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Patients Trouble bipolaire

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Sujet de la discussion



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En ce moment, j'enchaîne les idées fixes, les "lubies"...Il y a eu celle d'être un adulte surdoué, puis celle d'être une fille alors que je suis un garçon, et maintenant je fais une fixation sur cela : suis-je bipolaire ou non.

Ma meilleure amie, celle avec qui je partage tout, et qui est infirmière, est persuadée que je le suis.

Moi, j'ai des doutes. Mon psychiatre m'a diagnostiqué un "trouble de l'humeur"...sans aller plus loin dans les précisions. Pendant neuf ans j'ai été sous traitement, il y a eu du mieux, mais cette année, bizarrement, le mieux n'a pas continué : j'ai eu trop de stress à gérer, du coup j'ai fait une tentative de suicide, j'ai été arrêté dix jours, et ensuite...ça n'a pas été mieux non plus. Pour je-ne-sais-quelle-raison j'ai voulu diminuer mon traitement, et ça ne m'a pas réussi du tout.

Je me sens prisonnier de mes idées fixes, de mes angoisses. J'étais devenu angoissé à un tel point que je sortais de la réalité, pour y revenir deux secondes après : tous les jours, j'avais des flashs : "tel accident s'est produit", "ce bout de bois par terre ressemble à un serpent, attention!", "un loup jaillit de la forêt et s'attaque à mon chien et à moi"...et bien sûr, aucune de ces situations n'étant réelle, je retrouvais mes esprits, et me qualifiais d'idiot...Mais cela m'arrivait tous les jours. Je commençais à avoir la phobie de sortir de chez moi...

Je suis atteint d'un trouble anxieux...ça c'est clair, mais pas seulement : soit je suis dépressif ( souvent très profondément dépressif, au point de penser au suicide ), soit je suis en phase "normale", soit je suis trop haut : je cours partout, j'ai une énergie démesurée, je saute en l'air, je danse, je ne tiens pas en place...et mes émotions changent très souvent, elles sont excessives et  vont dans tous les sens.

J'ai UNE SEULE amie, à qui confier ce que je ressens. Après j'ai d'autres amis, mais...ils ne comprennent pas mes troubles, et leurs réactions m'ont tellement déçu que je les ai éloignés de moi. Résultat : quand ma meilleure amie n'est pas dispo ( j'ai même voulu qu'on se marie, tellement elle est la seule à me comprendre...), je meurs de solitude.

Ma question est : "suis-je bipolaire?". Mon psychiatre n'ose pas le préciser, et je ne sais pas à qui m'adresser pour le savoir. J'ai eu la  connaissance d'une unité de l'hp, qui se trouve près de chez moi, où ils donnent des diagnostics précis. J'aimerais y aller, mais c'est sur demande de mon psychiatre, que je peux m'y rendre. Je dois donc le convaincre...

Après au moins neuf TS, trois séjours à l'hp, quelques passages aux Urgences pour des ts...j'ai envie d'une étiquette, d'un nom à poser sur ma maladie. Je ne supporte plus l'idée de rester dans le flou...avec une souffrance quotidienne en moi.

Je me suis beaucoup écouté, je suis à l'écoute de ce que je ressens, mais je me suis aussi beaucoup renfermé...Quand on souffre, on se replie, sauf si on a la chance d'être écouté, compris, et non pas jugé ou critiqué...

Je sors d'une grosse phase dépressive non-soignée...qui a viré en trouble de l'humeur. Un jour, je saurai de quoi je souffre exactement. Pour l'instant je me fie à ce que dit ma meilleure amie infirmière, qui me connaît mieux que personne.

Ciao !

Début de la discussion - 25/04/2019

Bipolarité...ou pas.


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Bonjour incertain,

Comment savoir avec certitude que l'on est bipolaire ou pas ? Évidemment il existe les fameux diagnostics effectués dans les centres spécialisés. Mais "avoir l'étiquette" changera-t-il tant les choses que ça ?

L'essentiel est surtout que l'on arrive à te sortir des phases dépressives qui sont tellement douloureuses.

Pour ma part, on m'a diagnostiquée bipolaire il y a environ un an et demie, après que j'ai fait une dépression très forte qui a duré plusieurs mois. J'étais dans le déni, pensant que j'avais juste des tendances dépressives ; mais en analysant le parcours qui avait été le mien, il est vrai que j'y ai trouvé plusieurs épisodes d'hypomanie.

