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“La maladie ne me définit pas” : le combat et la reconstruction de @Liséa6 face au SED

Publié le 13 mai 2026 • Par Candice Salomé

Et si mettre des mots sur ses souffrances permettait de se reconstruire ?

Atteinte du syndrome d’Ehlers-Danlos, @Liséa6 a longtemps cherché à comprendre l’origine de ses douleurs, avant de voir son diagnostic bouleverser sa perception d’elle-même et de son corps. Entre fatigue chronique, dysautonomie et adaptation du quotidien, elle apprend à vivre avec une maladie invisible, encore trop souvent méconnue.

À travers son parcours et l’écriture de son livre autobiographique, elle partage un message fort : celui de la résilience, de l’acceptation et de l’espoir. Un témoignage profondément humain, qui rappelle que, malgré la maladie, il est possible de continuer à avancer et à se redéfinir.

“La maladie ne me définit pas” : le combat et la reconstruction de @Liséa6 face au SED

Tout d’abord, pourriez-vous commencer par vous présenter brièvement ? 

Je m’appelle Leila, je suis étudiante en licence Arts plastiques à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Depuis janvier 2026, je suis également écrivaine et membre ambassadrice Carenity.

Je suis avant tout une jeune femme bienveillante et empathique, qui sait être à l’écoute des uns et des autres.

Je suis passionnée de lecture autobiographique et de poésie, entre autres. J’aime beaucoup le contact avec la nature, les animaux, ainsi que la médecine, l’art, la psychologie et le domaine social.

Pouvez-vous nous raconter les premiers signes qui vous ont alertée et comment le syndrome d’Ehlers-Danlos s’est manifesté dans votre quotidien ?

Pour être sincère, il n’y a aucun signe qui m’a véritablement alertée. Comme le spécialiste que j’avais consulté en médecine interne en 2017 me l’avait dit, je pensais souffrir de fibromyalgie.

Puis, lors d’une visite de routine chez mon gynécologue au printemps 2021, j’ai été auscultée par sa remplaçante. C’est elle qui a évoqué une autre piste lors de cette consultation, en me posant diverses questions sur la pathologie que je pensais avoir.

En effet, il lui semblait que je pouvais souffrir d’une autre pathologie ressemblant à la fibromyalgie. Cette spécialiste s’y connaissait très bien dans le syndrome d’Ehlers-Danlos, étant donné qu’elle a elle-même un membre de sa famille atteint de cette pathologie.

De plus, elle travaille dans un centre de diagnostic SED, dans lequel elle m’a orientée pour réaliser d’autres examens, en m’écrivant un courrier d’adressage.

En remontant un peu en arrière, je me souviens que lorsque j’étais plus petite, il m’arrivait de me cogner contre certains murs, de me faire quelques entorses et d’être assez souple, mais rien de vraiment inquiétant à cette époque-là.

Puis, en 2016, j’ai commencé à ressentir les premières véritables douleurs musculaires et articulaires, ainsi que des faiblesses musculaires.

Les symptômes se sont accentués en 2021, avec l’apparition de la dysautonomie, qui va de pair avec le syndrome d’Ehlers-Danlos.

Comment avez-vous vécu l’annonce du diagnostic et qu’est-ce que cela a changé dans votre compréhension de vos symptômes passés ?

Au début, je dois avouer que j’ai mal vécu le diagnostic, car je m’étais déjà habituée à celui de la fibromyalgie et, en un instant, on m’annonçait que j’étais atteinte d’une autre pathologie.

Lorsque j’étais dans le cabinet du spécialiste, je me disais : « De toute façon, il va me dire que je n’ai pas le syndrome d’Ehlers-Danlos, mais bien une fibromyalgie. »

Et lorsqu’il m’a confirmé qu’au vu des examens cliniques, j’avais bien ce syndrome, il n’y a eu plus aucun mot qui est sorti de ma bouche.

C’est vraiment au fur et à mesure que je me suis faite à cette annonce, et au fait que j’allais devoir vivre avec cette pathologie sûrement toute ma vie.

Cela a changé beaucoup de choses dans la compréhension de mes symptômes, car je savais désormais le pourquoi de mes souffrances.

C’est également en faisant mes propres recherches que j’ai pu mieux comprendre pourquoi mon corps était si dysfonctionnel.

Quels sont aujourd’hui les symptômes ou les difficultés les plus impactants dans votre vie personnelle et professionnelle ?

