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Polyarthrite rhumatoĂŻde : partagez votre histoire et votre quotidien đź’›
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Candice.S
Animatrice de communautéBon conseiller
Candice.S
Animatrice de communauté
Dernière activité le 28/02/2026 à 20:47
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7 058 commentaires postés | 115 dans le groupe Vivre avec la polyarthrite rhumatoïde
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Bonjour @Nini1983,
J'espère que vous allez bien.
Je vous remercie pour l'ouverture de ce sujet. J'invite ici quelques membres Carenity à y prendre part : @Klibet @KIKIBRO @bertrand68 @marieth3917 @tagouna @meloane @grande @chantal1959 @ginette87 @Mamie974 @Fran1703 @misorg @flokonoa @martine72 @Cathy48 @cloclo1958 @Irene45 @Georgesjac @nathalie25 @jumelles @Loma200 @MUSYAN @Kamelou @Kanelle94 @Katia9 @SQUAW12 @vzeg57 @Abla95 @Celsius @Mouchette302 @Sabah61 @Dadou67 @fatima.hadre @Fatiha87 @Tator77 @Eloise-Anne @Claudine1410 @SHuber @Stef50 @Zabiu&88 @Jack74 @azures @Murielle68 @toutou11 @nono55500 @Christie789 @sylvieT1 @GYZELE @Caecri @mamylou @Jdidi8 @Bianca13 @Rivière @Sicrel @Mick71 @Bichon @LAUJA84250 @cartoni @EricVS @Bronckardou @lili-44 @Lilly007 @gazou01 @pierrefeu @chrisss @Nad59709 @Cumularde @Yoyo06 @Cherido @Co26250 @Mamy1967 @Isabel67 @Sandchal @Maedu17 @Kincan @Sylvie3342 @eyaelle34130 @Cinette23 @Manuee69 @Muriel06 @AnThJg @Esmerald @marguerite01 @Melody76 @Lotus73 @DSandra @Victoire1 @Maymat @Aaaaqqqqqqqqx @Quiquo @Ariane54 @Alain52000 @Fabienne11 @Mika36 @krystel88 @mimibou48 @Ninou01 @alanbout @Cheyenne-1984 @Lasido
Un membre partage son parcours avec la polyarthrite rhumatoïde, depuis l’apparition des premiers symptômes à 20 ans, l’errance médicale, le diagnostic tardif, et les difficultés de reconnaissance administrative auprès de la MDPH. Elle décrit une vie quotidienne marquée par la douleur, la fatigue et l’invalidité, et souhaite désormais échanger avec d’autres personnes vivant cette maladie.
Pour ouvrir la discussion :
- Quelle est votre histoire avec la polyarthrite rhumatoïde et comment la maladie a-t-elle impacté votre quotidien ?
- Quels défis médicaux ou administratifs avez-vous rencontrés et comment les avez-vous affrontés ?
- Quelles astuces, stratégies ou soutiens vous aident à mieux vivre avec cette maladie chaque jour ?
💬 N’hésitez pas à partager vos expériences avec bienveillance : vos témoignages peuvent aider et soutenir d’autres membres confrontés aux mêmes difficultés.
Belle journée,
Candice de l’équipe Carenity 🌷
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Candice.S
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Fatiha87
Bon conseiller
Fatiha87
Dernière activité le 23/02/2026 à 16:34
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13 commentaires postés | 3 dans le groupe Vivre avec la polyarthrite rhumatoïde
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@Candice.S bonjour Ă toutes et Ă tous!
Mon expérience avec la polyarthrite rhumatoïde
J’ai découvert que je souffrais de polyarthrite rhumatoïde en 2019. Un matin, je me suis réveillée avec une douleur intense au poignet, comme si j’avais une fracture. Je me suis rendue chez une médecin interniste et, après de nombreux examens, le diagnostic est tombé.
Dans un premier temps, le traitement a commencé par des antalgiques et des corticoïdes, puis par le méthotrexate. À cette période, le médicament n’était pas disponible dans le pays où je vivais, j’ai donc dû me le procurer à l’étranger, ce qui a été très difficile. Je me souviens encore de la première fois où je suis allée à la pharmacie : on m’a dit qu’il n’était pas disponible. J’ai été choquée et j’ai pleuré.
Les effets secondaires du méthotrexate étaient très pénibles : une grande fatigue, des nausées, une chute de cheveux, en plus d’une baisse de l’immunité à cause des corticoïdes. Je suis devenue plus vulnérable aux infections, avec également une prise de poids importante. Avec le temps, chaque injection est devenue une source d’angoisse : mes mains tremblaient, les nausées étaient intenses et j’ai perdu l’appétit, au point de ne plus apprécier certains aliments.
J’en ai parlé à ma médecin, qui a décidé d’arrêter le méthotrexate car mon corps avait développé une intolérance au traitement. Nous nous sommes alors orientées vers un traitement biologique, qui nécessite impérativement une couverture médicale en raison de son coût très élevé. Lorsque j’ai commencé le traitement biologique Enbrel, les résultats des analyses se sont progressivement améliorés. Avec le temps, j’ai demandé à arrêter les corticoïdes et à poursuivre uniquement avec Enbrel. J’ai effectivement ressenti une nette amélioration, confirmée par les analyses.
