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Diagnostic récent : doute, sentiment d’imposture et bipolarité “nuancée”
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Bianca.J
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Bianca.J
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Dernière activité le 17/06/2026 à 17:36
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Bonjour @PinkDM,
Merci d’avoir partagé tout ça. Vous êtes légitime ici : vous décrivez un vécu de longue date, des dépressions, de l’anxiété, un “masque”, et maintenant un diagnostic posé de manière nuancée qui vous laisse dans le flou. Le sentiment d’imposture après un diagnostic (surtout quand il est formulé avec beaucoup de prudence) est quelque chose que d’autres connaissent.
Pour ouvrir l’échange avec la communauté :
- Qui a eu un diagnostic de bipolarité “pas évident” (hypomanies discrètes, dépressions espacées), et comment vous avez fini par vous l’approprier ?
- Avez-vous aussi ressenti un fort syndrome de l’imposteur après le diagnostic, et qu’est-ce qui vous a aidé à y voir plus clair ?
- Quand on vous évoque plusieurs pistes (bipolarité, TDAH, traits autistiques), comment avez-vous fait pour ne pas vous sentir “éparpillé” ?
- Est-ce que certains ont eu des mélancolies plus que des dépressions typiques, et comment cela a été pris en charge ?
- Qu’est-ce qui a été le plus utile dans la suite : suivi, traitement, thérapie, repères sur le sommeil/rythme, auto-observation ?
Merci à celles et ceux qui partageront leur expérience avec bienveillance.
Bien à vous,
Bianca de l'équipe Carenity
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Mimibesd
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Mimibesd
Dernière activité le 09/06/2026 à 09:24
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Patient, Trouble bipolaire depuis 2026
Autre maladie : Hypothyroidie
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@Bianca.J oui bonsoir, bien sur un diagnostique est toujours nuance.
J'ai longtemps cru que j'étais de type 2 avec beaucoup de dépressions jamais vraiment ni de phase maniaque ni d'hypomanie soleil pour moi. Tout étais inconfortable.
En plus j'ai longtemps été sousconnee de hpi qui provoque aussi une forte volatilité de l'humeur.
Mes enfants sont asperher et hpi. Donc la encore beaucoup de questions.
Petit à petit le diagnostique à évolué en type 1, avec vrai phase hypomanie soleil. Une seule fois malheureusement sinon c'était du mixte qui est aussi considéré comme manie.
Concernant le côté hpi, ça me donne du peps au niveau de l'humeur certes mais ça n'explique pas des variations sur plusieurs mois.
Peu de traitement fonctionnent bien sur les phases mixte. J'ai du lithium qui assure le fond, un valdoxan pour les angoisses et du tercian pour le côté paranoïaque. Le traitement seul ne fonctionne pas. Je suis donc en invalidité et je fais du jardin. Ça c'est top. C'est pas moi qui décide je me laisse porter et je fais de l'exercice.
Je fais aussi du créatif la aussi ça calme le vélo la haut par qui tout commence
Donc oui un peu de tout car chacun est unique. S'approprier son diagnostique c'est long. Mais faire l'effort de comprend Dre ce qui vient de quoi permet de mieux prendre soin de soi.
Ensuite en ce qui concerne. Les mélancolie oui moi j'étais a moins 8 ou moins 9 sur l'échelle de 10 à moins 10 de l'humeur. Et souvent. À cause des phase mixte je n'étais jamais bien donc je ne voyais pas vraent les dépressions normales.
Premier traitement pour moi le sommeil. Et pour cela l'hygiène de vie. Les horaires le calme, peu de bruits. Et le traitement pour les angoisses pour moi c'est ce qui lance la turbine en haut ou en bas.
Et donc un petit peu de tout tout est important suivi, traitement, thérapie, méditation, sophrologie, ostéopathe, connaissance de soi, hygiène de vie et sport mais pas trop sinon ça monte pour moi la aussi. Le potager s'apparente plus a de l'activité soutenue que vraiment du sport et ça me convient.
Et finalement le plus important peut être, écouter vous. Je m'isole dans le silence seule pendant plusieurs heures à ne rien faire si j'ai besoin.
Je ne sais pas si ça peut aider, j'ai 20 ans de therapie/ medicaments/ suivi et deux grossesses derrière moi et c'est donc ma propre expérience dont je vous fait part. Chacun est unique. Bon courage
Justalimonade
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Justalimonade
Dernière activité le 16/06/2026 à 21:11
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Ami
@Bianca.J et @PinkDM, je trouve normal de ne pas s’approprier immédiatement un diagnostic de maladie ou des particularités neurologiques ou neuroatypiques. C’est quand même un bouleversement tout cela. Une nouvelle façon de se regarder et de se rencontrer sur certains aspects de soi. Une nouvelle façon de relire sa vie et certains moments de celle-ci. C’est un peu normal que les nouvelles lunettes ne soient pas reconnues ni saisies immédiatement.