Les symptômes les plus impactants dans ma vie sont la fatigue, les douleurs musculaires et articulaires, ainsi que les troubles proprioceptifs.

Mais plus particulièrement, la dysautonomie, qui est un dysfonctionnement du système nerveux autonome.

Elle provoque chez moi de l’hypotension, de l’hypertension, de la tachycardie, des arythmies, des troubles de la thermorégulation, des troubles de la respiration, une sensation de faim par moments, des troubles digestifs, de la fatigue et un brouillard mental, de manière globale.

Avez-vous mis en place des stratégies particulières pour mieux gérer la fatigue, la douleur ou l’instabilité articulaire au quotidien ?

J’ai mis en place le pacing (gestion de l’énergie) pour mieux gérer la fatigue. Je fractionne mes activités en faisant des pauses régulièrement, ce qui me permet d’éviter d’arriver au stade de l’épuisement.

Pour les douleurs, j’utilise des coussins chauffants tout au long de la journée.

En cas d’instabilité articulaire, notamment au niveau des genoux, j’utilise des orthèses lorsque je sens qu’un de mes genoux est instable et douloureux.

Pour renforcer mes muscles, je fais quelques exercices que ma kinésithérapeute m’a montrés lors de mes séances, ainsi que de la marche lorsque j’en ai l’occasion.

J’ai également des médicaments, comme le Versatis, pour mieux gérer la douleur.

Enfin, j’utilise un matelas et un oreiller à mémoire de forme, afin que mes nuits soient plus paisibles.

Le syndrome d’Ehlers-Danlos est encore méconnu. Quels préjugés ou incompréhensions aimeriez-vous déconstruire ?

J’aimerais qu’on puisse déconstruire certaines idées reçues sur le syndrome d’Ehlers-Danlos.

Avoir un SED ne signifie pas forcément avoir une peau extrêmement étirable ou faire des subluxations en permanence pour être réellement atteint de cette pathologie.

Parfois, certains pensent également que le SED se résume à une hyperlaxité, alors qu’il existe en réalité une multitude de symptômes : des douleurs chroniques, des problèmes digestifs, cardiovasculaires, de l’instabilité articulaire ou encore une fatigue très importante.

De plus, ce n’est pas parce que cette maladie est encore largement méconnue qu’elle n’existe pas, ni que tout se passe dans la tête des patients, comme le pensent encore certains médecins.

Ce n’est pas parce que le SED est souvent invisible que nous ne souffrons pas.

Certaines personnes, au XXIe siècle, entendent encore que leurs symptômes sont uniquement psychologiques. Il faudrait vraiment que les soignants, comme toute autre personne, puissent se renseigner avant de tenir ce type de propos.

On entend aussi souvent qu’il suffit de faire du sport pour aller mieux. Pourtant, même si l’activité physique peut être bénéfique, elle doit être adaptée.

Certains sports sont déconseillés à 100 %, comme les sports de combat ou ceux qui présentent un risque élevé de blessures. De plus, l’activité physique ne peut pas être pratiquée par tous, ni au même rythme.

Sans oublier que le sport ne permet pas de guérir, mais qu’il doit être envisagé comme une aide complémentaire dans la gestion de la maladie.

En quoi la maladie a-t-elle transformé votre rapport à vous-même, à vos projets et à votre spiritualité ?

Je dirais que la maladie m’a transformée, dans le sens où elle m’a rendue davantage consciente que mon corps fait pleinement partie de mon identité.

Depuis l’apparition de cette pathologie dans ma vie, je fais davantage attention à moi. J’ai aussi un rapport au temps et à mes priorités qui est complètement différent.

Je privilégie aujourd’hui mon bien-être physique et psychologique, et je réalise mes activités du quotidien à mon rythme. J’essaie, autant que possible, de ne plus me mettre de pression lorsque je dois accomplir une tâche.

Il y a également eu des changements dans mes projets professionnels et personnels, car mon état de santé ne me permet pas de travailler en tant que salariée dans une entreprise.

À présent, je m’oriente davantage vers une forme d’indépendance professionnelle, afin de mieux gérer ma vie, mes activités quotidiennes et mes problèmes de santé.

Sur le plan spirituel, je peux dire que la maladie a renforcé ma foi chrétienne.

La spiritualité est d’un grand secours dans ma vie, car Dieu est le moteur qui me permet de continuer à avancer, malgré un quotidien qui n’est pas toujours facile.

