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Patients Trouble bipolaire

Relations entre le psychiatre et son patient
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Bon conseiller

Merci verveine et brassens pour vos réactions.

J'ai rencontré pas mal de psychiatres en 27 ans, quelques psychologues et infirmières psy. Il y aurait de quoi écrire un roman.

Dans le lot, je retiens d'emblée une infirmière psy qui m'a compris, m'a reboosté en peu de temps et a réussi à me remettre sur les rails.

Concernant les psychiatres, aucun ne me vient vraiment à l'esprit, sauf un proche de la retraite et qui malgré une certaine fatigue a aussi réussi à me remettre sur les rails en 3 mois ce qui m'a permis de reprendre mon boulot de l'époque.

Je ne sais pas s'il y a une définition d'un bon psy. C'est celui qui nous convient en fait et il faut parfois en faire plusieurs.

J'ai vu beaucoup de psys qui prescrivaient des médocs et proposaient un soutien psy ou une thérapie d'inspiration analytique en face à face. Certains parlaient un peu, d'autres trop et d'autres pas du tout. Je vois en ce moment un psy qui pratique les TCC (thérapie comportementale et cognitive). Je fondais pas mal d'espoir sur quelques chose que je n'avais jamais essayé. Mais en fait, on en a très peu fait. On ne parle que du concret (ce que je fais ou ne fais pas). Il n'y a pas de soutien psychologique ou de travail dans ce domaine puisque ce n'est pas sa spécialité, et on est beaucoup sur les traitements. Le courant passe, il est toujours frais et dispo (à 70 euros la séance, cela lui permet peut-être de ne pas enchaîner les patients à la chaîne comme certains) mais est-ce que vraiment je vais mieux, et vais pouvoir reprendre une vie "normale" j'ai des doutes.

Je me sens surtout abruti par les traitements (actuellement lithium 1,2 g et lamictal 100 mg), ma mémoire fout le camp, j'ai des idées noires en permanence, je me sens un peu comme un zombie avec l'impression de perdre mes facultés intellectuelles, d'avoir le cerveau en morceaux.

Comparé à certains que je connais qui ont fait des crises graves up ou down, je suis un petit bipolaire. Je n'ai jamais été hospitalisé par exemple. Je n'ai jamais déliré. Je dirais que 80% du temps, je suis sur un versant plutôt dépressif et de temps en temps l'humeur remonte, parfois un peu trop. Mais avec le lithium, plus de remontée depuis 2 mois. Du coup, je me demande, s'il est vraiment nécessaire de me coller un traitement aussi puissant avec tous les effets secondaires que cela implique, et si c'est pour rester constamment dans le cirage.

Chaque cas est un cas particulier.

Le trouble bipolaire est une maladie complexe ; certains psys ont leur traitement fétiche ; humainement ils sont tous différents, nous aussi ; les tarifs de consultation ne sont pas non plus à négliger, etc. Beaucoup de paramètres à prendre en compte.

Mais en tout cas, si au bout de deux ou trois séances on sent que le courant ne passe pas, il faut aller voir ailleurs, si on peut.

Qu'en pensez-vous ?

Bon dimanche ! ;)

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Moi j'ai un psychiatre en qui j'ai toute confiance pour le traitement médicamenteux. Mais à part me demander en début de séance comment je vais, il ne me dit rien. J'ai commencé avec un autre psychiatre une psychothérapie qui m'a permis d'aller beaucoup mieux. Enfin, la première psychiatre que j'ai rencontrée, à qui je confiais mes idées suicidaires, mon mal être, m'a tout de même dit qu'elle ne pouvait rien faire pour moi! Tiens prends ça dans les dents !

