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Patients Trouble bipolaire

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Sujet de la discussion

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Membre Carenity
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Bonjour,

Attention c’est long :-).

Je propose ce sujet pour témoigner qu’il est possible d’avoir des enfants et d’être bipolaire. Diagnostiquée depuis 2013, 1 mois et demi après la naissance de mon fils, l’arrivée de mon 2ème fils n’est plus qu’une question de jours.

Je vais vous raconter mes grossesse en tant que bipolaire sachant que pour le 1er je n’étais pas encore au courant que je souffrais de cette maladie. Ma 1ère grossesse équivaut donc à la grossesse d’une personne non stabilisée, tandis que la 2ème à celle d’une personne stabilisée.

Je m’excuse mais je ne peux pas témoigner de ma 1ère grossesse sans faire une aparté sur ce qui à conduit à mon diagnostic (c’est peut être possible mais je n’ai pas encore le recul pour et j’ai aussi besoin d’en parler).

Grossesse n°1

Ma 1ère grossesse a révélé ma bipolarité. Pendant ma grossesse se sont déclaré sans que je sache ce que c’est mes 1ère crises maniaque.

Car avant ma grossesse je ne faisais que de l’hypomanie (toujours sans savoir ce que c’était). J’étais au chômage et en recherche très active d’un emploi lors que je suis tombé enceinte. Je multipliais donc les actions pour trouver un emploi dans mon domaine d’origine la recherche scientifique (atelier avec l’APEC, candidature spontanée et réponse à annonce, résautage, bénévolat dans une association de jeunes chercheur en biologie….).

A 2 reprises je pense avoir fait des crises maniaque: réveil en pleine nuit accélération de la pensée 10 000 idées à la seconde. A ce moment là, je mettais tout cela sur le compte du manque d’activités intellectuels: après tout je suis passée de 3 ans de thèse, 3 ans intenses où j’ai sollicité mes capacités intellectuelles tout les jours à quasiment plus rien. Le pire c’est que mes idées étaient encore intéressante et réalisables d’où l’absence de suspissions.

Puis j’ai été hospitalisées pour risque d’accouchement prématuré à 7 mois et demi de grossesse. Il a fallu tout arrêter, c’est la qu’est apparu la phase dépressive. Là encore on a mis cela sur le compte du manque activité: moi qui suis très dynamique et du genre à mener 36 projets à la fois, cet arrêt brutal entraînait forcément une petite baisse de moral. Toujours pas d’inquiétude.

Puis vient la naissance, rien n’a signalé. Le 1er mois de la vie de mon fils se passe très bien, je reprends en parallèle doucement mes recherches d’emploi. Jusqu’au jour où je fais une mauvaise rencontre.

C’est le passage sur le processus de mon diagnostic vous pouvez passer.

Je vous passe les détails car c’est une autre histoire. Mais j’ai en fait rencontré une secte, bien qu’ils ne se sont pas présentés comme tel, nous avons découvert par la suite qu’il s’agissait de l’église de scientologie. Fragilité du post-partum + stress de la recherche d’emploi + rencontre avec une secte = pour moi le cocktail qui a favorisé l’apparition de ma crise maniaque aigu. Contrairement au 2 autres fois, là j’ai fait 4 jours sans dormir, accélération des idées, de la parole, sentiment de toute puissance….jusqu’au jour où j’ai décidé de tout couper l’objectif me lancer dans 1 tour du monde avec mon mari et mon fils, en effaçant toutes traces. J’ai décrété que pour être heureux il fallait couper les objets connecté. J’ai commencé à contacter mes amis et anciens collègues pour différentes chose. J’avais pris RDV avec ma soeur à St Etienne mais à la dernière minute sans la prévenir je suis aller voir mes anciens collègues tout cela en coupant mon téléphone bien sûr. Avec mes collègues, j’avais un discours totalement incohérent. Quand je les ai quitté ça a été le black out total, pendant 4h impossible de savoir je que j’ai fait. Je pense que j’ai du m’endormir dans le métro et faire plusieur aller-retour. Heureusement pour moi mes proches amis et collègues me connaissent bien, tous le monde a alerté mon mari sur mon comportement bizarre. Je ne vous explique pas dans quel état est mon mari pendant tout ce temps nous qui avons l’habitude de nous appeler plusieurs fois par jours, d’autant plus que j’ai mon fils avec moi tout prêt de  mon coeur car il est en écharpe de portage.

