«
»

Top

La fatigue, symptôme numéro un de la cholangite biliaire primitive : la comprendre et la gérer

11 déc. 2017 • 1 commentaire

La fatigue est un phénomène complexe et multidimensionnel : physique (ne pas se sentir en forme), affectif (avoir envie de ne rien faire) et cognitif (avoir des problèmes de concentration). De manière générale, l’asthénie est l’affaiblissement général de l’organisme. Il s'agit aussi du symptôme principal de la Cholangite Biliaire Primitive.

La fatigue, symptôme numéro un de la cholangite biliaire primitive : la comprendre et la gérer

Fatigue normale contre fatigue anormale

La fatigue « normale » peut être provoquée par de nombreux facteurs (physiques, physiologiques, sociaux, etc.). Elle est perçue comme localisée (fatigue musculaire, oculaire, nerveuse, etc.). Elle se traduit par une difficulté à effectuer des efforts physiques et/ou à maintenir une activité intellectuelle. Sa durée est courte, son impact sur la qualité de vie minimal et elle est diminuée par le repos.

La fatigue « anormale » de la cholangite biliaire primitive est le symptôme clinique décrit comme le plus gênant par plus de la moitié des patients. Elle est déclarée comme sévère chez 20% des patients mais elle n’a aucun lien avec la sévérité ou la durée de la maladie. Le niveau de fatigue varie en fonction des personnes, évolue au cours de la journée et de la semaine et peut être un obstacle à certaines activités comme préparer un repas, monter un escalier, faire le ménage, se laver, s’habiller, parler, lire ou prendre une décision. La fatigue est associée à une moins bonne qualité de sommeil et une somnolence plus importante au cours de la journée.

Une origine multifactorielle

Des processus biologiques en lien avec des dysfonctionnements du système nerveux pourraient participer à la fatigue ressentie. Des troubles du sommeil liés aux démangeaisons peuvent aussi majorer la fatigue. De manière générale, plusieurs causes peuvent expliquer ce symptôme.

Cause fonctionnelle : épuisement professionnel, syndrome de fatigue chronique, etc.
Cause physiologique : mauvaise qualité de sommeil, surmenage, malnutrition, etc.
Cause toxique : médicaments induisant des effets de somnolence.
Addictions : tabac, café, alcool, jeux vidéo, Internet, etc.
Cause environnementale : chaleur, bruit, etc.
Cause organique : hypothyroïdie, maladie chronique, état inflammatoire, etc.
Cause psychologique : anxiété, tristesse, stress, etc.

Quelles solutions ?

Le repos limite la fatigue mais l’activité physique permet également de recharger l’organisme en énergie. Le manque d’activité peut, en effet, diminuer l’oxygénation des tissus gras musculaires et provoquer une fonte des muscles entraînant une fatigue supplémentaire. Egalement des siestes trop longues ou trop fréquentes dans la journée peuvent perturber le sommeil nocturne. Celles-ci doivent être courtes.

Un léger effort physique suffit donc pour obtenir un effet positif sur le moral, diminuer la fatigue et stimuler l’appétit. Une activité modérée et régulière (marche, bicyclette, gymnastique douce, etc.) est préférable à une action sportive intense et ponctuelle. Il faut cependant rester à l’écoute de son corps et ne pas dépasser ses limites.

 

Et vous, souffrez-vous de fatigue ? Quelle est son intensité ? Discutons ensemble de ce symptôme et de vos solutions.

avatar Léa Blaszczynski

Auteur : Léa Blaszczynski, Responsable expérience patient

D'une formation en communication spécialisée dans le digital, Léa travaille chez Carenity depuis 2013 dans un objectif d'aider le maximum de patients et proches de patients à trouver du soutien et à ne plus se sentir seuls face à leur maladie.

Commentaires

le 12/08/2019

Bonjour, 

Je dors 12 heures par nuit mais je me sens épuisée. Parfois la fatigue est telle que je dois me coucher dans la journée, en général vers 16 h ou 17 h, et je dors 2 bonnes heures. 