Vous avez écrit Le Secours dans la détresse (Les Éditions LIRE-COURAUT). Qu’est-ce qui vous a poussée à écrire ce livre ?

J’ai toujours voulu écrire un livre depuis le collège. À cette époque, j’écrivais déjà des poèmes, sans oser véritablement me faire connaître du grand public.

Durant mes années de primaire, je participais à des concours de poésie à la bibliothèque de l’endroit où nous vivions. J’aimais déjà profondément l’écriture.

Puis, au début de ma vingtaine, ces souvenirs me sont revenus, et j’ai su qu’un jour, j’écrirais un livre. Je ne savais pas encore quel en serait le sujet, mais je sentais que je devais écrire quelque chose.

Par la suite, en 2023, je me suis lancée dans l’écriture d’un livre autobiographique, car j’en ressentais le besoin. J’avais besoin de me libérer et de guérir du poids des souffrances liées à certaines épreuves de vie que j’évoque dans mon livre.

Ensuite, je me suis dit : pourquoi ne pas tenter de le faire publier, afin que d’autres personnes puissent, elles aussi, trouver leur propre chemin de guérison, du réconfort psychologique et/ou spirituel ?

C’est ainsi que j’ai eu l’envie de partager mon vécu avec d’autres.

Le secours dans la détresse
Le Secours dans la détresse, Leila Ambrosio, aux Editions Lire-Couraut

Que représente ce titre, Le Secours dans la détresse, dans votre propre parcours avec la maladie ?

Ce titre représente toutes les formes de secours que j’ai pu trouver jusqu’à aujourd’hui pour me permettre de rester debout.

Ce qui m’a le plus aidée, c’est tout d’abord ma foi en Dieu, le soutien de ma famille, mais plus particulièrement celui de ma mère, qui a été si précieuse dans mon parcours. J’ai également bénéficié de l’aide de certains médecins que j’ai pu consulter, ainsi que de mon ancienne psychothérapeute.

Toutes ces aides m’ont permis de me recentrer sur moi-même, de mieux comprendre mon identité, d’apprendre à poser des limites et à dire non lorsque quelque chose ne me correspond pas.

Elles m’ont aussi appris à me respecter, à trouver du bonheur dans les petites choses simples du quotidien, et à accepter de vivre avec plusieurs pathologies.

Car oui, même si dans cet article je mentionne principalement le syndrome d’Ehlers-Danlos, je ne souffre pas uniquement de celle-ci.

L’écriture de ce livre a-t-elle été pour vous une forme de thérapie ou de reconstruction ? 

Oui, bien évidemment, ce livre a été à la fois une forme de thérapie et de reconstruction.

Mettre des mots sur ce que j’ai vécu et ressenti m’a énormément aidée à surmonter mes épreuves de vie jusqu’à aujourd’hui. J’ai pu prendre du recul sur mon parcours, qu’il s’agisse du passé ou du présent.

L’écriture a été un excellent moyen pour moi d’exprimer mes sentiments les plus profonds et les plus difficiles.

En écrivant mon histoire, cela m’a permis de mieux comprendre ce qui m’était arrivé, mais aussi de mieux percevoir la personne que je suis devenue avec le temps, grâce à l’aide bienveillante de certains professionnels de santé, de mes frères et sœurs spirituels et de ma famille.

L’écriture m’a permis de transformer mon histoire personnelle en une expérience de partage.

Le but de ce livre a été, certes, une thérapie et une reconstruction pour moi, mais surtout une envie d’aider d’autres personnes traversant des épreuves difficiles, qui ne savent plus à quoi se raccrocher ni comment entreprendre leur propre chemin de guérison.

Quel message aimeriez-vous transmettre aux personnes vivant avec un syndrome d’Ehlers-Danlos – ou toute autre maladie chronique – à travers votre témoignage et votre livre ?

J’aimerais leur dire : « Vous n’êtes pas seuls. »

Il existe beaucoup d’autres personnes qui vivent elles aussi des réalités similaires, avec qui vous pouvez entrer en contact et créer de très belles amitiés, notamment par le biais d’associations.

Ce fut mon cas : je suis encore aujourd’hui en contact avec deux de ces personnes, avec qui nous échangeons régulièrement par téléphone.

Nous savons tous qu’il existe différents niveaux d’atteinte et de douleur dans cette pathologie, comme dans toute maladie chronique, et que nous n’avons pas tous exactement les mêmes symptômes.