Je ne sais par quel miracle, je réussi à rentrer chez moi. J’appelle ma soeur et lui dit que j’ai décrypté le secret de la communication, que je sais pourquoi tout va mal dans ce monde….Quand mon mari arrive, il me demande ce qui se passe ce que j’ai fait. Je lui répond que tout va bien et commence à lui faire déclaration d’amour dont il se serait bien passé. Il m’explique, qu’il y a quelque chose qui ne va pas, qu’il s’est rapproché d’une part de notre médecin traitant pour mes insomnies… et d’autre part d’une structure anti-sectaire car mes anciens collègues soupçonnent que j’ai été approché par une secte. Il contacte donc le samu et raconte ce qu’il sait de cette journée.

On passe par les urgences, puis je suis transférée de service en service pour finalement être hospitalisée. Je ne comprends pas ce qui m’arrive, je suis totalement shootée.

3 jours plus tard après une cure de sommeil forcé et une coupure total avec mon fils car mon mari a réussi à avoir le droit de me voir, je rencontre les psychiatres. On débrief tout et le diagnostique tombe. Je viens de faire une crise maniaque et compte tenu de mon passif dépressive et de ce que je raconte de ma grossesse: il n’y a de doute possible je suis bipolaire.

Je reprends mon récit sur la grossesse.

Evidemment l’allaitement est stoppé net, de toute façon je suis hospitalisée. Cette hospitalisation durera 25j, bien que j’ai cru que c’était une éternité. Mon mari venait me voir tous les jours, il m’emmenait mon fils que je voyais 30 min sur le parking de l’hôpital car il n’avait pas le droit d’entrer. Ma mère a fait 10 000 km pour nous soutenir et aider mon mari à s’occuper de notre fils.

Heureusement pour nous alors qu’on s'était toujours dit que lorsqu’on ferait des enfants on retournerai dans notre île natale nous ne l’avons pas fait. Car à Lyon où nous vivons, nous avons trouvé les structures nécessaires pour nous accompagner.

Depuis mon hospitalisation octobre 2013 et jusqu’à ce que je sois stabilisée et recommence à travailler décembre 2014, mon fils et moi étions en hospitalisation de jour 1 à 2 fois par semaine dans une structure appelé mère-bébé qui accompagne les mamans atteintes de troubles mentaux afin que le lien maman-bébé ne soit pas rompu. On trouve dans cette structure des psychiatres, des infirmières et des auxiliaires puéricultrices. Et on y rencontre d’autres mamans et leur bébés.

Grossesse N°2

Quand le désir s’est fait sentir, notre 1er avait 2 ans, je travaillais depuis 8 mois et était suivi par un nouveau psychiatre depuis 8 mois également.

Quand je lui ai parlé de notre désir de bébé, il m’a dit “vous avez la chance d’en avoir 1 pourquoi un 2ème”, choquée je lui ai dis que “mon mari et moi n’avons jamais envisagé que notre fils soit enfant unique”. Il m’explique alors que la grossesse est incompatible avec mon traitement actuel ( Abilify + Valdoxan). Si nous persistons dans ce projet, il y a 2 possibilités:

arrêter le traitement

utiliser des substituts qui comporteraient quand même des risque pour le bébé.

Dans les 2 cas il faudra un suivi psychiatrique et gynécologique renforcé.

Je lui dis qu’on m’en avait déjà parlé et que nous comptons nous rapprocher de la psychiatre en chef de la structure mère-bébé qui m’avez suivi après ma 1ère grossesse car cette structure accompagne aussi des femmes enceintes.

Il me dit que c’est une excellente idée. Il m’invite donc à aller voir cette confrère et à en rediscuter par la suite avec lui, il prend le soin de prendre les coordonnés de cette confrère.

