Votre découverte de la maladie

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Patients Trouble bipolaire

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Sujet de la discussion



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Bon conseiller

Bonjour à vous,

Comme il y a peu de mouvement sur ce forum, ce qui est bien dommage car il peut vite devenir très intéressant, je me lance en créant un nouveau topic.

J'aimerai savoir comment vous avez découvert votre maladie, quels sont les éléments qui ont donnés suite à un diagnostic, comment vous avez réagit, l'avez-vous accepté immédiatement ou non ? En bref, parlons un peu du tout début. Ayant moi-même des doutes sur une plausible bipolarité naissante ou non (et ne souhaitant pas vraiment voir un psy), votre histoire m'intéresse beaucoup ! 

J'en appel donc à vos témoignages !

Bonne journée/soirée/nuit :) 

Début de la discussion - 26/07/2011

Votre découverte de la maladie


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Bon conseiller

Ma femme et moi nous nous sommes rencontrés, il y'a 11 ans.

tout se passait très bien, nous vivions en région parisienne pour notre travail.

Nous sommes revenus dans sa région d'origine, elle 2 ans avant moi suite toujours à des problèmes de mutations dans l'administration. Nous avons tenu le coup, pour nous et nos enfants.

Une fois que j'ai obtenu ma mutation, elle a craqué. On m'a dit qu'elle avait beaucoup accumulé de stress, espoir, desespoir... qu'elle a fini par se "vider".

Periode de depression puis d'euphorie, on annonce qu'elle est bipolaire. Le drame, elle ne l'accepte pas, j'essaie de la soutenir mais des fois je m'emporte, me vexe me montre violent verbalement mais surtout pas physiquement.

Nous sommes perdus dans cette maladie, que faire? la laissée, je ne peux pas. L'aidée, oui mais comment?

Votre découverte de la maladie


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Bon conseiller

Bonjour.

J'ai été diagnostiqué bipolaire suite à une hospitalisation pour désintoxication alcoolique à Porto Alegre, au Brésil. La psychiatre qui s'occupait de moi m'a annoncé que mon alcoolisme était dû à ma bipolarité. Sur le moment, je n'ai pas bien compris ce que ça signifiait, mais après quelques recherches sur internet, je commence à comprendre (depuis 2005...) En fait je pense que je bois quand je suis en phase dépressive, pour retrouver un semblant d'énergie et d'état maniaque, car l'état d'ivresse fait rêver beaucoup. Mais après revient la dépression... Je peux aussi boire quand je suis euphorique. Là, je ne comprends pas bien pourquoi. Certainement parce que l'état maniaque nécessite d'être amplifié... Mais en voyageant sur les forums consacrés aux troubles bipolaires, je me rends aussi compte que je ne suis pas bien typé dans cette maladie : en effet certains ont des crises vraiment graves par rapport à moi qui contrôle la plupart du temps mes dépenses et autres excès toujours possibles. Je me suis même fait un tableau de comptabilité quotidienne avec Excell pour gérer mes dépenses. Je pense que c'est utile de visualliser ce que l'on utilise chaque jour.

Bon, j'espère que mon témoignage correspond à ce qui se demande sur ce site.

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Bon conseiller

Pour "sangria".

Je pense que face à la maladie, il faut accepter d'être pris en charge par un médecin et accepter un traitement. Sans ça, on ne peut pas espérer améliorer son état, puisqu'on n'accepte pas de se soigner... C'est la base et il faut essayer de convaincre votre épouse de le faire, en gardant votre calme. Ça peut prendre du temps...

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Bon conseiller

Merci PoA61,

Ma femme prend le traitement, heureusement.

Je sais que je dois accepter tout ça mais j'ai du mal, les souvenirs de nos instants passés sont très présent et je rêve de les retrouver.

Tu as raison, de la patience il en faut mais je ne peux m'empecher de douter. Peut être que c'est moi qui ne fait pas le nécéssaire pour l'aider et qui n'arrive pas à me calmer et à me convaincre qu'un jour tout ira mieux.

J'aimerais savoir si d'autres personnes ont connu ça et quelles solutions elles ont trouvés.

Au final, tout comme elle j'ai besoin d'aide. Même si ma femme est la plus à plaindre dans l'histoire, que faire....

