Lueurs d'espoir pour les déficients visuels

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Patients Maladie des yeux

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Bon conseiller

La recherche médicale progresse sur plusieurs pistes prometteuses pour combattre les maladies de la rétine.

La déficience visuelle, ou basse vision, concerne deux millions de Français. Ce handicap, qui est souvent une étape sur la voie de la cécité, se définit par une acuité visuelle inférieure à 3/10 après correction optique. À ce niveau, il est difficile de voir les formes et les détails, de lire, de se déplacer en sécurité. Si la réadaptation spécialisée reste l'option première pour les patients souffrant de maladies de la rétine, des traitements et prothèses très novateurs sont en cours d'élaboration dans le monde entier. Les spécialistes français du secteur les ont présentés au public lors d'un colloque à Marseille fin octobre.

«C'est une période très enthousiasmante, témoigne le Pr José-Alain Sahel, directeur de l'Institut national de la vision (Paris). On est sur une dynamique de travail impressionnante et les perspectives sont importantes. Il y a sept ans, 20 personnes travaillaient sur ces thématiques à l'Institut de la vision, aujourd'hui elles sont 300!»

Au Japon, l'équipe du Pr Masayo Takahashi a implanté en septembre, pour la première fois au monde, des cellules souches reprogrammées en cellules de la rétine chez une patiente souffrant de dégénérescence maculaire liée à l'âge (DMLA). «Les résultats sont pour l'instant rassurants car aucune complication n'aurait été constatée», rapporte le Pr Sahel, qui met en garde toutefois: «Il reste encore beaucoup de chemin à faire avant que cela ne soit considéré comme une option thérapeutique.»

L’œil bionique

La thérapie génique est une autre piste prometteuse suivie par de nombreuses équipes de recherche dans le monde. Au CHU de Montpellier, le Pr Christian Hamel travaille sur une maladie héréditaire de la rétine, la choroïdérémie. Il espère pouvoir commencer des essais cliniques d'ici dix-huit mois à deux ans. «Nous sommes encore dans une phase très expérimentale, mais cela va beaucoup évoluer dans les années à venir et l'on pourra alors soigner de nombreuses personnes», prédit-il.

Mais l'innovation la plus aboutie, et la plus spectaculaire, est la «rétine artificielle», un dispositif ultra-sophistiqué permettant à des personnes ayant perdu la vue de recouvrer des perceptions visuelles. Il en existe trois modèles dans le monde, mais un seul, l'Argus 2 de la société américaine Second Sight, dispose à ce jour d'une autorisation commerciale en Europe. Il est proposé à 36 patients français dans le cadre du forfait innovation, par lequel l'Assurance-maladie prend en charge l'achat du dispositif, l'opération chirurgicale et le suivi médical, à hauteur de 96.000 euros par personne.

Ces dispositifs se décomposent en trois parties: un implant composé d'électrodes, fixées au niveau de la rétine à l'intérieur de l'œil et invisible de l'extérieur, un processeur de la taille d'un téléphone portable et une monture de lunettes sur laquelle est fixée une mini-caméra. Les images saisies par la caméra sont retraitées par le processeur, qui commande des impulsions électriques à l'implant. Le signal électrique est ensuite interprété par le cerveau. «C'est vraiment une “seconde vue”, dans le sens de nouvelle vue, car ce n'est pas comparable à la vision d'un voyant, explique Franck*, équipé depuis cinq ans. On perçoit des flux lumineux, des contrastes, certains mouvements.»

Rééducation fonctionnelle

«Aujourd'hui, nous en sommes à la reconnaissance des formes, permettre aux gens de localiser un verrou sur une porte, de savoir si un escalier monte ou descend, de repérer des objets en mouvements. Dans un deuxième temps, ce sera la reconnaissance des visages», explique Bernard Gilly, PDG de Pixium Vision, qui a mis au point le modèle concurrent IRIS, dont la commercialisation devrait débuter en 2015. En effet, la qualité de la retraduction de l'image reste très faible: 60 pixels pour l'Argus 2, 150 pour l'IRIS.

Quoique porteuses de grands espoirs, ces options thérapeutiques sont encore, pour beaucoup, de distantes promesses, et pour l'immense majorité des déficients visuels, la seule façon de gagner en autonomie à l'heure actuelle reste d'apprendre à maximiser ce qui leur reste d'acuité visuelle grâce à la rééducation fonctionnelle, en s'appuyant sur des séances d'orthoptie, d'ergothérapie et de locomotion. La France compte 11 centres hospitaliers disposant de services dédiés, qui proposent une prise en charge complète ou en hôpital de jour.

Les patients peuvent également s'adresser à des services d'accompagnement médico-social pour adultes handicapés (Samsah) ou aux services d'accompagnement à la vie sociale (SAV). Enfin, les associations comme l'Unadev ou l'association Valentin Hauy sont une bonne source d'informations.

*Le prénom a été modifié.

Source : Le Figaro Santé

Début de la discussion - 01/12/2014

Lueurs d'espoir pour les déficients visuels


Posté le
Bon conseiller

que d'espoir dans cet article... il est vrai que la science médicale progresse chaque jour et, en ce qui concerne la vision, je me sens concernée ayant des problèmes de glaucome et de dmla... avec, peut-être, une perte de la vue à la clef, car je fais déjà partie des mal voyants.

Lueurs d'espoir pour les déficients visuels


Posté le

Bonjour, est-ce quelqu'un est concerné par l'amaurose congénitale de leber avec mutation sur le gene Crb1? 

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