Qu'est-ce que la schizophrénie?

Contrairement aux idées reçues, les personnes atteintes de schizophrénie n’ont pas une double personnalité.
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Le terme de schizophrénie vient de schizein et phrèn en grec qui signifient « scinder » et « esprit » : l’esprit du schizophrène est comme « coupé » du monde extérieur. Il s’agit d’un trouble mental chronique caractérisé par une altération de certains processus de pensée et de la réactivité émotionnelle.



Les patients schizophrènes souffrent aussi de psychose, c’est-à-dire d’hallucinations et de délire.

En l’absence de traitement efficace, la schizophrénie peut conduire à différentes complications. Le risque de dépression est particulièrement important et comporte un risque suicidaire plus fréquent que dans la population générale. La maladie peut entraîner de fortes angoisses, avec auto-agressivité (mutilations) et plus rarement hétéro-agressivité (dommages à l’autre). Très fréquemment, le patient se met en retrait de son entourage et de la société : il se replie sur lui-même.

En savoir plus sur la schizophrénie

La détérioration de l’état du patient entraîne des hospitalisations de plus en plus fréquentes et le patient schizophrène s’expose alors à un risque plus fort de toxicomanie et d’alcoolisme.

Il a été possible d’identifier des facteurs de bon et de mauvais pronostic.

Parmi les facteurs de bon pronostic, on peut citer :

- l’absence d’antécédents familiaux ;
- la soudaineté de l’apparition de la maladie ;
- le diagnostic de schizophrénie paranoïde, qui répond mieux aux traitements que les autres formes de la maladie ;
- le sexe féminin : l’apparition de la schizophrénie est généralement plus tardive et celle-ci répond souvent mieux au traitement que pour les hommes ;
- la faible intensité des symptômes négatifs (émoussement affectif, indifférence émotionnelle, etc.).

À l’inverse, il a été possible de recenser des facteurs de mauvais pronostic :
- la survenue précoce des troubles schizophréniques ;
- le sexe masculin ;
- la forte intensité ou la grande diversité de symptômes négatifs ;
- la présence d’antécédents familiaux ;
- la présence d’antécédents de toxicomanie ;
- l’isolement social, le célibat.

Article rédigé sous la supervision du Dr. Guy GOZLAN, psychiatre à Paris.

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