai/Faux. L’Organisation mondiale de la santé a récemment retiré l’oseltamivir (commercialisé sous le nom de Tamiflu) de la liste des médicaments essentiels. Cet antiviral peu efficace reste utile en prévention ou en traitement précoce, par exemple dans les maisons de retraite pour éviter la propagation du virus. Administré dans les 24 à 48  heures après l’apparition des symptômes, il  réduit en moyenne d’une journée l’épisode de grippe.

On peut mourir de la grippe. 

Vrai. Il est très rare de mourir directement des suites d’une grippe, par exemple d’une décompensation respiratoire. En revanche, la maladie peut avoir des conséquences graves chez des patients fragilisés par une pathologie chronique ou en cas de surinfection bactérienne. L’an dernier, 14 400 décès ont été liés à la grippe. Dans 91 % des cas, les personnes avaient plus de 75  ans.

Le vaccin suffit à se protéger. 

Faux. Selon les virus qui circulent, leurs mutations éventuelles et l’état de la personne, l’efficacité du vaccin varie mais ne dépasse pas 70 %. C’est chez les patients âgés, dont le système immunitaire est moins performant, qu’elle est la plus faible. En Europe, le vaccin 2016-2017 a été efficace à 27 % quel que soit l’âge : il a diminué d’autant le risque d’attraper la grippe. «  Le vaccin n’est pas parfait, reconnaît le Dr Mosnier. Mais si vous êtes fragile, combiner la vaccination et des mesures de protection comme se laver les mains, aérer son logement et éviter les lieux surpeuplés en période d’épidémie, c’est vous donner les meilleures chances de ne pas attraper la grippe. »

L’hygiène des mains est importante. 

Vrai. Pour limiter le risque de contagion, il faut éternuer dans un mouchoir que l’on jette ensuite (le virus y survit 8 à 12 heures) et se laver les mains à chaque fois. En général, l’eau et le savon suffisent. Mais on peut aussi recourir aux solutions hydroalcooliques. «  Elles permettent de stériliser temporairement les mains. Quatre à six fois par jour, c’est bien  », estime le Pr  Lina.

Le port du masque est recommandé.

Vrai. Lorsqu’on est malade, porter un masque, mais aussi rester à l’écart pendant quelques jours et éviter d’embrasser ses proches, limite les risques de contamination. C’est important, notamment pour les personnes qui côtoient un bébé, une personne malade ou âgée.

Et vous quelles sont vos astuces pour éviter la grippe et la soigner ?

Santé Magazine

Commentaires

le 15/12/2017

Bonjour @pseudo-masqué‍ 

Je constate que votre message est vide, avez-vous rencontré des difficulté pour poster un commentaire ? 

Bien à vous,

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