Comment aborder le sujet de la maladie avec un proche dans le déni ?

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Patients Trouble bipolaire

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Bonsoir,

Je ne suis pas habituée des forums mais l'existence de celui-ci est pour moi d'un grand secours et j'espère pouvoir y trouver de l'aide. Je vais résumer la situation. J'ai un ami extrêmement proche qui manifeste , peut-être  les symptômes d'un trouble bipolaire II. Je ne suis pas médecin et ne me permettrai pas de poser un diagnostic. Je vais donc expliquer brièvement. Nous vivons tous deux dans un tout petit milieu à l'étranger et nous nous côtoyons quasi quotidiennement depuis plus de de deux ans. Très rapidement, j'ai remarqué des phases où mon ami, on va dire E., était exagérément enthousiaste, euphorique, "sans limites", dans une sorte de toute puissance personnelle et professionnelle et bizarrement très sociable alors que, en dehors de ces phases, il s'agit plutôt de quelqu'un discret. Et immanquablement, ces phases sont suivies d'épisode où il devient irritable, mettant cela sur le compte d'un très mauvais sommeil, puis commence à rejeter tout ce qui fait habituellement son plaisir ainsi que son entourage envers lequel il peut avoir des propos très durs, pour finir par s'enfermer en refusant toute aide ou tout dialogue. Cette période peut suivre immédiatement un épisode d'euphorie surprenante pour tous ceux qui le connaissent, sans aucune raison (en tout cas vu de l'extérieur) et durer plusieurs jours durant lesquels il s'isole totalement. Quand cet épisode d'achève, il explique ne pas vraiment comprendre ce qui se passe, pourquoi il est dans cet état, ou alors que un simple léger détail a tout engendré, et que dans ces moments là il est d'une humeur tellement sombre qu'il vaut mieux ne pas l'approcher et qu'il n'a qu'une envie : être seul et dormir. Pour moi, et pour les amis qui l'entourent ici (son épouse est en France), c'est extrêmement difficile à vivre. Et puis ensuite revient une période normale, qui peut durer trois à quatre semaines, qui s'achève toujours de la même manière, euphorie et isolement, avec la caractéristique de "jeter le bébé avec l'eau du bain". Il m'a un jour confié que ces épisodes le faisaient souffrir, le déstabilisaient, étaient probablement à l'origine de son cercle amical restreint (il n'a pas d'amis réels en France) mais qu'il n'y pouvait rien et que dans ces cas là il fallait le laisser tranquille. Je pense, mais peut-être me trompe-je, qu'il souffre de troubles bipolaires. Il est militaire de carrière, a passé l'essentiel de son temps sur des champs d'opérations très durs et n'est absolument pas ouvert à la discussion sur cet état anormal qui est le sien. Attention, je ne fais pas de lien entre cette maladie et sa profession, mais cela permet d'éclairer le caractère du personnage qui, même au retour de missions difficiles (pour le moins) a toujours refusé les psychiatres de l'armée. C'est quelqu'un auquel je tiens beaucoup et j'ai énormément souffert de ce fonctionnement qui m'était totalement inconnu au début de notre relation amicale très fusionnelle. Aujourd'hui, c'est encore difficile pour moi quand il rentre dans sa phase "dépressive". J'ajoute, à ce sujet, qu'il a connu des épisodes qu'il caractérise de "dépressifs" durant des période de six mois environs, sans, bien entendu, avoir été suivi. Je constate aujourd'hui que le cercle d'amis qui était le nôtre se restreint à vue d'œil, en raison de ces attitudes qui finissent par lasser. Il y a trois jours, il est à nouveau entré dans cette phase. Si je "respecte" son isolement et sa métamorphose encore une fois inexpliquée, je commence à avoir beaucoup de mal à accepter tout cela. Jusqu'à présent, et il le sait et m'en remercie, j'ai toujours traversé la tempête, pardonné ses emportements lorsque, ignorant ce qui se passait, je cherchais à comprendre (erreur...), et finalement, ai toujours conservé cette amitié. Cette fois, je lui ai simplement fait part de ma tristesse, lui ai dit que c'était dur pour tout le monde et lui ai souhaité d'aller mieux. J'ignore quand cette phase va se terminer... mais je voudrais pouvoir aborder le sujet de ces troubles avec lui, afin au moins qu'il puisse prendre conscience que tout cela n'est pas "normal" et qu'il puisse consulter un médecin ou, au moins , se renseigner. Peut-être d'ailleurs tout cela n'est-il qu'une forme de dépression (je répète, je ne suis pas médecin), mais en tout cas, ce n'est pas normal et je sais qu'il en souffre (au sens médical du terme) et en fait souffrir les autres (psychologiquement). Mais ce que je crains, c'est de me prendre un retour cinglant si j'aborde le sujet...

Voilà... Avez-vous vécu une situation similaire ? Que me conseillez-vous ?

Un grand merci d'avance pour vos réponses.

Début de la discussion - 24/09/2020

Comment aborder le sujet de la maladie avec un proche dans le déni ?


Posté le

@Pierreetmarie Bonsoir, malheureusement peut être faudrait il que sa hiérarchie l y oblige s il se met en danger.

Mais c est délicat tout ça. 

Peut-être ne pas lui parler de bipolarité mais de depression ou est ce un stress post traumatique vu qu il a été soldat, essayer peut-être de ce côté là et regarder si les symptômes correspondent à cette pathologie. 

Et alors lui préconise de voir un psychologue ou psychiatre pour l aider.

La 1ère option est trop radicale je pense, à utiliser en dernier recours comme je disais s il se met en danger.

Cordialement. 

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