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Interdire le cannabis thérapeutique, un refus de soins ?

30 nov. 2018

Interdire le cannabis thérapeutique, un refus de soins ?

Selon le Comité éthique et cancer, il n'existe aucune raison de s'opposer à la consommation de cannabis thérapeutique par des adultes atteints d'une maladie grave qui disent en tirer un bénéfice, même si ce bénéfice n'est pas démontré de façon rigoureuse.

 

Y-a-t-il des raisons éthiques à s'opposer au cannabis thérapeutique ?

Le Comité éthique et cancer, une instance consultative, n'a pas trouvé de raison de s'opposer à l'usage du cannabis par 
des adultes atteints d'une maladie grave qui disent en tirer un bénéfice, même si ce bénéfice n'est pas démontré de façon rigoureuse. Une patiente atteinte d'un cancer, qui affirme que la consommation de ce produit la soulage de douleurs intenses et chroniques et de ses nausées, avait saisi le Comité en l'interrogeant sur le caractère éthique ou non de l'interdiction du cannabis dans un contexte thérapeutique. Pour cette patiente, l'interdiction actuelle est un refus de soins.

Malgré les données encore insuffisantes sur les effets thérapeutiques du cannabis, le Comité s'est attaché à déterminer s'il existe des raisons éthiques de s'opposer à la consommation de cannabis par des malades qui s'en disent soulagés. Suite à leur étude, aucun des arguments possiblement en défaveur d'une telle consommation ne lui est apparu de nature à continuer de l'interdire. Aucun effet néfeste avéré ne leur semble assez sérieux pour s'opposer à cette pratique chez des adultes atteints d'une maladie grave et potentiellement mortelle. Néanmoins, le Comité recommande de ne pas le fumer mais de privilégier d'autres formes de consommation.

Encadrer l'accès au cannabis par les autorités de santé

Selon le Comité, il conviendrait que l'accès au cannabis ou à ses substances actives puisse être encadré par les autorités de santé, afin d'apporter aux personnes malades les garanties nécessaires quant à la qualité, aux concentrations et aux modalités d'utilisation optimale du cannabis ou de ses substances actives. Cet encadrement permettrait de surcroît aux personnes malades de se dispenser de faire appel à des circuits parallèles pour s'en procurer et leur éviterait également de risquer des poursuites pénales du fait de leur consommation. 

Un comité d'experts de l'Agence du médicament ANSM remettra ses premières conclusions d'ici à la fin de l'année sur l'intérêt de mettre en place en France un accès à du cannabis thérapeutique, au-delà de l'huile de CBD.

 

Qu'en pensez-vous ?
Seriez-vous prêt(e) à essayer le cannabis thérapeutique ?

À en consommer plutôt que de l'huile de CBD ?

avatar Louise-B

Auteur : Louise-B, Content & Community Manager

Community Manager de Carenity en France, Louise est également rédactrice en chef du Magazine Santé pour proposer des articles, vidéos et témoignages centrés sur le vécu des patients et qui portent leur voix. Forte d'une formation pluridisciplinaire axée sur le journalisme, elle coordonne la rédaction des contenus des plateformes Carenity et facilite l'expérience des membres sur le site.

Commentaires

le 22/01/2019

Bonjour

concernant le cannabis thérapeutique il est extrait avec du Co2 sur du cannabis récréatif, (on va pas entrer dans les détails) mais il n'y a pas, de cannabis médicamenteux « frelaté » c'est beaucoup trop compliqué a extraire et cela n'aurai aucun intérêt (financier s'entend). Si la légalisation du cannabis médical est voté, le prix en achat, comment dire, (pas cultiver chez soit), restera un frein à moins que les complémentaires le prennent pour elle, ce qui reste un débat à ouvrir.
En tout état cause, la culture cannabique se penche sérieusement sur le CBD et on trouve (aux états unis par exemple) des société proposant des graines à faire pousser chez soit ayant un fort taux de CBD, c'est a dire dans les 10-12% mais encore au dessus des 2% en THC. ( a titre informatif, le cannabis récréatif est souvent comprit entre 0,5 à 1% de cb, beaucoup plus rarement, 2%).


La vapote CBD a 10% (qui est encore le moyen le + rapide pour etre assimilé dans l'organisme) tourne vers 1500 à 2000 € / litre pour un marché peu demandeur.
Comme tout fonctionne selon le principe de l'offre et de la demande, imaginez le prix si tout le monde en veut et que c'est pas remboursé !

Donc, si c'est pour un CBD non remboursé par la CQ et les complémentaires, cela reste plus une avancé … pour l'industrie. En cas de remboursement, c'est bien, mais vu les coupes budgétaire de saint « Emmanuel », je doute. Perso, je préfèrerai qu'on puisse le faire pousser soit même. Mais la maréchaussée se baladant devant votre jardin n'a aucune possibilité de voir la différence entre une plante CBD et THC, à moins de la détruire pour en faire l'analyse, ce qui coute très cher et détruit ainsi, votre médicament …

La légalisation du cannabis, (médical ou pas), me semble la seule alternative valable pour se soigner. La Californie a fait 4 milliards de dollar en légalisant (merci Mr schwartzeneger^^), elle est a la pointe du progrès, c'est un des états les plus riches, il n'y a pas de toxicomanes à tous les coins de rues et les gens vivent mieux.

Comparez 4 milliards d'acquis au 3,5 de promesses des patrons venu voir St-Emmanuel et vous comprendrez. Dire que c'est bien, ca passe pas en politique. Bien entendu je n'ai rien contre St-Emmanuel, comme 50% des gens soutenant les gilets jaunes.

le 24/01/2019

Bonjour,

comme le cite auparavant Fathiamanu26, ont est déjà droguer par les médicaments, moi pour ma part : Acupan, Doliprane 1000,Norentin600, et pour finir Morphine LP 20, et bien douleur estimer la journée a 8sur 10 a l’échelle sur suis d'accord pour prendre du cannabis thérapeutique, je voit pas ce qui peut m'arriver de plus.

le 24/01/2019

Bonjour à tous,

alors moi je prends du CBD depuis un mois maintenant. Mes kinés m’ont dit que c’était une bonne idée d’essayer, et mon psychiatre ne m’a pas donner de contre-indications, donc j’ai sauté le pas. 

Bien sûr j’ai fait attention à ne pas prendre n’importe quoi, j’ai pris de l’huile de CBD à mettre sous la langue. Le goût n’est pas foufou, mais grâce à ça, je ne prends plus de morphine (sauf en grosses périodes de crises).

Comme certains le disent, je préfère prendre quelque chose de naturel, une drogue douce, plutôt qu’une drogue dure qui a beaucoup plus de risque de dépendance. Et ça a tellement d’effets bénéfiques... je dors mieux le soir et je suis beaucoup plus détendu 

le 28/01/2019

@pseudo-masqué bonjour je prends du lamaline et je ne suis pas shootee du tout j en prends 1 le soir et 1 isalgy le soir

le 29/01/2019

Bonjour à tous 😊 je consomme du cannabis depuis près de 10 ans suite à mon diagnostic. Je travaille à temps plein. Je consomme le soir, cela me donne de l'appétit, m'aide à trouver le sommeil, me détend. Méfiez vous de la légalisation de ce produit!! En légalisant ils vont nous "ficher" comme consommateur. Et de la peuvent découler pas mal d'ennuis... problème avec les assurances maladie, les assurances voiture surtout en cas d'accident!! Je reste consommatrice "anonyme" et refuse que l'état me taxe sur ça aussi!

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