Nous rencontrons donc, le Dr Elbaz tous ensemble (mon mari, mon fils et moi) pour lui parler de notre projet et évaluer la faisabilité de ce projet. Elle est contente de tous nous revoir 8 mois après (car cette structure intègre aussi le papa dans le suivi, dans entretiens sont organisés avec eux pendant le suivi). Elle nous indique que comme je suis maintenant stabilisé, que la famille est consciente de la maladie et que notre fils ne présente aucunes séquelles de mon hospitalisation, qu’il grandit bien c’est un projet tout à fait raisonnable. Elle nous conseil toutefois d’attendre de sortir des couche et que notre fils gagne en autonomie pour être dans des conditions optimale pour accueillir ce nouveau bébé. Elle nous indique que pendant ma futur grossesse mon psychiatre peut continuer à me suivre pour ma psychanalyse et que elle et la structure mère-bébé peuvent se charger de la partie grossesse et bipolarité.

Très bien puisque c’est ainsi nous allons attendre, je résume tout cela à mon psychiatre. Il est également d’accord et m’indique qu’on en rediscutera lorsque nous serons prêts.

6 mois plus tard (soit en janvier 2016), compte tenu de mon état, mon psychiatre décide lancer le processus pour arrêter le valdoxan, on en avait parlé bien avant les projet de bébé et il pense qu’il est temps.

En mars 2016, on annonce à mon psychiatre que comme notre fils est bientôt propre et qu’il fait sa rentrée en septembre on recommence à penser bébé. Il m’indique qu’au vu de mon état, il ne voit aucun inconvénient à tenter la grossesse sans traitement mais m’invite à revoir le DR Elbaz pour voir ce qu’il en est de son côté. C’est ce que nous faisons. Elle est d’accord, m’indique que finalement la structure mère-bébé n’interviendra que s’il y a des complications côté bipolarité pendant la grossesse. Elle me donne les noms des subtituts possibles en cas de crises à communiquer à mon psychiatre.

En juin 2016, j’arrête totalement mon traitement qu’on a réduit progressivement jusque là. En juillet 2016, je suis enceinte.

Finalement tout se passe bien. Mon psychiatre m’explique que parfois bien que pas prouvé la grossesse peut protéger de la maladie. Il faut continuer comme ça et se surveiller.

Novembre 2016, à 4 mois de grossesse les situations qui auraient pu induire une crise maniaque ou dépressive commence:

Novembre: le clash avec ma belle-mère, celle-ci avoue qu’elle me prend pour une folle depuis mon diagnostic. Pour la 1ère fois depuis que je suis stable je m’enferme dans ma tête et rumine. Pour sortir de cette spirale je décide d’écrire ce que je ressens. Au départ c’était un mail adressé à mon mari pour lui dire attention crise en vue. Mais consciente que ce type de mail peut faire l’effet d’une bombe compte-tenu que je parle de sa mère, je ne lui envoi pas ce mail mais lui dit qu’il existe et que je souhaiterais lui en parlé un de ces 4. Les circonstances on fait qu’à ce jour, nous n’en avons toujours pas parler.

Janvier: des problèmes aux périscolaires pour mon fils: on me dit que mon fils est ingérable, qu’il a des problèmes de concentration, qu’il est en retard par rapport aux autres enfants alors que nous n’avons jamais constaté ce type de problèmes, que ni la crèche qui l'accueille encore les mercredi après-midi et pendant les vacances scolaires ni la maîtresse ne nous a parlé de ce types de problèmes. Pour couronner le tout alors qu’on ne me dit pas concrètement ce qui se passe au périscolaire, une animatrice (je passe les détails) me dit à aucun moment je n’oserais dire à un enfant ou un parent qu’il (l’enfant) est débile. Elle emploi ce mot 3 fois en moins de 5 minutes et finit par vous voyez quand on lui demande quelque chose il ne percute pas. Je ne sais par quel miracle je suis restée anormalement zen et courtoise mais le week-end c’est très mal passé. Je ruminais en me disant que si cette personne parle comme cela comment est ce qu’elle peut se comporter avec mon fils. J’étais terrorisée et j’ai commencé des insomnies 3 soirs à dormir peu voir pas du tout. Sentant venir la crise maniaque, on a immédiatement prévenu mon psychiatre. Il m’a prescrit médicament contre les angoisses pour m’aider à dormir et m’a arrêté pendant 1 semaine. J’ai pris ce médicament pendant 2 nuits et pendant mon arrêt j’ai limité les stimulations (plus d’internet, TV et téléphone au minimum), pour m’occuper j’ai lu.