Aujourd’hui, je suis en phase de rémission (période de faible activité de la maladie) et je ne prends plus aucun traitement, car mes analyses sont stables et les symptômes sont très faibles.
Tout au long de ce parcours :
=> J’ai toujours suivi les recommandations de ma médecin, pris mes traitements aux heures prescrites et respecté les consultations tous les trois mois.
=> J’ai informé ma médecin de chaque changement ou sensation ressentie dans mon corps.
=> Au début, j’ai dû prendre un traitement contre l’anxiété et la dépression.
=> J’ai accepté la maladie et beaucoup cherché à la comprendre afin de mieux vivre avec elle.
Sur le plan physique, je pratique l’aquagym trois fois par semaine, une activité que je recommande vivement aux personnes atteintes de cette maladie, car elle est très bénéfique. Je fais également des exercices de renforcement musculaire : développer et renforcer les muscles aide à mieux soutenir les articulations, tout en respectant les limites de mon corps. Je m’entraîne avec intelligence.
J’ai appris à ne plus courir après la vie. La vie est difficile et imprévisible, et nous ne pouvons pas tout contrôler. Ce que je peux faire, je le fais ; ce que je ne peux pas faire, je le laisse. J’écoute mon corps : s’il a besoin de rester au lit toute une journée, je le fais sans culpabiliser et sans me comparer aux autres.
Au début de mon parcours avec la maladie, j’ai beaucoup souffert, tant sur le plan matériel que moral. Je pleurais chaque jour à cause de la douleur. L’adaptation n’a pas été facile : elle m’a demandé de la force, de la patience et un profond changement de mentalité.
La vie n’a pas un seul moule ; chacun choisit celui qui lui convient en fonction de ses capacités et de ses ressources.
Vivre avec la douleur est épuisant, et le sentiment d’impuissance est psychologiquement très difficile. C’est pourquoi nous, les patients, sommes des personnes fortes — plus fortes que nous ne l’imaginons.
Je souhaite à toutes et à tous une très bonne santé.
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Fatiha
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Nini1983
Membre AmbassadeurBon conseiller
Nini1983
Membre Ambassadeur
Dernière activité le 27/02/2026 à 15:12
Inscrit en 2026
Patient, Polyarthrite rhumatoĂŻde depuis 2026
Autre maladie : Apnée du sommeil
70 commentaires postés | 16 dans le groupe Vivre avec la polyarthrite rhumatoïde
38 de ses réponses ont été utiles pour les membres
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Posteur
Mon histoire avec la maladie
bonjour
J’avais vingt ans quand les premiers symptômes sont apparus.
À cet âge-là , on se projette, on avance, on construit. Moi, j’ai commencé à avoir mal. Des douleurs diffuses, persistantes, épuisantes. Une fatigue que personne ne voyait, mais qui prenait toute la place.
S’en sont suivies six années d’errance médicale.
Six années à chercher des réponses, à consulter, à expliquer, à ne pas être entendue. Six années sans diagnostic, sans reconnaissance, sans véritable prise en charge. Pendant ce temps, la maladie avançait, et moi, je devais apprendre à survivre avec la douleur. J’ai dû me débrouiller seule, trouver des astuces pour souffrir un peu moins, pour tenir debout malgré tout.
La polyarthrite rhumatoïde est une maladie très douloureuse, très fatigante et invalidante. Et dans mon cas, elle est agressive.
À vingt-six ans, après six longues années, le diagnostic est enfin tombé.
Mettre un nom sur la maladie a été à la fois un soulagement et un choc. Je n’inventais rien. Ce que je vivais était réel. Mais savoir n’effaçait ni les douleurs, ni les années perdues, ni les conséquences déjà installées.
Puis un deuxième combat a commencé.
Celui de la reconnaissance administrative. La MDPH.
Un combat encore plus long que l’errance médicale. Entre mes vingt-six ans et mes trente-huit ans, il m’a fallu attendre pour qu’on m’accorde enfin l’Allocation Adulte Handicapé. Douze années à justifier l’injustifiable, à expliquer l’évidence, à prouver que mon quotidien est impacté, que la maladie ne s’arrête pas à ce qui se voit.
Aujourd’hui encore, je ne suis pas reconnue à 80 %.
On admet que la maladie impacte mon quotidien, mais pas suffisamment, selon eux. Pourtant, aujourd’hui, je ne sors presque plus. Je ne peux plus vraiment. Marcher est difficile. Mes mains sont abîmées. Chaque geste demande un effort. La douleur et la fatigue rythment mes journées.
Je ne travaille pas. Je ne peux pas travailler.
Et pourtant, je n’ai jamais été réellement entendue. J’ai le sentiment d’avoir passé des années à parler dans le vide, à me battre pour une reconnaissance qui arrive toujours trop tard, toujours incomplète.
J’espère qu’au prochain renouvellement MDPH, la reconnaissance sera enfin à la hauteur de ma réalité.
Parce que ce combat, je le mène depuis près de vingt ans. Un combat contre la maladie, contre l’invisibilité, contre l’épuisement. Un combat compliqué, injuste, mais bien réel.
C’est mon histoire.
et vous votre histoire ?