- Accueil
- Forums
- Forum Système nerveux
- Vivre avec une maladie neurologique
- Érythromélalgie sévère, syndrome des jambes sans repos et douleurs chroniques : témoignage
Patients Système nerveux
Érythromélalgie sévère, syndrome des jambes sans repos et douleurs chroniques : témoignage
- 9 vues
- 0 soutien
- 1 commentaire
Tous les commentaires
Candice.S
Animatrice de communautéBon conseiller
Candice.S
Animatrice de communauté
Dernière activité le 29/01/2026 à 10:13
Inscrit en 2020
6 824 commentaires postés | 44 dans le forum Système nerveux
1 365 de ses réponses ont été utiles pour les membres
Récompenses
-
Bon conseiller
-
Contributeur
-
Messager
-
Engagé
-
Explorateur
-
Evaluateur
Bonjour @Diazz75,
Merci pour ce témoignage extrêmement détaillé et courageux. Vous décrivez avec beaucoup de précision ce que signifie vivre au quotidien avec une érythromélalgie sévère, associée à une neuropathie des petites fibres et à un syndrome des jambes sans repos, notamment l’intensité des brûlures, la dépendance à la température, et surtout la violence des nuits 😔.
Votre retour sur l’effet rebond du froid est particulièrement éclairant. Beaucoup cherchent instinctivement à se soulager par le refroidissement, sans toujours mesurer à quel point cela peut, à long terme, aggraver les crises et la souffrance nerveuse 🤍. Le fait d’avoir dû apprendre, avec le temps, à refroidir avec prudence montre à quel point l’adaptation est fine et personnelle.
Votre parcours thérapeutique illustre aussi une réalité souvent difficile à accepter : malgré de nombreux essais, les réponses aux traitements sont très variables, et ce qui fonctionne réellement pour certains peut rester peu mis en avant ou mal compris 🌙. Le partage de ce type d’expérience est précieux, car il permet de sortir d’une vision unique ou théorique de la prise en charge.
Je me permets de solliciter des membres de la communauté qui souhaitent partager leur expérience ou leur ressenti.
@lilib @berguitte @dargent @Cricri62 @marie76 @GRANDE CRICRI @jac22 @Laurie51 @Gwadelyne @mouthe @Pascool @tarfala @joyyss @Kaneaa @alainecq @matucana89 @emeludi @djp110452 @belfegor18 @brocoli @SYLVIA2 @Cleofa74 @maryloo @Povitex @Simjos @ULYSSE35 @Pikatchu88 @lauranathalie @Biche58 @maiajustine @owaa2710 @Reine des neiges @douchka42 @fabespoir @tranquille @rameur @violette67540 @Bibimaman @Dupont @Paty66140 @Owenenzo @Dojoce @Nathou72 @Marina21 @Leorsy @teds76410 @Angy68 @Mamina62 @Douleurs45 @camelia240718 @Lydia7* @Britak47 @enmlr1 @Florino @jaleheureux @Alexandradu08 @Papyrus59 @Nuage blanc @Isabonaloi @0321801689 @Coustalou46 @alphonsine @Tophe56 @Sandmel @Grzydou @thjavelle @Zazoutete @Mike10 @DeiaSBC @Beamaya @Niella @Fanny2001 @Gwendolinda @Severine31 @Taikodu38 @micka21 @Joselito57 @22Tournesol @Natichoux @Sevenno7 @ilanith @Honolulu83 @SYLAIE @phildu @Coconut31150 @Fou2chat @Susano @osellame @PhilippeKirn @tatiemanne
Pour poursuivre les échanges :
- D’autres personnes atteintes d’érythromélalgie ou de douleurs neuropathiques sévères se reconnaissent-elles dans cet effet rebond du froid ?
- Comment gérez-vous les nuits, souvent les plus difficiles ?
- Qu’est-ce qui vous aide, au-delà des traitements, à tenir dans la durée 🤝 ?
Merci encore pour ce partage sincère et utile. Votre témoignage peut réellement aider d’autres personnes à se sentir moins seules face à des formes sévères et complexes 🌱.