Mais ce qui est le plus important, c’est de réussir à se prioriser, à ne pas s’oublier au profit des autres, et à prendre soin de soi.

Cela peut passer par un accompagnement psychologique, des soins médicaux, ou tout simplement par des gestes simples du quotidien :
aller respirer de l’air frais, profiter d’un moment dans son jardin, s’offrir une nouvelle coupe de cheveux, ou encore s’adonner à ses passions artistiques ou à toute activité que notre état de santé nous permet encore de faire.

Sachez également qu’il est normal de traverser des moments de doute, de peur ou de découragement.

Mais surtout, ne perdez pas espoir de trouver le réconfort que vous recherchez, un moyen de soulager vos symptômes, et même de vivre de petits moments de bonheur malgré les difficultés du quotidien.

À travers mon témoignage, je souhaite montrer que, malgré la maladie ou d’autres épreuves, il est possible de continuer à avancer sur son chemin de vie.

Même si la maladie impose de nombreuses limites, elle ne nous définit pas. Nous avons notre propre identité, au-delà de ce que nous traversons.

Oui, nous devons composer avec elle au quotidien, mais nous ne sommes pas la maladie.

J’aimerais aussi vous encourager à vous écouter davantage, à lâcher prise, à vous respecter, et à ne pas minimiser vos souffrances, qu’elles soient intérieures ou extérieures.

Et surtout, demandez de l’aide lorsque vous en avez besoin. Ne restez pas isolés dans vos douleurs, qu’elles soient physiques ou psychiques.

J’espère que mon livre pourra apporter à d’autres personnes le réconfort qu’il m’a apporté personnellement. 🌿

Un dernier mot ?

Mon dernier mot est tout simplement un message d’espoir.

Même si la maladie peut vous affaiblir physiquement et psychologiquement, vous faire souffrir, vous faire douter de vous-même ou vous décourager, elle ne vous enlève pas la capacité de continuer à rêver, de créer et d’avancer, un pas après l’autre, à votre rythme et selon vos capacités du moment.

Si mon témoignage peut permettre à une personne de se sentir comprise, moins isolée et plus forte face à son épreuve, alors je pourrai dire que mon livre aura accompli sa mission d’existence. 🌿


Un grand merci à @Liséa6  pour son témoignage !

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avatar Candice Salomé

Auteur : Candice Salomé, Rédactrice Santé

Créatrice de contenus chez Carenity, Candice est spécialisée dans la rédaction d’articles santé. Elle a une appétence particulière pour les domaines de la psychologie, du bien-être et du sport.

Candice est... >> En savoir plus

4 commentaires


aquarella
le 18/05/2026

Bonjour,

On a soupçonné cette maladie à mon enfant et après un examen génétique à Montpellier ce diagnostic a été rejeté, j'imagine que le lieu ou on fait ce diagnostic est à Paris ? Mon enfant ne travaille pas, et je m'inquiète beaucoup, avez vous noté des adresses pour se faire diagnostiqué ailleurs qu'à Paris, existe t il des antennes d'associations SED ailleurs qu'à Paris, Montpellier Paris est un voyage impossible pour mon enfant, vous êtes bien courageuse bravo j'ai un pu peur de commander votre livre sur le site de votre éditeur, je l'ai trouvé sur amazon à 18 €, continuez à écrire


Liséa6 • Membre Ambassadeur
le 20/05/2026

@aquarella

Bonjour Aquarella,

Je suis tout d'abord désolée de vous répondre que maintenant mais je viens tout juste de terminer mes examens universitaires ce matin donc je n'ai vraiment pas eu le temps de revenir sur Carenity depuis.

je ne sais pas de quel type de SED votre fils serait susceptible de souffrir ou même s'il s'agit bien du SED mais sachez qu'il existe une catégorie de SED qui se nomme le SED Hypermobile, qui ne se diagnostique pas par des tests génétiques pour le moment. Il se diagnostic uniquement par bilan clinique comme se fut le cas pour moi et beaucoup d'autres personnes. Bien que récemment écrivaine mais je ne travaille pas non plus comme je le souhaiterais pour le moment surtout vis-à-vis de ma dysautonomie qui est importante et qui va de paire avec le syndrôme d'Helers Danlos bien souvent. Il est tout à fait normal que vous vous inquiétiez pour votre enfant car vous être une mère et vous voulez le meilleur pour lui. Je ne connais pas les symptômes de votre fils et jusqu'à ou il a pu aller scolairement donc je ne peux pas vraiment vous formuler une réponse adéquate à ce sujet là.