Mon psychiatre a alors proposé que je prenne des thymoregulateurs. Il y a eu le Lamictal, la Quétiapine, que je n'ai pas supporté

Bref, aujourd'hui je prends du Lithium depuis un an. J'ai pris 10 kilos ! Je ne me sens pas bien comme ça ; sans compter que l'on a un sentiment d'anesthesie des sentiments... Et le cerveau qui ne carbure plus autant qu'avant. C'est un peu comme une grisaille tranquille. Tout ça pour dire que je suis sur le point d'arrêter ce traitement, j'ai d'ailleurs commencé à diminuer mon traitement.

J'espère que tu vas pouvoir trouver rapidement un traitement qui t'apaise. Rien de pire que les idées suicidaires.

COURAGE ! Y A TOUJOURS UNE SOLUTION POUR S'EN SORTIR. ET PUIS SURTOUT NE PERD PAS CONFIANCE EN TOI.

Bipolarité...ou pas.


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J'ai pris aussi du Lithium...et je n'ai pas du tout supporté. C'est pour ça que je suis passé aux anti-psychotiques, qui ne servent à rien. Enfin, disons que je prends de la Risperidone, ou du Risperdal, qui ne sert à rien, SAUF à me faire dormir le soir ! J'ai quand-même des phases UP...et des phases Down.

Pour pouvoir mieux me connaître, et pouvoir m'informer sur ma "maladie", il me faut un diagnostic clair et précis. Sinon, je patauge...

Le Seresta me ralentit, je n'ai plus de réflexes...A cause de ce fichu médicament je suis souvent comme dans un "nuage", et dès que je m'allonge j'ai envie de dormir...C'est pourquoi je me dope au café, pour tuer l'effet soporifique du Seresta, mais...le café ne me réussit pas, au final.

Je prends du Seresta depuis neuf ans! Alors que normalement on le prend entre 8 et 12 semaines pour éviter l'accoutumance, justement...Autant dire que je ne peux plus me passer de cette cochonnerie...!

Je me passerais bien des médicaments, pour retrouver mon vrai Moi...mais ça craint.

Pour l'instant, je m'en tiens à mon petit traitement qui n'est pas suffisant...

Bipolarité...ou pas.


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Les idées suicidaires, je les ai très souvent dans la tête...Parfois je suis à la limite de devoir me faire hospitaliser, mais je refuse d'y aller parce que...je ne supporte pas de quitter mon amour de chien, pour finir dans la prison de l'hp.

J'écris aussi, par moments, sur le "carenity" italien, étant bilingue, et il y a quelques mois, lors d'une ts, j'ai été bien aidé par un italien, qui ne m'a pas lâché, alors que je n'avais personne avec qui parler, pendant ma crise...

Ma dépression initiale a duré 12 ans, à peu pres...mais en réalité, elle s'alternait avec des phases UP, des moments où il fallait que je fasse tout à toute vitesse...et je m'epuisais, en fait. 

Puis, j'ai retrouvé un certain équilibre environnemental, et aujourd'hui j'oscille entre idees noires, euphorie, moments d'angoisses...Il y a de tout. 

C'est comme si j'étais bipolaire avec des cycles rapides.

Tout cela est à éclaircir........!

Bipolarité...ou pas.


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Incertain, comme toi je croyais que l'hp étais une prison mais après moulte hospit j'ai réalisé que l'hôpital n'étais pas là pour m'enfoncer mais pour m'aider j'avais des problèmes très compliqué avec mon ex il fallais juste que je parle que je crache le morceau que me libéré et ça m'a fais un bien fou, maintenant je sais quoi faire contre elle et surtout pour la garde de notre de notre fils.ma dernière hospit deux semaines en février on été suffisante, je descent vite mais je remonte très vite aussi tout comme toi vu ce que je lis sur tes message. Il faut que tu te ressaisisse pense aux gens qui t'aime ta famille tes amis ton amour de chien même lui tu vois se serais lui le plus triste au cas où tu ferais une connerie et que tu y arrive ce que je n'espère pas. N'hésite pas à m'écrire  je te lirais et te repo dirais tout en essayant de trouver les mots justes pour te recomforter et te remonter le moral. Bonne journée à toi. 

Bipolarité...ou pas.


