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Cinéma : un film pour rendre hommage aux infirmières

28 août 2018

Cinéma : un film pour rendre hommage aux infirmières

Ce mercredi 29 août en salles, le film documentaire "De chaque instant", du réalisateur Nicolas Philibert, rend un vibrant hommage au personnel soignant des hôpitaux. 

 
 

Toujours à votre écoute ou manquant de temps, adoré ou redouté, la figure de l'infirmier est indissociable de celle du patient. Le documentariste Nicolas Philibert, déjà auteur de deux films sur les sourds et l'école primaire, a choisi de poser sa caméra à l'Institut de formation en soins infirmiers (IFSI) de la Croix-Saint-Simon, à Montreuil (Seine-Saint-Denis). 

Des infirmiers et infirmières en devenir 

Ce documentaire sur la santé aborde trois étapes du parcours des infirmières : l'apprentissage à l'école, un stage à l'hôpital et le compte-rendu du stage face au formateur.

Sans aucune voix off, le spectateur découvre les coulisses de l'école des infirmiers, où les jeunes élèves apprennent à manipuler seringues, perfusions, pansements et autre matériel de toilettes, ainsi que le respect indispensable qu'ils doivent à tout patient, quelles que soient leur origine, leur condition sociale, leur apparence, etc.  

Ensuite, c'est le moment pour nos apprentis infirmiers de partir en stage découvrir l'hôpital, en services pédiatrie, cancérologie, psychiatrie... Rassurer les patients, faire preuve de sang froid, d'efficacité, etc. : les élèves sont soumis à rude épreuve durant leur stage. L'occasion pour le spectateur de s'identifier aux élèves infirmiers comme aux patients.

Des bilans émouvants qui alertent sur l'hôpital

Enfin, la dernière partie du documentaire est l'occasion pour les infirmiers en herbe de faire un bilan sur leur stage, entre stress, joie, sentiments d'échec ou de réussite. Accompagner des patients jusqu'à leur dernier souffle, rassurer des familles, faire face à l'éventuelle dureté de leur hiérarchie (et parfois même du harcèlement) : rien n'est laissé de côté par la caméra de Nicolas Philibert.

L'occasion, pour le documentariste, de pointer "l'écart entre les aspirations et le réel", quand "les grands principes enseignés à l'école, notamment sur le plan humain, l'importance de l'écoute et de l'attention portée au patient, sont mis à mal". Il faut "soigner nos soignants", tranche-t-il, car l'hôpital n'est pas et ne doit pas devenir une entreprise comme les autres. Et de conclure avec espoir sur cette jeunesse "engagée, tournée vers les autres, sensible, multiculturelle, et qui a beaucoup de cran".

 

Retrouvez les séances pour ce film sur Allociné

 

Pensez-vous aller voir ce film ?

Et si, vous aussi, vous nous racontiez vos relations avec vos infirmiers et infirmières ?

Commentaires

le 02/09/2018

Bonjour,  bien sûr , si je pouvais me déplacer , j'irais voir ce film, car j'ai bien apprécié les autres films de Nicolas Philibert. On verra...

Généralement , je rentre d'une hospitalisation avec un sentiment de douceur et de bien-être dû à la manière dont les soignants m'ont entourée,  chouchoutée et soutenue. J'ai parfois eu des déconvenues, bien sûr,  du personnel de nuit qui râlait d'être dérangé ou un visage fermé et désobligeant dont je me sentais pas du tout responsable, un protocole négligé . .. mais ceci représente des exceptions. 

Quel plaisir d'être reconnue en revenant dans un service, quelques mots suffisent,  parfois plusieurs années après,  quel plaisir d'être vraiment une personne et non un numéro de chambre ! Et c'est avec sincérité que j'ai envoyé de mes nouvelles à une équipe que je ne devais pas revoir et qui me le réclamait... j'ai senti, au fil des années,  le temps qui manque , le matériel restreint,  mais personne ne me l'a fait sentir directement. J'ai un respect infini et beaucoup de gratitude envers tous ces soignants et je ne cesse de faire leur éloge .

Les infirmières à domicile ont une toute autre vie, toujours à la course, mais elles donnent tout ce qu'elles peuvent en quelques minutes. J'ai vu tourner les équipes,  en plus de vingt ans, et constaté une grande bonne volonté de leur part. En campagne, difficile de demander plus de présence , comme pour la toilette, par exemple, mais quand on noue des relations de confiance agréables,  il est difficile d'y renoncer pour faire appel à d'autres soignants. L'organisation des laboratoires sur le plan local ne leur facilite pas du tout leur travail et le désert médical commence vraiment à se faire sentir.

Je souhaite aux futurs et futures soignants de belles années riches humainement.  Sourire et empathie peuvent aussi alléger les rapports avec l'équipe et la hiérarchie. 

Merci d'avance à  vous tous, très sincèrement. 

Marie-Sylvie 

le 21/09/2018

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le 22/09/2018

@pseudo-masqué  Hello  témoignage personnel qui reflète la réalité ! Il y a de tout chez les IDE aussi 

le 22/09/2018

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le 22/09/2018

@pseudo-masqué J'en aurais pas mal à dire aussi tant d'un point de vue  patient que professionnellement , tant en hôpital , clinique , labo ( ça c'était avant ) qu'en libéral et  même si je tire mon chapeau à certaines (surtout les jeunes) , je suis sortie de mes gonds avec beaucoup  ... et les "vieilles juments " tirent le pompon dans ma large expérience ! Extrêmement remontée ! 

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