Votre découverte de la maladie


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Bon conseiller

Je pense surtout qu'il faut apprendre à vivre avec plutôt que de rêver qu'un jour "tout ira mieux". Parce que malheureusement on est sûr de rien et en espérant toujours retrouver ce que tu avais avant, tu vas vivre dans une attente et c'est là où, je pense, tu peux te décourager, ne voyant rien arriver. Ce qu'il faut c'est réapprendre à vivre AVEC ce problème, prendre sur soi, ce n'est vraiment pas évident. Mais surtout, SURTOUT, et à mons avis c'est là le point le plus important, il faut parler, parler, parler et reparler. La communication peut soigner tous les maux, tous les problèmes, elle libère notre esprit, nous permet de nous exprimer directement avec la personne. Parler permet de trouver des solutions, de se rassurer. Parle avec elle de tes doutes, de tes craintes, autant que tu le peux. 

Votre découverte de la maladie


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Bonjour,

J'ai été pour ma part diagnostiquée bipolaire il y a un an, suite à une deuxième crise maniaque (la première avait été prise pour des bouffées délirantes aigues). J'ai alors été mise sous dépamide, ce qui m'a tout a fait convenu. Quelques mois après, me sentant tout à fait bien, mon psy m'a proposé d'arrêter le traitement, ce que j'ai fait. Après 6 mois où tout allait très bien, j'ai refait une crise maniaque (hyperactivité, insomnie, euphorie totale, projets démesurés) et dû être hospitalisée pendant 15 jours. Mon traitement était alors Rivotril, Tercian et Zyprexa.

Aujourd'hui, 9 mois après, après être passée par une phase de dépression et d'angoisse les premier mois qui ont suivi mon hospitalisation, je toujours sous Zyprexa 10mg, et je me sens plutôt bien, à part que j'ai pris 5 kg et que je dors beaucoup. Je compte demander à mon psy (ce n'est plus le même) de diminuer le dosage pour que je retrouve un peu d'énergie... sans bien sûr arrêter le traitement.

L'originalité de mon cas est que j'ai une soeur jumelle qui a la même maladie que moi!

J'aimerais discuter avec des personnes qui ont le même traitement pour savoir comment ils le supportent.

A bientôt

Votre découverte de la maladie


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Bonjour a tous

pour ma part j'ai decouvert que j'été bipolaire il y a 8 ans, j'avais 20 ans.

au debut je faisait juste une grosse depression. Mon medecin m'a alors prescrit un antidepresseur et un anxiolitique.

ce qui s'est produit est tres courant j'ai fais un virage maniaque aigu pour faire bref j'ai depenser sans compter, je buvais enormement d'alcool et je sortais nuit et jours, je faisait la fête et je voulais que tout le monde profite de cela. Cependant mon hic c'est que je ne me souviens de rien de cette periode a part ce que m'a raconter mes amis et proches. ceux ci etaient completement dersarconnés de me voir dans cet état, ils ne me reconnaissaient pas... moi non plus.

a cette periode je venais de revenir chez mes parents et ma mere ma pris par la main pour que j'aille voir un psychiatre.en quelques séances je fut diagnostiqué maniaco depressif. je prenais depuis 1 ans des antidepresseurs et des calmants a tres fortes doses pour calmée ma depression et mes crises d'anxiété majeure ( deroxat x3, xanax x4, tranxene x4 et un valium x3) avec ce coktail d'etonnant j'arrivais encore a tenir debout. je ne vivais plus mes survivait aux crises qui me submergeaient sans relache. le psychiatre m'a fait arreter tout cela et m'a mis sous solian et lithium.

le probleme qui s'est posé c'est que j'etait intolerant au lithium a cause d'un goitre thyroidien et le solian m'a fais faire une attaque dysquinhesie.

il a donc changer mon ttt sans s'alarme. j'ai changer de psychiatre 5 fois pour trouver la bonne.

je ne citerais aucun exemple mais il m'a fallu 7 ans pour trouver un psychiatre comprehensif et tolerant qui me donne un ttt plutot stable.

en 7 ans j'ai pris plus de 40 medicaments differents, j'ai été hospitalisé 4 fois, et j'ai frequenté les services d'urgence psy pres de 30 fois.

le probleme qui se pose maintenant c'est l'accpetation de la maladie, malgres ces 8 années d'enfer je reste en mode survie et je ne profite jamais des choses a fond de peur qu'il ne m'arrives quelques chose. du coup je gache ma vie.

s'il vous plais acceptez votre maladie meme si c'est difficile mais accepte la c'est sur ce chemin que je compte enfin travailler

a tres bientot a tous et desolé d'avoir été si longt.

eliandre

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Eliandre ton témoignage m'a touché.