Je vous laisse quelques adresses de centres de diagnostic provenant de l'association SED'IN FRANCE ci-dessous:

Le centre de compétence Normandie Public : adultes Responsable : Dr Aline Vincent-Devulder Adresse : Service de génétique Chu de Caen Hopital Clémenceau Téléphone : 02 31 27 25 69Mail : genetique-consult@chu-caen.fr– Délai 4 ans Caen reçoit uniquement les patients domiciliés en Normandie et départements voisins (l’Ouest).Adresser par mail à genetique-consult@chu-caen.fr un courrier du médecin traitant avec avis préalable d’un rhumatologue ou interniste attestant de l’hypermobilité articulaire et de l’absence d’autre diagnostic pouvant expliquer les symptômes Le centre n’assure pas le suivi SED après le diagnostic.

Le centre de compétence Hauts de France Responsable : Pr Vincent Tiffreau, MPR Public reçu : adultes Adresse postale :Hopital Pierre Swynghedauwrue André Verhaeghe 59000 Lille Mail : SED-NV-Lille@chu-lille.frIl vous faudra adresser par mail exclusivement un courrier d’adressage le plus détaillé possible. Le délai actuel est de 18 mois. Le centre ne reçoit que les patients résidant dans le département.

Les centres de compétence Occitanie Le centre de compétence de Montpellier Public : enfants et adolescents Responsable : Dr Willems Public : adultes Responsable : Dr Jacques Puechberty Adresse :Département Génétique Médicale, Maladies rares et médecine personnalisée CHU de Montpellier – Hôpital Arnaud de Villeneuve371 avenue du Doyen Gaston Giraud34295 MONTPELLIER CEDEX 5Mail : m-willems@chu-montpellier.frTéléphone : 04 67 33 65 64Pour les adultes, la prise de RDV ne s’effectue que par téléphone. Il vous faudra avoir en votre possession une lettre d’un médecin traitant ou mieux d’un rhumatologue, la pus détaillée possible.  Le délai actuel est de 18 mois et le centre ne reçoit que les patients résidant dans l’ancienne région Languedoc (sauf le Gard).

Le centre de compétence de Perpignan Public : adultes Responsable : Dr David Authié Public : enfants et adolescents Responsable : Dr Nella Zemouri Adresse :Service de consultations de Médecine Physique et Réadaptation Centre Hospitalier de Perpignan,20 avenue du Languedoc, BP 49954,66046 PERPIGNAN CEDEX 9.04 68 61 65 56Mail : smedical.cbv@ussap.frLes consultations sont désormais assurées par le Dr Enjalbert. Demande de RDV à adresser par mail au secrétariat avec courrier du médecin adresseur et les informations du patient (nom, prénoms, date de naissance, numéro de téléphone, adresse, mail, adresse postale). le secrétariat prend encsuite contact et indique les éventuels examens complémentaires préalables à effectuer. Délai annoncé environ 1 an.

Le centre de compétence de Lyon Public : adultes Responsable : Dr Amandine Bernadou Public : enfants et adolescents Responsable : Dr Fabienne Roumenoff, procède au suivi des enfants et adolescents atteints d’un SED, mais ne propose pas de consultation diagnostique. (Information donnée par le centre des Massues)Adresse postale :Centre médico-chirurgical de réadaptation des Massues92 Rue Dr Edmond Locard69005 Lyon Mail de contact : sed-hdj.massues@croix-rouge.frIl vous faudra envoyer par mail exclusivement un courrier d’adressage d’un rhumatologue ou médecin interniste accompagné d’un formulaire du score de Beighton ainsi que tout document pouvant étayer la suspicion de SEDh et des photos de l’hyperlaxité. Le délai d’attente actuel est d’environ 2 ans. Le centre ne reçoit que les patients résidant en Auvergne Rhone-Alpes.

Le centre de compétence Grand Est Public : adultes et enfants/adolescents ?Responsable : Pr Roland Jaussaud Adresse postale :CHU de Nancy – Hôpital de Brabois Médecine interne et immunologie clinique5 Rue du Morvan54511 Vandoeuvre-Les-Nancy CEDEXIl vous faudra envoyer par mail un courrier d’adressage détaillé indiquant les antécédents, l’historique de la maladie, les traitements passés et présents ainsi que leur efficacité ainsi que vos coordonnées complètes (nom, prénom, date de naissance, adresse postale et numéro de téléphone) par mail à rdv-medecineinterne@chru-nancy.frUn accusé de réception vous sera envoyé par le secrétariat du service pour indiquer que la demande a bien été prise en compte. Il est conseillé de relancer par mail 1 an après la demande de rendez-vous, puis tous les 3 mois. La priorité est donnée aux patients de la région Grand Est. Le délai actuel pour un RDV est de 24 mois.

