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Patients Trouble bipolaire

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Sujet de la discussion

Membre Carenity
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Bon conseiller

Salut tout le monde,

Voila, je voudrais savoir comment réagisse vos proches face à votre pathologie, ont-ils changés de comportement avec vous et se sont-ils informé sur le sujet, comment voient-ils la maladie (comment la décrive t-elle) l'on t-ils comprise et accepté?

Pour les autres personnes que vous côtoyez, vous arrive t-il d'avoir peur ou honte de parler de votre bipolarité?

Au travail, votre employeur est-il au courant et les collègues comment réagissent-ils? 

Voila, libre à vous d'en dire un peu plus sur ce sujet .

Début de la discussion - 13/05/2013

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Membre Carenity
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Bon conseiller

Bonsoir Solotude,

Je suis bipolaire depuis 33 ans et j'ai rencontré ma femme il y a 24 ans.Je lui ai tout de suite dit que j'avais fait des séjours à l'HP , j'ai eu la chance de ne pas l'avoir effrayée et grace à elle après une période d'inactivité de plus d'un an, j'ai passé des concours et je travaille depuis 22 ans dans la même société.Au départ,j'avais peur qu'un collègue me surprenne lorsque je me rendais chez mon psy, mais avec le temps, j'ai pu parlé de ma maladie au travail, heureusement car depuis 4 ans je fais chaque année  de courts séjours en clinique ou à l'UHP ( de 10 à 45jours pour des changements de traitements) durant ces périodes certains collègues m'appelaient ou venaient me voir.Depuis ma reprise d'activité je suis resté 18 ans sans rechute, mais au travail mes variations d'humeur ont certainement été remarquées, j'ai encore eu de la chance de pouvoir en parler, je n'avais plus de zones d'ombre à cacher. Mais je comprend qu'il est souvent très risqué d'évoquer sa bipolarité au travail.  Ma femme comprend et parfois subit mes variations d'humeur et pour éviter les fameux achats compulsifs, je lui ai confié  ma carte bleue et mon chéquier

Philippe

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Membre Carenity
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Bonjour solotude,

J'ai déplacé votre sujet dans une rubrique plus appropriée ("Ma pathologie et moi").

Merci d'avance pour votre compréhension.

A bientôt,

Julien

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Membre Carenity
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Bonsoir.

Porte d'entrée brutale (TS) et diagnostic posé dans la foulée, succédant à une période un peu sombre.

La plupart de mes proches ne croient pas au diagnostic : pour eux, j'ai toujours été "atypique" et c'est cela qu'il aime en moi = mon dynamisme, ma curiosité, mon anticonformisme... Ils jugent que c'est mon tempérament qui est comme ça et que ma TS? et bien, c'est juste un accident de parcours. Du coup, ils ne m'ont jamais vu comme une malade! Je dois le leur rappeler régulièrement, notamment sur le fait que j'ai un traitement à vie.

Pour ma famille, c'est différent. Ce sont eux qui m'ont accompagné lors de ma TS : je leur ai fait peur, ils ont accepté le diagnostic des médecins, mais leur regard et leur attitude n'ont pas changé à mon égard. Je les sens juste inquiet d'une éventuelle récidive...

Dans le travail : personne n'est au courant, surtout pas...

Pour les autres personnes que je peux cotoyer dans la sphère privée, je le disais volontiers, de façon détachée, car j'"assume" d'autant mieux que je n'ai pas de variations spectaculaires d'humeur visibles... Maintenant, je le dévoile moins...car mes amis proches pour qui ce n'est pas un problème ne voient pas ce que cela apporterait dans mes relations.

Nathalie

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Membre Carenity
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Bonjour,

J'ai plusieurs expériences à ce sujet.

Les bonnes:

Les amies dépressives ou se reconnaissant dans les symptômes bipolaires m'ont accepté en tant que bipolaire.

Ma famille proche après m'avoir critiquée et cataloguée dépravée, égoïste,  me soutient depuis qu'elle m'a vu changer avec mon traitement. Aujourd'hui ils font partie de l'UNAFAM, se documentent bcp.

Mon mari m'accepte comme je suis bien que pour lui je ne sois pas malade mais juste hypersensible et un peu artiste.

Ma tante médecin me demande une fois par an comment je vais même si elle appelle pas.

La psychologue de la crèche est au courant, ils ont donc redoublé d'attention avec ma fille car à un moment elle était un peu en retrait. Ils m'ont proposé de la garder à mi-temps les mercredi pour que je puisse dormir...Une auxiliaire le sait parce qu'elle m'a vu craquer en venant chercher ma fille.