J'ai découvert ma bipolarité après des années de dépression non soignée ponctuée de petites phases maniaques vécues comme des périodes euphoriques mais épuisantes.  Un jour mon conjoint m'a forcé à aller voir un médecin qui m'a prescrit de l'effexor, un anti-depresseur.... Décompensation en quelques jours, hallucination, paranoia aïgue ... j'ai fini dans le bureau d'un psychiatre compétent et spécialiste qui m'a prise en main, m'a préscrit un traitement et a mis un nom sur des années (une vie ?) de mal-être et d'incompréhension. Malheureusement quand je me suis stabilisée j'ai déménagé, chaque gros changement étant un risque de crise j'ai replongé et j'ai surtout commencé la valse des psychiatres incompétents et surtout persuadés que la bipolarité n'est finalement qu'une maladie à la mode chez les starlettes ... valse des médecins et des médicaments pour finir par une hospitalisation plus désastreuse que bénéfique ... j'aimerais dire que je suis mieux aujourd'hui mais ce n'est que du sursis ...

bon courage à tous dans la voie de l'acceptation qui est sans doute notre plus lourde croix

Votre découverte de la maladie


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Ma chance, si c'en est une est d'avoir découvert moi-même qu'il fallait que l'on s'occupe de moi.

A 25 ans, la vie était belle. Fiancée, amoureuse, vivant dans une maison pleine d'amis. Des projets plein la tête et un mariage en préparation.

Une légère dépression, soignée mais mal suivie. Un déménagement, un mari 18h par jour au boulot. Les soirées à l'attendre. Et puis tout d'un coup tout s'est accéléré. Des dinêrs tous les soirs à la maison, du vins, des pétards et des fous rires. Des amis heureux de me retrouver en forme. Mille idées à la seconde, un débit de parole incroyable et le sentiment d'être indispensable. Prenant les sens interdit, dépensant sans compter et expliquant à mon big boss qu'il gérait son affaire comme un con.

Des vacances aux sport d'hiver à foncer sur les pistes, ne pas dormir la nuit et appeler mon mari en pleine nuit pour lui dire que je savais qu'il était franc-maçon (pur fruit de mon imagination). Des idées délirantes dans un corps épuisé qui n'a pas dormi depuis 2 mois. Et je me voyais en blanc, dans un lit blanc dans une chambre vide.

Je suis rentrée et j'ai demandé à mes parents de s'occuper de moi. Personne ne soupconnais que je débordais d'activiter la nuit et que je ne m'arrêtais jamais.

Je suis donc allé voir un généraliste avec ma mère, qui m'a regardé effrayé et à dit à ma mère d'aller directement à la pharmacie me rechercher des gouttes et de ne pas me laisser seule parce que j'étais dangeureuse pour moi et pour les autres.

En arrivant chez moi, le hasard a fait que dans la cage d'escalier 3 policiers déboulaient derrière nous en courant. J'ai pris ma mère par le bras et lui ai dit : ils viennent me chercher j'ai tué quelqu'un. Elle m'a fait entrer discrètement dans l'appartement où j'ai commençé à hurler.

Après avoir passer des coups de fil à la terre entière pour me trouver un psychiatre (elle ne voulait pas m'envoyer voir nimporte qui), j'ai exigé qu'elle appelle mon père pour venir nous chercher. Je savais sa voiture piégée et qu"on allait lui demander un rançon.

Les gouttes m'ont assomées et fait dormir. Je me suis retrouvée chez le psychiatre qui m'a dit je vous rappelle dès que je vous ai trouvé une place dans un hôpital.

Deux jours plus tard, hospitalisée, pourquoi, on ne savait pas. Je suis restée 6 semaines. Période qui restée très floue avec peu de souvenir. Je faisais rire tout le service, et les autres patients se dmandaient vraiment pourquoi j'étais là.

Euphorie quand tu nous tiens !

Mes meilleurs médicaments ont été mes parents, frères et soeur et tous mes amis. Mon mari, lui,  toujours au travail !

Voilà le commencement pour moi d'une longue et très douleureuse période de dépression.

Capucine

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