Infarctus du myocarde et tabagisme

Le tabac favorise l'accumulation de gras dans les artéres et donc leur obstruction, favorisant le risque d'un infarctus du myocarde.
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Le tabagisme représente le deuxième facteur de risque d’infarctus du myocarde. En effet, la consommation de tabac peut provoquer l’obstruction des artères du cœur. Cette occlusion peut à son tour conduire à des formes de handicap et même engendrer la mort.

Selon une étude suisse, environ 16% des décès dus à des maladies cardiovasculaires seraient attribuables au tabagisme.

En effet, le tabagisme correspond à un facteur de risque de l’artériosclérose, c’est-à-dire une altération des grandes et moyennes artères, provoquée par l’accumulation de graisses sur leurs parois. Ces accumulations obstruent les artères et bloquent l’irrigation et l’oxygénation de parties du cœur, ce qui engendre des infarctus du myocarde.

Le processus qui conduit à l’artériosclérose se développe sur une période de plusieurs années, voire des décennies, durant lesquelles aucun signe ou symptôme ne laisse présager que le diamètre interne des artères est en train de se resserrer à cause des dépôts qui s’y accumulent.

La nicotine et les composants toxiques présents dans les cigarettes jouent un rôle important dans l’apparition et l’évolution de la maladie.

Tabac après un infarctus

Les personnes qui arrêtent de fumer suite à une attaque cardiaque ont 37% de risque en moins de mourir après l’infarctus, par rapport aux personnes qui continuent de fumer. Ces données émergent d’une étude effectuée par des chercheurs de la Sackler School of Medicine de l’université de Tel Aviv, publiée sur le Journal of the American College of Cardiology. « Le tabagisme diminue l’espérance de vie après un infarctus du myocarde, explique Yaviv Gerber. Ceux qui n’ont jamais fumé de leur vie ont 43% de risque en moins de mourir après une attaque cardiaque, par rapport aux personnes qui fument ».

Cependant, continue Gerber, même après avoir subi un infarctus du myocarde, les fumeurs peuvent espérer augmenter leurs chances de survie en arrêtant de fumer : «Nous avons découvert que les personnes qui arrêtent de fumer après une première attaque cardiaque ont 37% de risque en moins de mourir par rapport à ceux qui continuent de fumer »