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La coloscopie, qu’est-ce que c’est et comment s’y préparer ?

Publié le 28 janv. 2022 • Par Claudia Lima

La coloscopie est un examen médical pratiqué sous anesthésie générale ou locale, il permet le diagnostic de maladies intestinales et est prescrit en cas de présence de symptômes digestifs, mais aussi dans le cadre de la prévention contre le cancer colorectal.  
La coloscopie nécessite une préparation spécifique, comment s’y préparer ?  

Vous souhaitez des réponses, lisez notre article ! 

 La coloscopie, qu’est-ce que c’est et comment s’y préparer ?

Qu’est-ce qu’une coloscopie ? 

La coloscopie est un acte médical effectué par un gastroentérologue assisté d’un médecin anesthésiste. C’est un examen de référence pour visualiser l’intérieur du gros intestin et l’extrémité finale de l’intestin grêle.  

L’appareil utilisé est un endoscope ou coloscope, un instrument médical constitué d’un tube souple muni d’une petite caméra, d’une lampe et si besoin, d’instruments chirurgicaux. Cet appareil est introduit dans l’organisme via l’anus sous anesthésie locale ou générale

Cet examen est le test le plus précis pour le dépistage du cancer colorectal, ainsi que pour les maladies inflammatoires chroniques du côlon comme la maladie de Crohn et la rectocolite hémorragique. En effet, si la maladie est décelée de manière précoce, les chances de guérison augmentent. Par exemple, il permet de déceler d’éventuels polypes avant que ceux-ci n’évoluent en cancer. 

Pourquoi faire une coloscopie ?  

Le médecin peut prescrire une coloscopie en cas de symptômes digestifs non expliqués de type crampes et douleurs abdominales et présence de sang noir dans les selles, entre autres. Elle est aussi prescrite en cas d’antécédents familiaux de cancer colorectal, de saignements digestifs et de diarrhées chroniques.  

Enfin, elle est nécessaire en cas de sang retrouvé dans les selles lors de la première étape du dépistage du cancer colorectal. 

Le dépistage du cancer colorectal fait partie des dépistages organisés dans le cadre de la prévention contre les cancers. Près de 95 % des cancers colorectaux sont diagnostiqués après 50 ans, chez les hommes comme chez les femmes. Le dépistage est recommandé aux personnes âgées de 50 à 74 ans, à faire tous les 2 ans. 

Comment se préparer à une coloscopie ?  

Du fait de la nécessité d’une anesthésie générale ou locale, une consultation avec un médecin anesthésiste doit être obligatoirement effectuée 8 à 10 jours avant la coloscopie. 

Pour réaliser cet examen, il faut, au préalable, avoir nettoyé son côlon, en général, grâce à l’ingestion d’une préparation qui va permettre de vidanger toutes les matières présentes dans les intestins. 

La réussite de cet examen nécessite une évacuation des matières fécales afin de pouvoir visualiser correctement les parois des intestins et les lésions s’il y en a. Cette évacuation consiste en un lavage du côlon à l’aide de produits purgatifs, certains existent sous forme de comprimés (Colokit®, Moviprep®, Izinova®). 

En amont de la coloscopie, des indications sur l’alimentation à suivre durant les jours qui précédent sont données ainsi que sur le lavage intestinal.  

Quelques exemples de conseils :  

  • Suivre un régime pauvre en résidus 5 jours avant l’examen : pas de fruits et légumes contenant des pépins (tomates, concombre, raisins), pas d’aliments contenant des graines (pain complet, confitures), une liste des aliments autorisés et interdits est donnée, 
  • Prendre des repas légers la veille, boire uniquement du café, du thé et de l’eau plate, pas de jus avec pulpe,  
  • Prendre la préparation colique qui va permettre le lavage intestinal, l’heure et le fractionnement des prises dépend du moment de l’examen, ne plus rien consommer, ni repas ni médicaments jusqu’à la fin de l’examen. Il ne faut pas fumer non plus, en raison de l’augmentation des sécrétions gastriques liées au tabac. 

Comment se passe la coloscopie ?  

L’examen est réalisé en chirurgie ambulatoire, c’est-à-dire qu’il est pratiqué en centre hospitalier ou dans une clinique durant une hospitalisation de moins de 12 heures sans hébergement de nuit. 

Selon la prescription et l’état général du patient, la coloscopie est réalisée sous anesthésie locale ou générale. Une fois dans le bloc opératoire, l’anesthésie est effectuée. Ensuite, sous le contrôle d'un manipulateur, la sonde de l’endoscope est introduite dans l'anus puis elle est guidée vers le côlon. Le gastro-entérologue observe les intestins grâce à la caméra et à la fin de l’examen l’endoscope est retiré doucement, et l’air insufflé est aspiré. 

L'examen dure environ une vingtaine de minutes et il y a peu de douleurs au réveil. Une surveillance est mise en place en salle de réveil avec un contrôle de la tension artérielle, de la respiration et de l’état général. 

Après une coloscopie, il est possible de boire et de manger normalement, cependant il est conseillé de ne pas consommer d’alcool le jour même

Les résultats de l’examen sont généralement transmis immédiatement sous forme de compte-rendu, également adressé au médecin-traitant. En cas de biopsie, il faut attendre plusieurs jours. 

Après la coloscopie, il est possible de ressentir un ballonnement abdominal sans douleurs, dû à la persistance de gaz dans le tube digestif, cela passe avec l’émission de ce gaz par l’anus. En raison des effets de l’anesthésie, il est obligatoire d’être accompagné d’un proche et la conduite d’un véhicule est interdite le jour de l’intervention. Dès le lendemain, la reprise normale de ses activités est possible. 

Peut-il y avoir des complications liées à la coloscopie ?  

Les complications sont rares mais elles existent, Les principales complications endoscopiques sont la perforation et le saignement

Outres les risques liés à toute anesthésie, celui de complications est de l'ordre de 1 à 4,5 pour 1 000 coloscopies réalisées, avec un risque plus important à partir de 70 ans. 

Chaque patient est préalablement informé des risques.  

Pour résumer, la coloscopie permet de déceler précocement des maladies, c’est un examen sous anesthésie donc la douleur n’est pas ressentie, c’est un examen court, qui présente peu de risques, seulement il nécessite une préparation efficace pour être réussi. La qualité de l’examen dépend de la qualité de la préparation. 

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avatar Claudia Lima

Auteur : Claudia Lima, Rédactrice Santé

Claudia est créatrice de contenus chez Carenity, elle est spécialisée dans la rédaction d’articles santé.

Claudia est titulaire d’un Executive MBA en Direction Commerciale et Marketing et continue de se... >> En savoir plus

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