Février: problème dans la finalisation de notre projet immobilier. Sans rentrer dans les détails on a fait confiance à un courtier pour notre prêt qui a fait de la merde. Résultat, alors que nos compromis de vente et d’achat expirait le 28 février le 5 février nous n’avions toujours pas d’offre de prêt, et l’assurance faisait des difficultés de part ma bipolarité elle ne risquait pas d’arriver. Le mois de février a donc été intense en terme de stress, de démarche...Mais là encore je ne sais par quel miracle, je n’ai pas basculé. Finalement de ce côté, grâce à des gens compétents que nous avons rencontré tout s’arrange.

Maintenant dans la dernière ligne droite de ma grossesse après 9 mois sans traitement, j’ai un afflux d’énergie et des projets pleins la tête. Bien qu’il ne défilent pas et que les idées ne s’accélère pas j’ai un doute: cette énergie me vient-elle de la grossesse ou de la maladie. J’en ai parlé à mon mari qui m’a dit “que ce soit l’un ou l’autre tu es sur un petit nuage, on va surveiller ça notamment au niveau du sommeil, tu vas en parler à ton psychiatre mais en attendant profite”. Depuis qu’il m’a dit cela j’ai canalisé mes idées.

Les projets que je mène actuellement sont:

La création d’un blog familiale pour que nos enfants aient une trace, un témoignage de ce qu'ils nous apportent. Car devenir parents a changé notre vie de bien des manières.

La création d’un blog sur ma bipolarité pour pouvoir un jour en parler à nos enfants


Voilà c’est long mais c’est pour dire qu’être bipolaire ne nous empêche pas de devenir parents. Il suffit de s’y préparer, de se surveiller…

Début de la discussion - 16/03/2017

Grossesse et bipolarité
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Membre Carenity
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@Sissie974 j'appréhende beaucoup une future grossesse du fait qu'il va falloir que j'arrête le lithium et que je passe à un autre thymorégulateur pouvoir tomber enceinte et ça va remettre en cause la pseudo stabilité je vais essayer d'acquérir

Grossesse et bipolarité
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Membre Carenity
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avez deja vu le film avec marcia cross(bree van der kampf lol)???all she ever wanted...(en francais il l'appel le droit d'etre mere)ca resumerai ma grossesse..

car contrairement a sissie je nai pas la patience de tout ecrire :D (petite feneante je sais)

perso il n'y aura pas de bébé numero 2

trop traumatisée

et de toute facon trop de medocs(theralithe, tegretol, depakote,xanax)

Grossesse et bipolarité
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Membre Carenity
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j'ai eu un enfant en étant bipolaire mais pas encore sous traitement car pas encore diagnostiqué et ça s'est super bien passé pendant la grossesse (aucun episode hypomanie ni depressif) probablement du aux hormones.

Grossesse et bipolarité
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Membre Carenity
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Bonjour @Mentali210,

Oui parfois les hormones  de grossesses semblent nous protéger mais ce n'est pas toujours  le cas. J'en suis un bon exemple: 1ère grossesse j'ai subit la maladie et 2ème grossesse rien pas de symptômes.

Je suis contente que tu partages ton expérience. J'espère que cela donnera espoir et aidera celles qui se pose des questions.

La vie maman est tellement belle qu'il serait dommage de s'en privé  si on en a envie et qu'on peut devenir maman.