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La grosse difficulté du moment: Mon père: les tensions qu'il contient, la fatigue, l'espèce de chape de plombs, d'obscurité qui repose en lui, sur lui, je les ressens comme si c'était moi qui les vivais. Je suis une EPONGE...Il me suffit de voir son visage, et en une seconde je sais: le repas que nous allons prendre ensemble va être rempli de longs silences pesants, de crispation interieure, et se passera dans une ambiance mortifère. Je dois quotidiennement absorber cette ambiance, puisqu'à trente-cinq ans, bien qu'ayant mon propre logement, je déjeune et dine chez mes parents tous les jours. Ils habitent à cinq minutes de chez moi. La situation est très lourde. Si je mange encore chez mes parents, c'est pour ma mère...parce qu'elle a besoin de voir son fils. Comment je réagis à ces repas plein de tensions volatiles ? Plein de non-dits et de silences absurdes et oppressante ? Déjà, je survis grâce à la MUSIQUE que je me chante dans ma tête...C'est ma seule échappatoire. Mon père...je le qualifie de "pseudo-autiste": il n'exprime pas ce qu'il ressent, mais je ressens le mal-être qui est en lui...Je ressens son obscurité, sa non-communicabilité, ses tensions. Ensuite, à cause de ce que je perçois de lui, il me fait peur: je crains de dire quelque chose qui pourrait le faire exploser, je crains d'être maladroit, je crains de l'irriter par un détail, et de me prendre une remarque blessante...Je le considère comme ayant DEUX visages: celui de l'ouverture, de la chaleur, et celui de la fermeture, de la dépression, de l'oppression. Il est comme ça, et c'est imprévisible. Le résultat, c'est que pendant les repas pris en commun, je me gave de tensions, et après coup, je suis dans une colère noire...parce que je me tais, je supporte sa noirceur, son enfermement, ses silences...Je me contiens, pour ne pas exploser moi-même, et pour ne pas lui reprocher son attitude qui rend les repas invivables... Seulement, c'est trop souvent que cette atmosphère réapparaît. Depuis des annees. Mon père...m'a méprisé, verbalement, il y a quelques années. Je sais qu'il n'accepte pas certains aspects de ma vie, tout comme il n'a jamais accepté ma fragilité psychique...Il ne l'a jamais comprise. Il veut m'imposer des choses...et il me critiquera parce que je n'agirai pas selon son bon plaisir. La vie qu'il mène, je ne veux pas la copier...parce que je ne l'approuve pas: il est hyperactif, il brûle toute son énergie, et dans la famille il n'y a que lui qui ait le droit de dire: "je suis fatigué"...Si moi je le dis, je me fais rembarrer. On ne s'est jamais compris, lui et moi. Nous n'avons pas la même vie, pas les mêmes goûts, et...je ne supporte pas son rythme de fou... Quand on a peur de quelqu'un qui nous a déjà brisé le cœur, on ne peut pas l'aimer. C'est une relation toxique... Heureusement, ma mère est là, une mere-poule, avec qui je peux parler...parce qu'avec mon père je n'échange rien. Hier soir, pendant le dîner, j'ai failli "ouvrir ma bouche" et exploser...mais Dieu merci, je me suis contenu... Je pense être trop sensible à l'humeur des autres...Cela m'affecte beaucoup. J'ai peur, ce midi, de retourner chez mes parents, et de revivre la même atmosphère qu'hier soir . J'appréhende trop. La musique m'aide, mais...je pense qu'un jour je risque d'exploser pour de bon, et quand c'est le cas...ça fait très mal. Chez moi, je respire... Mon père est une flèche, mais il a déjà fait de la dépression. Tout comme ma sœur et mon petit frère...Ma mère est spasmophile. Moi j'ai un trouble de l'humeur, un manque affectif à combler...et j'en ai marre d'absorber les tensions des autres.
Bipolarité...ou pas.


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Mes angoisses me dépassent. J'ai peur de tout. Quand je sors, j'ai peur. Mais je suis obligé de sortir. Chaque jour. Je suis stressé, et je m'énerve...parce que je n'aime pas être dehors...Mes angoisses me font sortir de la réalité. J'y reviens quelques secondes après, à cette réalité, pour me rendre compte qu'il ne s'est rien passé de grave, qu'il n'y a pas de danger...sauf que les angoisses ont fait des ravages, elles m'ont fait sortir du réel, pour me faire imaginer des scènes sanglantes, des drames dignes de films d'horreur...C'est traumatisant.