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Steph1969, je pense que tu ne devrais pas arrêter les médicaments. J'ai les mêmes effets secondaires que toi : perte de mémoire, faiblesse musculaire etc... mais sans les médicaments, je souffre tellement psychiquement durant mes phrases dépressives que je finis paralysée (au sens littéral du terme) dans mon lit. Si tu te sens encore vraiment très mal avec les médicaments, il faudrait que tu fasses réévaluer ton traitement pour que tu ailles mieux. Je crois que tu dois accepter que tu n'iras jamais complètement bien et que tu fasses le deuil de celui que tu étais avant que la maladie se déclare. C'est ce que je fais en ce moment, c'est pas facile, je m'imagine toujours qu'un matin je sortirai de mon lit en allant complètement bien comme avant... Non, tu n'iras jamais complètement bien, tu ne seras jamais "normal" mais tu peux vivre une vie riche et satisfaisante malgré tout. On aura jamais la putain de vie "normale" qu'on nous promet tout le temps : c'est à nous de trouver une voie qui puisse nous convenir et qui prenne en compte notre handicap. Les psychiatres sont rarement des malades mentaux traités alors ils nous pompent le cul avec "la vie normale". Tout ce que j'attends de mon psychiatre, c'est qu'il me prescrive des médicaments qui atténuent suffisamment la douleur pour que je puisse faire des choses qui me plaisent et qui m'intéressent. Le reste, je m'en fous royalement. Qu'ils se la foutent dans le cul "leur vie normale"!

Bises,

Courage!

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 Bonsoir c'est un long parcours  pour trouver le bon psy j'en ai eu plusieurs  et enfin J'ai trouvé  la bonne je la vois tous les mois où tous les 15 jours quand j'ai un passage à vide  . Pose des questions me laisse m'exprimer sur mon ressenti envers ma maladie mon traitement  écoute  sur ce qui me travaille me félicite  elle est aussi psychothérapeute  et addictologue. Il y a de bons psys pas assez nombreux hélas  mais quand on cherche on trouve  et il faut de la patience. Bonne soirée  

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@pseudo-masqué‍ ce qu’un bipolaire demande avant tout à son psy c’est d’être stabilisé cad ni maniaque ni dépressif pour avoir une vie lui permettant de vivre correctement. Bien sûr on est meurtri par cette maladie qui change notre vie mais le but des soins c’est quand même de pouvoir travailler à peu près normalement, avoir une vie de famille et affective comme tout le monde et grâce aux médicaments c’est possible il faut garder l’espoir. Je vois mon psy tous les 3 mois c’est indispensable pour éventuellement corriger mes prescriptions.

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Membre Carenity
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Moi j'en veux aux premiers psy avec qui j'ai eu commerce au début de ma pathogie. Ce n'est qu'à 38 ans qu'elle a été découverteparce que j'avais fait une dépression sévère avec TS.

mais en 1981 je n'avait jamais entendu parler de maladie bipolaire. On m'a dit que j'étais cyclothymique, que j'avais donc des variations d'humeur et qu'il fallait donc réguler celle-ci.

Moi je me suis attaché a essayer de comprendre ce qui m'avait conduit là. En général pour la plupart d'entre nous

Ce sont les accidents de la vie:  rupture divorce, difficultés professionnelles occassionées par une promotion par exemple.

On trouve toujours une ou des coupables, mais ce que l'on ignore c'est que même en l'absence de tout problèmes on serait quand même tombés un jour ou l'autre en dépression.

En fait ce qu'il faut recherché c'est la cause ou les causes premières.

Et là c'est beaucoup plus difficile. Car il vous faut faire acte de contrition.

J'ai beaucoup cherché dans mes expériences personnelle dans les ouvrages sur les maladies psychosomatiques.

Je suis persuadé que tout commence dans la petite enfance, notre grand problème ce n'est pas l'amour mais le désamour ou le manque cruel d'amour. L'abandon est la première épreuve que l'on subit, garçon on s'aperçoit que nous ne sommes pas l'unique objet d'amour de notre mère, il y a une pièce de la maison qui nous est interdite quand nos parents y sont on on imagine des tas de choses qui se passent entre nos parents et d'oû l'on est  exclut.

Mais la vie n'est qu'une succession de premières fois, vivre grandir c'est évoluer, il faut à chaque fois renoncer.

au c'était mieux avant.

On a beau faire on suit tous le même chemin.

Il faut renoncer car la vie continue, nous avons d'autres épreuves à affronter, le complexe d'Oedipe. Comprenant qu'on ne peut pas lutter on va s'attacher à essayer de ressembler à son père, cela servira pour plus tard quand il nous faudra lutter contre les autres mâles pour la conquête d'une femme.

Il  a plusieurs étapes à franchir on doit passer du stade oral au stade anal  puis sexuel. Tout le monde n'arrive pas obligatoirement à dépasser ces étapes indispensables pour devenir un homme.