Je cumule plusieurs maladies qui provoquent de la fatigue chronique : troubles bipolaires, fibromyalgie et cholangite biliaire primitive.

Les personnes autour de moi ne comprennent pas qu'en dormant 12 heures je puisse être fatiguée. J'ai un sommeil non réparateur. Mon mari me répète que si je me couchais plus tôt je me reveillerais plus tôt. Je me couche vers 23 h, c'est 1 heure normale je pense, et j'ai fait l'expérience de me coucher plus tôt, résultat j'ai dormi 14 h !

Pourtant je mets mon réveil à sonner 2 fois mais je l'éteins et me rendors aussitôt. 

Mon psy me fait prendre des plantes en complément de mon traitement (Rhodiola) mais rien n'y fait.

Quelqu'un a-t-il une solution ?

Chrys

Vous aimerez aussi

Le diagnostic de la dépression raconté par les membres Carenity

Dépression
Dépression post partum

Le diagnostic de la dépression raconté par les membres Carenity

Lire l'article
Sécurité informatique, améliorations du site… Rencontrez Jérémy, responsable technique

Sécurité informatique, améliorations du site… Rencontrez Jérémy, responsable technique

Lire l'article
Quelles maladies et quels médicaments sont incompatibles avec l’aspirine ?

Quelles maladies et quels médicaments sont incompatibles avec l’aspirine ?

Lire l'article
Les traitements du cancer : biothérapie et immunothérapie

Adamantinome
Astrocytome
Cancer
Cancer colorectal
Cancer de l'amygdale
Cancer de l'anus
Cancer de l'endomètre
Cancer de l'estomac
Cancer de l'oesophage
Cancer de l'ovaire
Cancer de la bouche
Cancer de la gorge
Cancer de la langue
Cancer de la parotide
Cancer de la peau
Cancer de la plèvre
Cancer de la prostate
Cancer de la thyroïde
Cancer de la vésicule biliaire
Cancer de la vessie
Cancer de la vulve
Cancer des os
Cancer du col de l'utérus
Cancer du foie
Cancer du larynx
Cancer du nasopharynx
Cancer du palais
Cancer du pancréas
Cancer du poumon
Cancer du poumon à petites cellules
Cancer du rein
Cancer du sein
Cancer du testicule
Cancer du Thymus
Cancer du vagin
Cancer endocrinien
Carcinome basocellulaire
Carcinome épidermoïde de la tête et du cou
Carcinome épidermoïde du palais
Carcinome papillaire de la thyroïde
Chondrosarcome myxoide extrasquelettique
Chordome
Choriocarcinome
Dermatofibrosarcome de Darier-Ferrand
Esthésioneuroblastome
Glioblastome
Leucémie
Leucémie lymphoïde aigue
Leucémie lymphoïde chronique
Leucémie myéloide aigue
Leucémie myéloide chronique
Lymphome à cellules du manteau
Lymphome anaplasique à grandes cellules
Lymphome cutané
Lymphome de Hodgkin
Lymphome diffus à grandes cellules B
Lymphome folliculaire
Lymphome non hodgkinien
Lymphome T cutané
Macroglobulinémie de Waldenstrom
Mastocytose cutanée
Mastocytose systémique
Mésothéliome
Myélofibrose
Myélome multiple
Néoplasie endocrinienne multiple
Néphroblastome
Neuroblastome
Ostéosarcome
Phéochromocytome
Rétinoblastome
Sarcome d'Ewing
Sarcome de Kaposi
Schwannome vestibulaire
Syndrome de Sézary
Syndromes myélodysplasiques
Tumeur au cerveau
Tumeur de Merkel
Tumeur gliale
Tumeur maligne de la trompe
Tumeur neuroendocrine
Tumeur neuroendocrine entéropancréatique
Tumeur osseuse rare
Tumeur péritonéale primaire
Tumeur rhabdoide
Tumeur stromale gastro-intestinale

Les traitements du cancer : biothérapie et immunothérapie

Lire l'article