Il me semble normal également que ce médecin ne t’évoque pas ses conclusions comme on évoque une angine. C’est un peu plus compliqué, et puis quelquefois les choses sont nuancées, et non tout blanc ou tout noir, et c’est ainsi.
Peut-être que le livre de Nicolas Demorand « Intérieur nuit » pourrait t’être utile, il évoque ses périodes mélancoliques avec beaucoup d’honnêteté et pourrait peut-être ouvrir un dialogue avec ton médecin autour de ces points.
J’ai lu des livres sur la bipolarité en ce qui me concerne pour mieux comprendre ce qui m’arrivait. Mais c’est arrivé sur mon parcours thérapeutique alors que j’avais déjà compris et admis que j’avais des troubles anxieux, tout comme de nombreuses personnes de ma famille qui ne se soignaient pas, au contraire de moi.
Du coup j’ai d’abord avancé sur les troubles anxieux via des consultations de psy, quelques traitements et des lectures sur ces sujets. Ensuite, plusieurs années après la bipolarité a été évoqué, et j’ai avancé peu à peu sur cette question. Une suspicion de HPI a également été évoquée, et comme ce n’était pas la première fois non plus, j’ai fini par passer le test qui a confirmé cet état de fait. Je l’ai passé avec une psychologue spécialisée car ce qui m’intéressait c’était mon fonctionnement psychologique relié au cognitif et cela a été très aidant pour mieux me comprendre et faire confiance à certains de mes fonctionnements.
Pour information, au passage, si 128 de QI n’est pas une reconnaissance type de Haut Potentiel puisqu’il commence à 130, cela place quand même le curseur dans une intelligence haute, la moyenne des gens se situant je crois bien entre 90 et 110. Donc ton QI signifie quand même une vraie différence avec la moyenne des gens au niveau cognitif. Par ailleurs, normalement on reçoit un compte-rendu du test avec des informations sur plusieurs points : raisonnement, vitesse de traitement etc… donc certes, la réponse que tu attendais sur le HPI était peut-être négative, mais tu as dû avoir d’autres réponses que tu n’attendais peut-être pas et qui peuvent te donner cependant des clés pour mieux te comprendre. Peut-être que maintenant que du temps est passé depuis ce test, il pourrait être intéressant de relire ce compte-rendu afin de pouvoir peut-être remarquer des portes ouvertes, pour reprendre tes mots.
J’ai personnellement avancé par phases avec mes particularités : anxiété, bipolarité et HPI. Toujours avec des thérapeutes, depuis plus de 30 ans. Je n’ai pas accepté facilement la bipolarité et pas non plus le haut potentiel, pour de multiples raisons. Par contre j’ai pu poser un cadre, des mots, et mieux comprendre mes difficultés avec le temps.
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Utilisateur désinscrit
Merci à tous pour vos conseils et partages de vos parcours de vie. Je ne suis qu’au début du chemin mais j’envisage un potentiel mieux ce qui est déjà très important.
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Utilisateur désinscrit
Bonjour, je me lance même si j'ai le sentiment particulier de ne pas être légitime sur ce forum. J'ai 46 ans, j'ai eu un "diagnostique" de bipolarité il y a maintenant 15 jours.
Pour commencer, j'ai le sentiment, au plus loin que je me souvienne, que je ne me suis jamais senti adapté / en adéquation avec le monde qui m'entoure et notamment les personnes. D'ailleurs dans ma famille, c'était assez remarqué : sérieux, calme, scolairement doué, avec des gouts ou des intérêts qui ne correspondaient à ma classe d'âge. C'était très valorisé par mes parents, j'ai 2 frères beaucoup plus "turbulents". Je me suis toujours dit qu'il fallait que je garde ce rôle au sein de la famille pour ne pas ajouter une charge supplémentaire à mes parents. Intérieurement, j'étais anxieux sur tous changements, qu'ils soient positifs (partir en vacances) ou négatifs, tout me semblait compliquer, douloureux et j'ai développé très tôt des idées morbides, motivées par la vision de la futilité de ma vie, du peu d'impact positif de mon existence. J'ai vécu comme cela pendant des années, gardant tout en moi, sans jamais partagé mon mal-être, le cachant parfois sous l'humour et sous un masque que j'ai ciselé au fil des années...
