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Patients Maladies cardiovasculaires

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anonymous avatar Membre Carenity • Animatrice de communauté
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Des scientifiques suédois viennent d'aboutir à une découverte étonnante : posséder un chien serait associé à un risque plus faible de maladies cardiovasculaires et de décès.

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Surprenante et inattendue, la nouvelle a du chien : posséder l'animal, meilleur ami de l'homme, pourrait prémunir des maladies cardiovasculaires et réduire même substantiellement les risques de mortalité. C'est ce que suggère une équipe d'épidémiologistes suédois à l'issue d'une étude publiée mi-novembre dans la revue Scientific Reports.

Afin de parvenir à cette conclusion, les scientifiques de l'université d'Uppsala, en Suède, ont utilisé les données des registres nationaux compilées depuis douze années. Dans le pays, plusieurs fichiers renseignent en effet sur bien des caractéristiques de la population. Sept d'entre eux ont permis aux chercheurs de croiser les données de près de 3,4 millions de personnes, âgées de 40 à 80 ans, et ce sur une période de douze ans.

Parmi les chiffres à leur disposition, le diagnostic des maladies cardiovasculaires, la survenue d'un décès, quelle qu'en soit la cause, mais aussi, plus étonnant, la possession d'un chien, renseignée dans deux des bases de données. En Suède, depuis 2001, chaque maître se voit en effet contraint de se déclarer officiellement en tant que tel.

Des chiffres éloquents

À l'issue de l'analyse statistique menée par les chercheurs suédois, le verdict est tombé : posséder un chien serait associé à une réduction de 33% du risque de mort prématurée et de 11% du risque d'infarctus du myocarde chez les personnes qui rompent la solitude par une compagnie canine. Des chiffres d'autant plus étonnants que les individus vivant seuls dans leur foyer constituent un type de population généralement plus touché par les problèmes de santé.

Comme l'explique l'auteur principal des travaux, Mwenya Mubanga, épidémiologiste à l'université d'Uppsala, en Suède : "Une découverte très intéressante de notre étude est que la possession d'un chien est un facteur de protection particulièrement important chez les personnes qui vivent seules, connues comme un groupe plus exposé aux maladies cardio-vasculaires et aux risques de décès que celles qui résident aux côtés d'autres personnes au sein de leur foyer."

Son collègue de l'université suédoise, Tove Fall, confirme cette observation : "Posséder un chien neutralise les effets d'une vie seul". En réalité, cette étude n'est pas la première à associer des bienfaits au fait de partager sa vie avec le meilleur ami de l'homme. Par le passé, d'autres travaux avaient déjà établi un lien entre la présence d'un animal de compagnie et de niveaux de stress plus bas.  

Des liens encore méconnus

L'étude suédoise ne permet pas d'établir avec certitude un lien de cause à effet entre les risques cardiaques et la présence d'un chien. Même si aucune n'est pour l'instant avérée, les scientifiques ont toutefois avancé plusieurs hypothèses pour expliquer la corrélation mise en évidence. Selon eux, la présence de l'animal aux côtés de son maître pourrait contribuer à l'apaiser et l'amener à établir plus de lien social.

"Un des mécanismes qui permettrait d'expliquer pourquoi les propriétaires de chien ont un risque réduit de maladies cardiovasculaires et présentent une mortalité plus faible, est l'atténuation des facteurs de stress psychosociaux. Par exemple l'isolation sociale, la dépression et la solitude. Il a déjà été prouvé qu'elles sont toutes moins présentes chez les propriétaires de chiens. Et [...] que ces facteurs sont liés à un risque accru de maladies cardiovasculaires et de mortalité", avancent les chercheurs dans leurs travaux.

Ces résultats pourraient également s'expliquer par le niveau d'activité physique qui est souvent plus élevé chez les propriétaires de chiens devant promener régulièrement leur fidèle compagnon. Néanmoins, "il pourrait aussi y avoir des différences entre les propriétaires et non-propriétaires avant même qu'ils n'achètent un chien, ce qui pourrait avoir influencer nos résultats", reconnaissent les scientifiques.   

Remparts contre la mort, protecteurs de l'infarctus, le chien semble décidément un bien bon ami de l'Homme. Cette nouvelle découverte sur les multiples bienfaits canins confirment donc bien que nos amis à quatre pattes ne manquent pas de mordant.

Source : Maxi Sciences

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