Les mauvaises:

Il y a longtemps, dans des moments de désespoir et sans traitement à l'époque, je l'avait dit aux épouses de mon mari, qui ne m'ont pas cru puis m'ont zappé. A l'heure actuelle je le dit plus aux épouses des autres copains. J'ai été critiquée par le reste de ma famille (très présente avant) et dénigrée, puis quand ils ont appris ma maladie ils ont jamais cherché à se renseigner, ni m'ont demandé "comment te sens-tu?".

Une ancienne collègue a pris la fuite quand je lui ait dit que j'étais bipolaire (avant j'avait dit dépressive). Une autre a promis de garder de contact (elle l'a fait aussi peu qu'avant mais elle a tenu parole), mais je l'ai jamais rappelée car je prend des risques en conduisant pour aller la voir+faire garder la petite+surmonter la fatigue et je reçoit trop peu en retour.

Au boulot:

J'ai dit à des collègues que j'avais des tendances dépressives et que le stress influait sur moi. Dans un travail sous pression ça passait bien. Ensuite j'ai dû expliquer au chef de service mon absentéisme par le "stress" des chiffres.          

Puis j'ai changé de service, un tout petit service de 20 personnes. J'ai fait courir la rumeur que j'avais la thyroïde ce qui fait que j'étais fatigable. Je n'ai rien dit à ma chef, elle m'a reproché d'être en retrait et je me suis justifiée par le stress. J'ai été reçue par le chef de service, j'ai expliqué que ce travail me demandait de mobiliser beaucoup d'attention et que j'avais fait tous les efforts possibles de sociabilité, que c'était désormais à l'équipe de faire des efforts-on ne répondait pas à mon bonjour, on m'évitait, on me faisait des réflexions. Pourtant, j'ai participé aux anniversaires, j'ai ramené des friandises, j'ai sympathisé, j'ai demandé aux uns et aux autres comment ils allaient, j'ai participé aux conversations. Tout ça parce que la Direction me reprochait pour mon absentéisme donc improductivité donc persona non grata. Ils ont fait ça à une collègue timide qui faisait pas ses chiffres (elle a démissionné), à deux collègues de 47-50 ans (l'une a démissionné)tout simplement parce que ne sont pas dans leur tranche d'âge ou pas dans le moule de la Direction.

A qui je ne l'ai pas dit:

Aucune de mes autres amies actuelles (non malades) ne sont au courant. Mon image extérieure: la fille qui est stressée par son travail, ou la maman débordée/épuisée, et je les laisse penser cela.

En aucun cas je n'ai mentionné le mot "bipolaire" à mes collègues ni à mes chefs. Et pourtant...!!

Je suis d'accord avec toi NathyG quand tu dis que ça n'apporterais rien à nos relations de le dire. 

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Membre Carenity
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Ça ferai du bien de pouvoir en parler mais par expérience il ne faut surtout pas sinon c'est l'évitement, la fuite. On peut le dire à ses parents, à ses frères et sœurs à son conjoint mais cercle très réduit car sinon on en paye les conséquences et franchement on n'a pas besoin de cela. Pire, on attire les personnes toxiques qui veulent profiter et egalement s'en servir contre nous et surtout pas au patron, ni aux collègues car là on est catalogué et c'est fini et cela peut vite s'ébruiter.

Voilà c'est dur mais c'est comme cela. Et il reste le traitement et le psy mais évidemment il faut en avoir un bon.

Le mieux c'est de tenir un cahier de bord pour les coups durs à garder à la maison et aborder chaque point au fur et à mesure avec son psy.

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Membre Carenity
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Autour de ma fille ,presque tt le monde est au courant .Ca explique déjà pas mal de choses ,vu son comportement avec les autres qq fois .Je l'ai dit à la maitresse de maternelle pour qu'elle ne se pose pas de question quand la petite dernière est agitée .
Ma grande petite fille de 15 ans l'a dit a ses profs et à ses meilleurs amis .Là aussi ,pour expliquer pas mal de choses .
En bref ,je suis pour le dire à l'entourage .

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Membre Carenity
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Tu as raison. 

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Membre Carenity
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Bon conseiller

Le dire dans le cadre scolaire avec les professeurs ok mais attention dans le milieu professionnel, collègues, chefs, Cela peut avoir de graves conséquences et on peut vite devenir le mouton noir et les gens ont toujours peur de ce qu'ils ne connaissent pas, comme si Cela était contagieux. Dans la sphère privée il faut le dire que à certaines personnes proches et de confiance. Nous ne sommes pas la maladie, nous sommes juste obligés de la gerer et de vivre avec.