Et c'est tous les jours, quand je sors mon chien. Je vois une branchette par terre, et j'imagine un serpent...J'ai peur des serpents.

A ce stade, je ne demande qu'à être hospitalisé à l'hp...parce que c'est un lieu où je me sentirais en sécurité, hors de mon quartier, hors de danger...et pris en charge, soulagé.

Mais...il y a mon chien. A qui le confier, cet amour de bête affectueuse et drôle...? Je ne peux le confier à personne, pour l'instant. 

Donc...je dois attendre, et subir des angoisses assez terribles... jusqu'à mi-mai, date à laquelle je verrai le psychiatre, avec ma mère.

Ciao...

Bipolarité...ou pas.


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Bonsoir incertain, moi c'est François et toi, je viens de lire avec attention tes messages dsl de ne pas avoir répondu plutôt je ne les avais pas vu. Mon père a aussi été tout comme toi un gros problème,il est bipolaire comme moi mais lui a tjs refusé la maladie et ne se soigne plus. Je l'ai longtemps incomphris mais je le sentais malheureux je savais qu'il souffrais d'un mal être qui m'étais inconnu, ton problème c'est l'emphatie il faut d'abord penser à sois être égoïste faire les choses que tu aiment, ça tu vois c'est les conseils que m'a dis autrefois mon père être égoïste je refusais ce mot pour moi c'était impensable mais avec le temps je me rend compte que je ne vivais plus pour moi mais pour les autres . L'estime de sois être fière de se que l'on peut accomplir chaque jours même des petites choses sortir ton chien le voir heureux courir sa te donneras la force d'affronter tes peurs, ton quartiers, les gens le bâton qui ressemble à un serpent, tu dois croire que tout le monde te regarde et te trouve anormal, faux c'est toi qui te dis ça. Je suis passer par les mêmes moments que toi délires de la persécution etc etc impression d'être suivi et tout un tas de conneries. La musique t'aide vazy elle m'a aider aussi mais de la bonne musique entrainante pas mélancolique. J'aimerais t'aider plus car nos parcours se ressemble. Ton père ne le vois plus un moment ne va plus chez tes parents au détriment de ta mère, tu te sent en sécurité chez toi reste chez toi et profite en pour écouter de la musiques et écrire noir sur blanc tout ce qui se passe dans ta tête, l'écriture m'a sauvé et a sauvé la relation catastrophique que j'avais avec mon père, car à la différence de toi je lui est dis ses 4 vérités un jour et il l'a mal pris depuis les rapports était glaciales et nou nous voyons très peut. Écrit à ton père rien qu'à lui écrit lui tes sentiments tes angoisses tes peur, ça reste ton père et ça va le faire réagir envoi lui tes écrits par la poste même si tu n'habite pas loin et attend il réagirais tôt ou tard. Le miens la fais on c'est retrouver seul à seul en terrain neutre, lieux public dans un café et on a parler avec le cœur et les tripes j'ai senti à ce moment la une tristesse profonde en lui qu'il a malgrès tout réussi à caché mais je l'ai bien sentie, moi je n'ai pas pu me contenir les larmes sont sorties. Suis mes conseils, je suis passé par les mêmes moment que toi et souhaite que tu aille mieux. Tient moi au courant. Ciao 

Bipolarité...ou pas.


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Mon père est parti pendant une semaine, donc j'en profite pour me reposer...enfin, pour me remettre d'une phase Down. J'ai eu des pensées suicidaires avant hier et hier, aujourd'hui je commence à peine à aller tout doucement mieux. Je m'évade grâce à la musique, et à mon chien, que j'aime beaucoup. 

Ciao! PS: merci pour vos messages.

Bipolarité...ou pas.


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Moi je m'appelle Joseph, et j'en ai marre de tenter le suicide en me loupant à chaque fois. Ça doit bien faire neuf fois que je me loupe...alors si je le refais, ce sera la bonne fois. Je ne veux plus me rater, et j'ai décidé de ce que je veux faire, sauf que...effectivement, ce sera douloureux, donc ça me fait peur. Et puis je ne suis pas sûr d'y arriver...Enfin, je suis angoissé, vraiment angoissé, à l'idée de tenter une chose pareille. Et pourtant, le stress me donne pleinement envie de mourir...

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