L'enfant est d'abord Dieu puis dans la partie triangulaire il s'aperçoit peu à peu qu'il y a l'autre et qu'il doit abandonner la toute puissance, tout le monde n'y arrive pas ( les pervers et les psychopathes par exemple)

J'ai toujours cru que mon père ne m'aimait pas, plus tard j'ai compris pourquoi, le jour où il avait perdu sa mère (la douleur était beaucoup trop grande pour lui) j'ai vu mon père avoir les larmes aux yeux quand il a évoqué ce qui s'était passé, sa mère l'avait repoussé alors qu'elle allaitait un nouveau né "son petit frère" pire elle l'avait humilié en se moquant de lui. (mon père avait alors 55 ans environ et n'avait probablement jamais évoqué cette scène beaucoup trop chargé d'émotions, nos grand-parents d'alors ne donnaient pas tellement dans la dentelle. En raccourci j'ai eu un père alcoolique,  bipolaire comme moi je l'ai compris quand j'avais cinquante ans. Mon père n'arrivait pas à céder la place à l'enfant. Pourquoi la plupart des gens n'y arrive bien?

Je n'en ai jamais voulu à mon père, çà c'est formidable les enfants sans père l'adore, le père absent est idéalisé si bien que personne ne peut rivaliser avec celui-ci. Ma belle fille a été abandonné par son père à quatre ans , je l'ai élevé pendant 15 ans et lorsque celui-ci a repris contact avec elle , elle a fini par abandonner sa mère et moi qui n'était rien*, les fantasmes sont beaucoup plus puissants que la réalité..

Je prononce souvent la phrase suivante "mon père disait", beaucoup plus que le commun des mortel vers la quarantaine.

La vie est bizarre, dans les rapports amoureux on court toujours après les personnes dont on sait inconsciament qu'ils ne nous aimeront jamais, c'est comme ci on voulait inconsciement, rejouer la même pièce mais avec des acteurs différents ( peut-être est-ce une sorte d'exorcisme).

Les gens qui vous aiment sont souvent à côté de vous, derrière vous mais vous ne les voyez pas car ils ne font  souvent pas de bruit ils vous aiment en silence, regardez autour de vous fermez votre portable n'achetez pas une voiture aux vitres teintées vous risquez de ne pas être aperçu par la femme de votre vie peut-être!

J'ai eu un camarade qui fesait du vélo le casque du walkman vissé sur les oreilles. Moi je tendait l'oreille à tout les bruits de la nature un vol de passereaux le vent dans les blé et surtout les parfums celui du blé vert puis muissant.

Lui n'avait rien aperçu, il ne vivait pas il voulait consommer un maximum de choses à la fois , la vie ne se consomme pas elle se déguste quelques fois et il serait dommage de passer à côté.

On voit maintenant moult gens cheminant dans la rue absorbés complétement par le monde virtuel, ils en oublient qu'ils sont vivants, et encore une fois ils pourront maintes fois croiser la plus belle fille qu'ils auraient pu conquérir peut-être .Pour la philosophie orientale il est impératif d'être toujours attentif, vigilant sinon beaucoup de choses vous échapperont, si vous oubliez de regarder votre femmes d'autres s'en chargeront, et les femmes ont beaucoup plus besoins que nous de nos attentions. Je pense que le téléphone portable est une arme de destruction massive, depuis que les enfants en possèdent un plus personne ne réponds au téléphone on passe son temps à discuter avec des répondeurs, ou par sms qui n'est que du style télégraphique qui ne véhicule pas les sentiments les émotions.ce ne sont plus que des mots sans significations.

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Matique : Bien sûr que la stabilisation c'est ce qui est recherché et on peut y prétendre très justement mais il arrive que la maladie reprenne parfois le dessus sous forme de rechutes atténuées. Je trouve simplement que les conséquences des effets secondaires et la prise en charge personnelle de la maladie en mettant en place des rituels quotidiens, ça n'est en rien "normal". On peut avoir un travail, on peut avoir une vie de couple mais je trouve que c'est leurrer le monde entier que de dire que tout ira normalement jusqu'à la fin de nos jours. Le conjoint doit apprendre à faire avec les coups de mou le soir quand on rentre et ça n'a aucun rapport avec un coup de mou dit "normal" puisque le stress est plus difficile à gérer. Je n'aime simplement pas qu'on me dise que je vis normalement alors que c'est juste apparent : je vois pas en quoi c'est normal de se bouffer des médicaments toute la journée. Je pense simplement qu'il faut apprendre à vivre avec sa maladie, trouver une façon toute personnelle de la gérer et trouver un moyen d'avoir une vie satisfaisante même lors des rechutes dépressives colossales comme celles de Steph. Voilou!