...Jusqu'à mon accès aux études supérieures où je me suis lancé dans une première année de médecine : j'ai vrillé. Du jour au lendemain, je me suis retrouvé seul dans un appartement, dans une ville que je ne connaissais pas. Dans un premier temps, l'idée de me retrouver seul me réjouissait, la nécessité de garder le controle n'était plus nécessaire que le week end, lorsque je retrouvais ma famille. La semaine, je n'allais pas en cours, je passais des journées entières à ne rien faire, que de m'enfermer dans mes angoisses. A cette période, j'ai développé des comportements de kleptomanie. Je n'ai bien sûr pas eu mon année, mes parents n'ont pas cherché à comprendre ce qui s'était passé, j'avais juste échoué, et j'ai senti de la honte de leur part. Je pense que j'ai fait ma première grosse dépression durant cette année mais j'ai tenu sans rien dire. Mes études ont été ensuite chaotiques et mon estime de moi était définitivement ternie par mon expérience d'échecs successifs. Durant ces années, j'ai rencontré ma future ex-femme, qui a compris rapidement qui j'étais et qui m'a soutenu, notamment en essayant de me faire dire les choses à mon entourage. (spoiler : ça n'a pas toujours porté ses fruits).
Durant les années qui ont suivi, j'ai reproduit avec elle, le même comportement qu'avec mes parents : je ne partageais pas mes angoisses, j'essayais d'être celui qu'elle attendait (ou que je pensais qu'elle attendait), j'ai essayé à plusieurs reprises de la quitter dans des moments où je ne trouvais plus d'issue, ou le poids de mon existence était trop lourd, le masque insupportable, puis quand je me rendais compte que je n'allais pas mieux sans elle, elle acceptait que je revienne. Nous avons été ensemble pendant 23 ans, mariés 18 ans et avons eu 3 enfants. Durant cette période, j'ai fait plusieurs dépressions non diagnostiquées, somatisant mon stress par des problèmes neurologiques (suspicion de sclérose en plaque ), vivant avec mon anxiété et ma mélancolie, mes meilleures ennemies... jusqu'à un jour d'été 2023.
Nous étions en vacances, ma femme avec les enfants à la piscine, moi au logement. Un SMS : "Tu m'aimes encore ?", moi ayant l'impression que mon masque venait de se fissurer, que tout remontait en une fraction de seconde..."Je ne sais pas" Voila la réponse laconique que j'ai faite, S'en est suivie une "discussion" où je lui annonçais que je n'étais pas heureux, que je voulais qu'on arrête sans pouvoir lui en dire plus, sans pouvoir lui expliquer factuellement ce qui n'allait pas. Elle est rentrée en train dès le lendemain, je suis resté avec les enfants pour les quelques jours qui restaient. Après les vacances, elle a fait beaucoup d'efforts, pensant que j'allais retrouvé mes esprits. Je suis resté sur mes positions, j'étais persuadé qu'il fallait que quelque chose devait changer, il n'y avait plus d'autre solution et ça commençait par elle. Nous avons divorcé 1,5 an après, elle, n'ayant toujours pas de réponse à ses questions. J'ai, durant ce temps, fait 2 dépressions à 8 mois d'intervalle, cette fois-ci, prises en charge par mon médecin. J'ai également entamé une psychothérapie TCC où j'ai pu vider mon sac. La psychologue m'a conseillé d'aller faire des tests chez une neuropsychologue (QI, TSA). J'avais essayé de me renseigner afin de mettre un nom sur ce que je vivais depuis toujours, j'avais pensé au TSA. Le test effectué donnait une note de 32 et le résultat devenait significatif à partir de 32 : " vous n'avez pas de TSA, je pense que c'est juste de l'anxiété sociale". Test de QI : 128 "vous n'êtes pas HPI"... Je repars avec tout ça sous le bras, sans diagnostique, sans réponse, juste des portes qui se referment. Je préférais quand la possibilité d'avoir une explication existait encore... jusqu'au jour où mon petit frère nous annonce qu'il a consulté pour une suspicion de TDAH et qu'il se retrouve avec un diagnostique de bipolarité. Il a conseillé à mon autre frère de consulter et lui aussi... Je suis jaloux, ils ont des réponses à des questions qu'ils ne se posaient pas et moi... Ils me conseillent de consulter quand même. J'y vais en imposteur : pourquoi je prends le créneau d'une personne qui en a vraiment besoin ? Après échange avec le neuropsychiatre, il a l'air "emmerdé" (ce sont ses mots). Les périodes d'hypomanies ne sont pas très marquées, les dépressions trop espacées. L'entretien continue, j'apporte de nouveaux éléments, il me fait passer un test sur le TDAH, je le vois un peu perdu. Je lance un " au final je sors sans diagnostique!" avec un petit sourire en coin. Il me regarde en souriant et me dit : " vous en voulez un : vous êtes bipolaire, mais vous avez une particularité sur les phases dépressives qui sont des mélancolies et c'est sur cela que nous allons travailler. Et vous avez aussi certainement un TDAH d'après votre test et des traits autistiques". Trop... c'était trop, je voulais une réponse claire, j'en avais trois très nuancées...
Aujourd'hui je vis avec le même sentiment lors du non diagnostique de la sclérose en plaque : un imposteur. Je ne suis même pas persuadé d'être bipolaire, tdah ou avoir des traits autistiques et cela ajoute du flou sur le flou de ma vie...A quand les lunettes ?
Merci pour votre lecture.