10 choses à savoir sur l’endométriose

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Patients Santé de la femme

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Bon conseiller
À l’occasion de la Semaine européenne de prévention et d’information sur l’endométriose, le Dr Erick Petit, radiologue et fondateur du centre de l’endométriose du groupe hospitalier Saint-Joseph (Paris), nous explique cette maladie qui touche trois millions de femmes en France.

1. C’est une maladie fréquente

On estime qu’environ 15 % des femmes, soit une femme sur sept, est touchée par l’endométriose. En France, cela représente environ trois millions de personnes. La prévalence augmente régulièrement.

2. Les causes sont mal identifiées

Plusieurs facteurs entrent en compte. Dans plus de 10 % des cas, il y a une origine génétique. Mais les facteurs environnementaux sont également importants, notamment les substances chimiques.

Des perturbateurs endocriniens, comme le bisphénol A ou les dioxines, qui entraînent une hyperœstrogénie, se retrouvent dans la chaîne alimentaire. Cela pourrait expliquer, avec d’autres facteurs, l’augmentation des cas d’endométriose.

A lire aussi : Comment définir un perturbateur endocrinien ?

3. L'endométriose peut toucher plusieurs organes

La maladie est bénigne, mais elle peut franchir certaines frontières de l’organisme. Au départ, les cellules de la paroi de l’utérus (l’endomètre) se mettent à proliférer. Elles se diffusent ensuite dans les trompes et peuvent pénétrer les organes environnants : les ovaires, la vessie, le rectum, le côlon…

Ces cellules endométriales se mettent à saigner, ce qui provoque des hématomes. Pour se défendre, l’organisme fabrique un tissu inflammatoire. C’est ce qui explique l’inflammation chronique et les douleurs.

4. Elle impacte la vie quotidienne

Deux tiers des femmes souffrant d’endométriose se plaignent de douleurs. Mais leur intensité est très variable. Celles-ci surviennent essentiellement au moment des règles. Elles peuvent aussi gêner les rapports sexuels. Ces douleurs ont un retentissement important sur la vie quotidienne et le couple. Les arrêts de travail sont fréquents.

5. Il ne faut pas la négliger chez l’adolescente

Les douleurs peuvent survenir dès les premières règles. Une jeune fille qui ne peut plus se rendre au collège ou au lycée parce qu’elle souffre trop au moment des règles devrait consulter un médecin. Ces douleurs sont trop souvent négligées et considérées comme normales.

6. L'endométriose est responsable d’infertilité

Selon leur emplacement, les lésions peuvent gêner la rencontre d’un ovule et d’un spermatozoïde ou empêcher la nidification. C’est pourquoi l’endométriose est responsable d’infertilité dans 30 à 50 % des cas.

Mais la maladie est déroutante. Certaines femmes ont beaucoup d’endométriose et n’auront, pourtant, aucune difficulté à tomber enceinte.

7. Le diagnostic est souvent posé avec retard

Il faut écouter les femmes qui se plaignent d’avoir mal et penser systématiquement à l’endométriose. Une échographie endovaginale, effectuée par un radiologue spécialisé, permet de cartographier précisément les lésions.Mais peu de radiologues sont suffisamment formés à dépister cette maladie. Au minimum, une IRM doit être effectuée.

En matière d’endométriose, le retard au diagnostic est considérable : neuf ans en moyenne. Or, ce retard peut avoir des conséquences très importantes en termes de fertilité.

8. La chirurgie ne concerne qu’une minorité de cas

Le traitement principal de l’endométriose consiste à stopper les saignements, en supprimant les règles. Pour cela, une pilule est prescrite et doit être prise en continu.

Dès qu’un désir de grossesse est exprimé, cette contraception est arrêtée. Le cycle menstruel reprend, alors, normalement. Si la douleur revient, elle est combattue avec des antalgiques.

Sans grossesse au bout d’un an, une procréation médicalement assistée est envisagée. En dernier recours, une opération chirurgicale va supprimer les lésions gênantes et, bien souvent, permettre une grossesse.

9. On peut s’en sortir

Les problèmes de douleurs et/ou de fertilité trouvent une solution dans 70 % des cas. Encore faut-il être diagnostiquée à temps et correctement prise en charge.

D’où la nécessité de créer des centres labellisés, spécialisés dans l’endométriose. Mais on en est encore loin.

10. Les symptômes disparaissent à la ménopause

À l’arrêt des règles, les symptômes disparaissent, en particulier la douleur. Mais les lésions restent. Il est recommandé d’enlever les kystes endométriosiques de l’ovaire car ils multiplient par 1,5 le risque de cancer.

Source : Santemagazine.fr

Début de la discussion - 17/08/2015

10 choses à savoir sur l’endométriose


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Qui peut me renseigner, j'ai eu une hystérectomie mais j'ai toujouris les ovaires avec des kystes et je souffre toujours autant. Dernièrement j'ai eu des saignements et. Cela m'inquiète beaucoup, le gynécologue dit que ce n'est pas gynécologissue, alors guidez moi si vous avez la même chos, j'ai peur et je souffre

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