Bonne journée 

Ps: mon 2ème aura 1 mois samedi il est en pleine forme 

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Membre Carenity
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Merci pour vos témoignages ça me donne de l'espoir ayant fait une fausse couche il y a 2 ans et révélée ma maladie..Même si moi je me sentais super bien enfin le droit d'être heureuse comme tout le monde

J'ai l'impression de ne pas avoir le droit de tomber enceinte j'ai 36 ans c'est maintenant ou jamais et j'y pense beaucoup, je réalise pas trop l'urgence je me sens encore jeune en fait mais la réalité est différente.

Et puis évidemment j'appréhende, ne pas réussir à m'occuper de lui ayant du mal moi-même à m'assumer. Cependant qd j'ai été enceinte j'étais positive j'avais de l'élan.

Ma question est la suivante ce bébé vous aide t'il à vivre se lever etc? Avez vous moins de phases dépressives?

Merci pour vos réponses.

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Membre Carenity
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@pseudo-masqué Bonjour ! Ce n'est pas facile d être bipolaire car parfois on ne peut plus rien faire que dormir pour oublier mais avoir un enfant ça donne une energie insoupçonnée.On fait parce qu'il faut faire mais quand on est mieux on ne se force plus. C'est naturel et c'est un bonheur de tous les instants. Je me souviens des longues balades en landau puis en poussette par tous les temps. Quels moments agréables! La découverte des feuilles de l'arbre du jardin.les siestes avec lui.Il ya eu aussi des crises de larmes mais rien à côté du boheur d'être maman.Je pense que tu réussiras mais ne fait pas trop de fixation là dessus

Sissie joyeux anniversaire au tout petit !

Grossesse et bipolarité
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Membre Carenity
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@pseudo-masqué

alors la c'est un super question...car autant coté grossesse ca a été horrible pour moi, mais apres effectivement , ca m'obligeais a me lever le matin, a faire a manger(maman solo), a tout gerer...pour lui!!!

en plus etant agoraphobe a l'epoque j'ai commencé a trouver la force de ressortir grace a lui...

par contre il ne pleurait jamais...comme s'il comprenais que ca aurait été trop dur pour moi...

je sais qu'il ne faut pas faire de nos enfant une bequille...mais je sais que je suis encore ici grace a lui...

Grossesse et bipolarité
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Membre Carenity
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Bon conseiller

@pseudo-masqué

Moi, je voudrais te dire bravo:

-Pour avoir surmonté des épisodes maniaques très violents qui me rappellent les miens notamment ce sentiment de toute puissance qui nous fait croire qu' on comprend comment fonctionne le monde et qu' on est capable de tout changer.

-Pour ton parcours de mère qui a su protéger son 1er enfant et avoir le courage d' arrêter son traitement pour s' engager dans une 2ème grossesse.

Oui la bipolarité n' empêche pas de vivre et d' avoir des enfants. Ma femme et moi, tous deux bipolaires, avons eux 2 enfants qui ont 39 et 40 ans avec 2 petits enfants.

Nous te souhaitons bon courage, n' écoute pas les mauvaises langues, c' est une maladie qui se soigne bien et qui peut réserver de longues périodes de stabilité donc ne pas trop gêner ta vie familiale et professionnelle.

Grossesse et bipolarité
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Membre Carenity
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@pseudo-masqué

Bonjour,

Pour répondre à tes question. Pour mon 1er suite à la dépression de 6 mois qui a commencé quand mon fils avait 4 mois: j'étais en mode pilotage automatique. Oui les choses étaient difficiles, insurmontables mais je ne sais comment je pouvais sans problèmes assouvir les besoin vitaux de mon fils. Et puis grâce à lui j'ai réappris à rire. Je me souviendrai toujours de ce jour où j'ai rit à nouveau une sensation oublié que je ne pensait plus jamais connaître.

Après comme le dit @pseudo-masqué quand on est stable, nous occupé d'un enfant contribue à nous maintenir dans cette phase de stabilité. Je dirais même plus, cela nous permet d'être vivant (c'est ce que je ressens au quotidien avec mes fils).

Et oui, indépendamment de la maladie, il ne faut pas focaliser: les choses se feront quand elle se feront pour la grossesse.