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Brassens : Tu as pensé à une psychothérapie? Il y a des bipolaires qui ont eu une enfance heureuse donc je pense que ta bipolarité se nourrit de ta problématique personnelle douloureuse. Du coup tes rechutes dépressives doivent être ignobles à gérer et à vivre. J'ai eu une enfance malheureuse moi aussi, je fais une psychothérapie depuis 6 ans et ça m'aide beaucoup lorsque je fais des rechutes parce que la dépression fait toujours ressortir des choses de mon passé et me donne l'impression que je suis malheureuse à cause d'elles (alors que c'est la maladie qui parle). En plus ça doit te fragiliser et donc activer plus facilement les rechutes. Après moi c'est comme ça que j'ai solutionné le problème : vois ça avec ton psychiatre. Je sais qu'ils recommandent plus les thérapies comportementales... Courage en tout cas, y a un bouquin qui pourrait te parler si tu as un complexe d'abandon, c'est "pourquoi m'as-tu abandonné?" de Christophe André...

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Bonjour,

A propos du complexe d'abandon, l'animatrice de la libre antenne d'Europe 1 expliquait hier soir que lorsqu'on en souffre, on a toujours besoin de soutien. Je me suis assez retrouvé là-dedans. D'ailleurs, dans un stage lié à la recherche d'emploi, une psychologue m'a dit qu'il me manquait des fondations (peut-être ce sentiment d'abandon)...L'architecte a salopé le boulot...

Saturnienne,

Comme tu le sais, ce n'est pas facile d'accepter de perdre sa rapidité de fonctionnement intellectuel, de chercher ses mots, d'avoir l'impression de ne plus être comme tout le monde parce qu'on n'a plus de boulot et de se demander comment à 49 ans on va en retrouver, de se sentir comme quelqu'un qui regarde depuis la berge d'un fleuve les autres suivre le cours de leur vie sur leur bateau, alors que soi-même, on se sent en panne. Bon, je suis sans doute un peu trop négatif, mais c'est un peu ce que je ressens.

Et je ressasse le passé pour essayer de voir où ça n'a pas fonctionné, où je me suis trompé et tout n'est pas dû à la maladie. Ceci-dit, ça ne sert à rien, car cela ne change ni le présent, ni l'avenir.

Sinon, oui, j'ai du mal à faire le deuil. Jamais un soignant ne m'a dit de le faire d'ailleurs.

Concernant le boulot, je n'ai pas envie de me retrouver un simple exécutant par exemple. Je n'ai pas encore abandonné l'idée retrouver un job intéressant pour le moment, mais je vois que ça devient difficile et que j'aurais du mal à assumer dans un premier temps.

Je suppose que je ne suis pas le seul dans cette situation.

Certains d'entre vous ont-ils dû retourner dans leur famille, pour se sentir moins seul, avec les difficultés que cela représente d'être chez ses parents. C'est mon cas, un grand garçon de 49 ans ;) qui passe régulièrement du temps chez ses parents ? Est-ce que l'entourage est compréhensif, bienveillant ?

Bonne journée à tous et désolé si mon récit peut être décousu...

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Membre Carenity
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Bonjour à tous,

Je suis dans une impasse, je ne sais plus où j en suis, je pense que je suis bi-polaire

Connaissez-vous un médecin spécialiste de la maladie bi-polaire ou troubles comportementaux dans la région toulonaise ?

Mon généraliste me dit que je ne suis pas bi-polaire mais comme peut-elle savoir?, je la consulte 3 à  4 fois par an

Ma mère était psychomaniacodepressive, elle a fait plusieurs hospitalisations dans sa vie, elle s est suicidée à l âge de 56 ans.

Avec mes frères et ma soeur nous avons été placés à la Ddass après le divorce de nos parents, je devais avoir  4 ou 5 ans

Mon plus jeune frère était schizophrène,  il est décédé cette année à 58 ans. Il n a jamais accepté sa maladie et refusait tout traitement.

Je vous raconte tout cela pour savoir si c'est héréditaire ?