Belle journée,
Candice de l'équipe Carenity
Voir la signature
Candice.S
Donnez votre avis
Les membres participent aussi...
Vivre avec une maladie neurologique
Névralgie pudendale, comment gérer le quotidien ? Quels sont les espoirs ?
Vivre avec une maladie neurologique
Narcolepsie (ou hypersomnie) = dépression et/ou prise de poids assurés ?
Vivre avec une maladie neurologique
Névralgie pudendale, comment gérer le quotidien ? Quels sont les espoirs ?
Articles à découvrir...
24/01/2026 | Conseils
Compléments vitaminiques sans suivi médical : pourquoi “plus” n’est pas toujours mieux
10/01/2026 | Actualités
Dopamine : quel rôle joue-t-elle dans la motivation, l’humeur et la vie quotidienne ?
09/01/2026 | Conseils
Peau en feu après corticoïdes : comment reconnaître et soulager ce syndrome méconnu ?
S'abonner
Vous souhaitez être alerté des nouveaux commentaires
Votre abonnement a bien été pris en compte
Diazz75
Diazz75
Dernière activité le 28/01/2026 à 22:13
Inscrit en 2025
Patient, Douleurs neuropathiques depuis 2025
Autre maladie : Syndrome des jambes sans repos
1 commentaire posté | 1 dans le forum Système nerveux
Récompenses
Explorateur
Bonjour,
J’ai 50 ans aujourd’hui. Mes symptômes ont commencé vers l’âge de 30 ans, mais ma maladie n’a été diagnostiquée qu’en 2019 après une très longue errance médicale. Je suis suivi au CETD d’Ambroise-Paré à Boulogne.
Je souffre d’une érythermalgie sévère associée à une neuropathie des petites fibres et à un syndrome des jambes sans repos.
Mes principaux symptômes sont des brûlures très intenses des pieds. Les crises se déclenchent dès que la température dépasse 15–16 degrés, même dans une chambre. Dès que je m’allonge, au bout de 10 à 15 minutes, mes pieds prennent feu. La nuit est de loin la période la plus difficile. L’été, les symptômes sont beaucoup plus sévères et les nuits deviennent infernales.
Comme beaucoup, j’ai essayé le froid pour me soulager. J’ai utilisé des blocs de glace bleus sortis du congélateur, enveloppés dans un linge. Sur le moment, cela me soulageait, mais à la longue cela m’a brûlé l’épiderme et probablement abîmé encore plus les nerfs de mes pieds. J’ai aussi beaucoup utilisé le ventilateur, qui m’a clairement aidé, surtout la nuit.
Malheureusement, j’ai constaté que plus je refroidissais, plus les crises devenaient violentes ensuite. J’ai clairement un effet rebond : le soulagement est temporaire, mais les douleurs reviennent plus fortes après, ce qui m’a obligé à apprendre à refroidir avec beaucoup de prudence.
Au fil des années, j’ai essayé de nombreux traitements sans succès durable : rTMS, gabapentine, prégabaline et Lyrica (efficacité au début puis perte d’effet avec une forte prise de poids), Cymbalta, Sifrol, patchs de Qutenza, injections de toxine botulique, cannabinoïdes et THC thérapeutique, ainsi que la neurostimulation, qui n’a eu aucun effet sur les brûlures thermiques.
Certains traitements m’ont aidé partiellement. Le Laroxyl m’aide un peu à dormir. Le Rivotril m’aide parfois à calmer l’hyperexcitation nocturne, mais ce n’est pas constant.
Le seul traitement qui a réellement été efficace chez moi est la dihydrocodéine sous forme de Dicodin LP le soir. C’est le seul médicament qui éteint réellement la sensation de brûlure, surtout la nuit, et qui me permet de m’allonger et de dormir. L’association Dicodin LP, Laroxyl et parfois Rivotril est aujourd’hui la seule stratégie qui m’apporte un soulagement fonctionnel réel.
Je partage ce témoignage parce que, après près de vingt ans de symptômes et de nombreux échecs thérapeutiques, j’ai compris que les réponses aux traitements sont très variables selon les patients, et que certaines stratégies peu mises en avant peuvent pourtant être celles qui permettent de tenir dans les formes sévères.