Le centre de compétence Nouvelle Aquitaine Public : adultes Responsables : Dr Guillaume LARID et Dr Gwenaël LE GUYADER (en remplacement du Pr Françoise Debiais) Le centre ne donne actuellement plus de RDV car le délai d’obtention a atteint 10 ans ! Il est donc nécessaire de s’adresser au CRMR de Garches. Mail : rhumatologie@chu-poitiers.frIl vous faudra envoyer par mail un courrier d’adressage le plus détaillé possible ainsi que vos coordonnées complètes (nom prénom date de naissance adresse postale et numéro de téléphone).Adresse :CHU LA MILETRIE 2 Rue De La Miletrie, 86021 Poitiers Téléphone : 05 49 44 49 48Public : enfants et adolescents Responsable : Dr Gwenaël Le Guyader tél. 05 49 44 39 22Mail : sec.genetique@chu-poitiers.frSeuls les patients qui résidents dans les départements la Charente (16), la Charente-Maritime (17), les Deux-Sèvres (79) et la Vienne (86) seront reçus.

Le centre de compétence Provence-Alpes-Côtes d’Azur Responsable : Dr Jean-Baptiste Dalmas Public : enfants et adolescents ; adultes Adresse : Hopital de la Timone Médecine interne et immunologie clinique 278 Rue Saint-Pierre, 13005 Marseille. Les consultation diagnostic SED sont transférées vers le service de génétique depuis le 28/04/2026. Nous sommes en attente de la procédure de prise de RDV.

Je vous ai envoyé plus de centres pour adultes que pour enfant mais si votre enfant à moins de 18 ans, je vous enverrais d'autres types d'informations à ce sujet là.

Je vous remercie beaucoup pour votre gentillesse et pour le mot d'encouragement que vous m'avez laissé à la fin de votre message. Cela me va droit au cœur !

Bonne fin d'après-midi à vous !



aquarella
le 21/05/2026

@Liséa6 merci pour votre réponse, il a 25 ans, et il a fait les tests génétiques à Montpellier, j'imagine qu'il a fait tout les tests possibles si comme je l'ai vu sur l'adresse il y a la génétique, ça doit être ce centre, il est hyperlaxe, des problèmes respiratoires qu'on a attribué à l'asthme, très grosse fatigue, il ne sort plus de chez lui et marche avec une canne, il ne peut pas travailler non plus, il s'épuise trop vite, il a mal partout, il me le disait déjà petit mais je l'attribuais à la croissance car il doit mesurer 1 m 93 maintenant et 65 kilos ou 70, la dernière fois qu'on la mesuré il faisait 1m86 pour 65 kg il est très maigre aussi, sa fatigue est ses douleurs, si jeune, on lui a cherché aussi la fibromyalgie, c pas ça non plus, en errance médicale il ne peut pas être reconnu handicapé


Liséa6 • Membre Ambassadeur
le 21/05/2026

Bonjour Aquarella,

Votre fils a t-il déjà été vu en médecine interne afin de chercher d'autres types de pathologies ? Ce qui serait bien c'est qu'il puisse aussi faire des tests cliniques pour voir si ça ne serait pas le syndrome d'Ehlers Danlos de type hypermobile qui ne se diagnostique pas avec des tests génétiques pour le moment. Essayez d'avoir un rdv avec un centre privé comme l'ISM à Paris, il y a un très bon cardiologue spécialisé dans Ehlers Danlos là bas, en plus des autres investigations. Ha oui c'est vrai votre fils ne peut pas se déplacer c'est vrai, j'avais oublié. Ça ne coute rien d'appeler quand même pour avoir un peu plus d'informations à ce sujet là. Ça doit vraiment être dur à vivre cette situation pour votre fils. J'espère que les spécialistes trouveront bientôt de quoi il souffre véritablement.

Courage à vous ! Je sais que c'est le parcours du combattant de connaitre ce qui nous fait tant souffrir. Je ferais une prière pour vous et votre fils.

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