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Réforme du financement des maladies chroniques

12 nov. 2018

Réforme du financement des maladies chroniques

L'Assemblée nationale a engagé vendredi la réforme du financement des maladies chroniques avec l'instauration d'un mode 
de rémunération forfaitaire en remplacement de la tarification à l'activité, pour réduire les dépenses de santé et améliorer la qualité des soins.

 

forfait maladies chroniques

Le texte, inscrit dans le cadre du projet de loi de financement de la Sécu, qui doit être adopté définitivement d'ici fin décembre, prévoit la mise en place en 2019 de ce forfait dans les établissements de santé pour deux pathologies : le diabète et l'insuffisance rénale chronique

La ministre de la Santé, Agnès Buzyn, a indiqué travailler à l'extension du système, dès l'année suivante, à la médecine de ville et à d'autres maladies chroniques. "Nous sommes pragmatiques. Nous avons commencé par le diabète et l'insuffisance rénale à l'hôpital parce que nous disposons déjà de modèles d'expérimentation, d'études sur ces deux pathologies", a expliqué la ministre aux députés qui réclamaient une extension immédiate du dispositif. En France, les pathologies chroniques représentent 60% des dépenses d'assurance maladie alors qu'elles ne concernent que 17% des assurés.

La tarification à l'activité (T2A), qui consiste à facturer chaque acte, et non à se situer dans un budget global, a souvent été dénoncée comme pouvant conduire à pratiquer les examens les plus coûteux. "Il peut y avoir des dérives. On peut favoriser des dialyses (plus de 80% de la prise en charge de l'insuffisance rénale pour 4 milliards d'euros par an) plutôt que la greffe. Cela va permettre de gommer tout cela et d'aller vers des bonnes pratiques professionnelles", s'est félicitée la ministre.

La mesure a été largement plébiscitée dans l'hémicycle à droite comme à gauche. "Faire primer la qualité sur la quantité en incitant à la coordination entre acteurs par la mise en place d'un paiement au forfait nous paraît être une bonne initiative", a salué Caroline Fiat (LFI) pointant "les effets pervers de la tarification à l'activité qui met en compétition les établissements de santé et les conduit à effectuer inutilement certains actes, parce que cela rapporte plus".

 

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Auteur : Louise-B, Content & Community Manager

Community Manager de Carenity en France, Louise est également rédactrice en chef du Magazine Santé pour proposer des articles, vidéos et témoignages centrés sur le vécu des patients et qui portent leur voix. Forte d'une formation pluridisciplinaire axée sur le journalisme, elle coordonne la rédaction des contenus des plateformes Carenity et facilite l'expérience des membres sur le site.

Commentaires

le 12/11/2018

Bonjour , je ne suis pas concernée par ces mesures.

le 12/11/2018

Bonjour,

L'instauration d'un mode de rémunération forfaitaire pour l'insuffisance rénale chronique et le diabète pourrait être utile pour les finances publiques, mais le ministre de la Santé en a donnée une justification débile et fausse pour l'insuffisance rénale chronique. 

On ne favorise pas du tout les dialyses par rapport aux greffes de rein. Si les patients restent sous dialyse c'est qu'on ne dispose pas de reins de donneurs compatibles avec les patients receveurs. Le nombre de greffes de reins est insuffisant car il n'y a pas assez de donneurs ; il est donc toujours très difficile de trouver des greffons compatibles immunologiquement avec un patient en insuffisance rénale. Quand on a le choix entre la greffe et la dialyse, on pèse les avantages et les inconvénients : la greffe n'est pas toujours préférable à  la dialyse, tout au moins à un moment donné de la vie du patient. Il n'y a donc, à mes yeux, aucune dérive de la pratique médicale à voir le nombre des patients dialysés augmenter plus vite que celui des greffés.

Je pense, du moins j'ose l'espérer, que cette rémunération forfaitaire des hôpitaux sera globale : c'est-à-dire que le budget annuel pour soigner un diabétique devra être, en moyenne, dans le budget imposé par patient. Sinon, comment dire à un patient qu'il a dépassé son budget personnel annuel des dépenses hospitalières pour traiter son diabète et que toute nouvelle hospitalisation avant la fin de l'année sera à ses propres frais (ou aux frais de sa mutuelle ?).

On nous dit qu'il s'agit de faire primer la qualité sur la quantité. Certes, à condition que le budget soit suffisant pour assurer la qualité.

Bien à vous,

Philippe

le 12/11/2018

Bonjou, je suis tout à fait d'accord.  Sachant qu'en plus les hôpitaux forcent des gens à se soigner alors qu'ils ne le veulent pas... est-ce normal?? Cela ne peut Il pas aider à faire moins de dépenses ?

le 19/11/2018
bonjour je ne suis pas d'accord chaque cas peut être différente et ce sera au détriment du patient ,tout celà pour faire des économies au détriment à la sécu ,le coté humain n'est pas pris en compte je ne crois pas au père noel ! on va vers un système de santé à l'américaine ouvrez les yeux que diable et je suis concerné par plusieurs pathologies et qui malheureusement évoluent et là le forfait va etre à mon détriment . réfléchissez!!!
le 19/11/2018

Bonsoir vous avez raison ta pas de père noël déjà le dossier mdph les medcins et rhumato disent faut le faire mais la sécurité refuse moi j'ai 35% et pourtant la depuis septembre mon contrat est fini et je suis très très fatigué douleurs mes chers douleurs qui m'_aiment sont la se déplace ds mon corps le matin à peine je tiens debout j'ai résisté 1 année mais j'en peux plus ils m'ont diagnostiqué un travail à mi temps et une petite aide pension qui m'aide ds la vie quotidienne sinon la sécurité sociale fait comme elle veut c'est vrai beaucoup de maladies maintenant et les demandes. Sont nbreuse et l'argent est compté goutte à ce jour voilà en fais avec mes chères spondypotes .

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