Les tyrosine décarboxylases bactériennes : Un frein au traitement par la lévodopa ?

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Patients Maladie de Parkinson

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Sujet de la discussion



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@Lolo2022 Les tyrosine décarboxylases bactériennes intestinales limitent les niveaux de lévodopa dans le traitement de la maladie de Parkinson

https://www.nature.com/articles/s41467-019-08294-y

Résumé de la publication

Le microbiote intestinal humain détecte son environnement et réagit en libérant des métabolites, dont certains sont des régulateurs clés de la santé et des maladies humaines. Dans cette étude, nous caractérisons les bactéries associées à l'intestin dans leur capacité à décarboxyler la lévodopa en dopamine via des tyrosine décarboxylases. Les tyrosine décarboxylases bactériennes convertissent efficacement la lévodopa en dopamine, même en présence de tyrosine, un substrat compétitif, ou d'inhibiteurs de la décarboxylase humaine. Les niveaux in situ de lévodopa sont compromis par une forte abondance de tyrosine décarboxylase bactérienne intestinale chez les patients atteints de la maladie de Parkinson. Enfin, l'abondance relative plus élevée de tyrosine décarboxylases bactériennes au site d'absorption de la lévodopa, l'intestin grêle proximal, a eu un impact significatif sur les niveaux de lévodopa dans le plasma des rats. Nos résultats mettent en évidence le rôle du métabolisme microbien dans la disponibilité des médicaments et, plus précisément, l'abondance de la tyrosine décarboxylase bactérienne dans l'intestin grêle proximal peut expliquer l'augmentation de la posologie du traitement par la lévodopa chez les patients atteints de la maladie de Parkinson.

***

ce que j'en retiens humblement, c'est la nécessité d'avoir de la tyrosine non bactérienne apportée soit par l'alimentation soit par complément alimentaire, pour contre balancer l'effet de la tyrosine décarboxylase bactérienne, et ainsi, de maintenir la posologie du traitement par la lévodopa à un niveau raisonnable, mais ce n'est qu'un avis et les vôtres sont les bienvenus dont celui de notre expert sur le sujet @leparigo

Début de la discussion - 01/05/2022

Les tyrosine décarboxylases bactériennes : Un frein au traitement par la lévodopa ?

• Membre Ambassadeur
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merci Guy pour l’ouverture de ce sujet j’invite Le plus grand nombre à le consulter, ou à donner votre avis @leparigo @Billie13 @Yamato @Micoli42 @Isamouche @Valou66 @Sylvierachel @13700Magali @parki56 @artalante @gislhaine @Sergelie @paris92

Cordialement

Laurent

Les tyrosine décarboxylases bactériennes : Un frein au traitement par la lévodopa ?


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Je voudrais bien mais je n'ai rien compris. La tyrosine de solgar c'est bon ou pas?

Merci de m'éclairer

Les tyrosine décarboxylases bactériennes : Un frein au traitement par la lévodopa ?

• Membre Ambassadeur
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@Sylvierachel Oui c’est tout bon ne vous inquiétez pas…

Cordialement

Les tyrosine décarboxylases bactériennes : Un frein au traitement par la lévodopa ?


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Ouf...😓

Les tyrosine décarboxylases bactériennes : Un frein au traitement par la lévodopa ?

• Membre Ambassadeur
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Et toi @ahmedt30000 un avis ?

Les tyrosine décarboxylases bactériennes : Un frein au traitement par la lévodopa ?


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@Sylvierachel Sylvie imaginez que vous êtes un rat de laboratoire de cette étude. Tant que votre alimentation contient suffisamment de tyrosine ou que vous prenez de la L tyrosine de Solgar (ou autre) ou tant que la tyrosine décarboxylase bactérienne n'est pas trop importante dans votre intestin grêle, aucun souci ! Dans le cas contraire le niveau de LDopa chute dans le plasma sanguin, ce qui en résulte par moins de dopamine fourni au cerveau. Ce qui pourrait expliquer l'augmentation de la posologie du traitement par la lévodopa chez les patients atteints de la maladie de Parkinson. Augmentation de posologie qui posent des problèmes sérieux à terme du traitement de la maladie. Mais tout cela est à confirmer sur l'être humain, l'étude ayant été faite sur le rat et pas encore sur l'homme.

Sylvie, vous pouvez respirer ...vous n'êtes pas un rat (Ouf!...) mais une femme consciencieuse qui prend de la L Tyrosine


Les tyrosine décarboxylases bactériennes : Un frein au traitement par la lévodopa ?


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Merci pour les explications très claires

Les tyrosine décarboxylases bactériennes : Un frein au traitement par la lévodopa ?


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Merci pour explication

Je m interrogeais 🤔🤔

Les tyrosine décarboxylases bactériennes : Un frein au traitement par la lévodopa ?


Posté le

excellent article de vulgarisation écrit par Nature Communications sur le sujet

https://www.santelog.com/actualites/microbiote-intestinal-il-module-lefficacite-du-traitement-de-parkinson

A la question "comment les bactéries intestinales affectent-elles le traitement de la maladie de Parkinson" -car elles jouent un rôle clé- cette étude de l’Université de Groningue (Pays-Bas) nous apporte une réponse claire : la présence de plus de bactéries produisant l'enzyme tyrosine décarboxylase (TDC) induit moins de lévodopa dans le sang. Ces travaux, présentés dans la revue Nature Communications, ajoutent également aux preuves du rôle clé dans la santé de ce fameux axe intestin-cerveau. Ils renforcent l’espoir de pouvoir traiter les maladies neurologiques aussi, en ciblant le microbiote. 

Les patients atteints de la maladie de Parkinson sont traités avec de la lévodopa, une substance convertie en dopamine, un neurotransmetteur clé dans le cerveau. Ces scientifiques de l'université de Groningue montrent que les bactéries intestinales peuvent contribuer à la transformation de la lévodopa en dopamine. La dopamine ne pouvant pas franchir la barrière hémato-encéphalique, le médicament est donc moins efficace, même en présence d'inhibiteurs qui devraient empêcher la conversion de la lévodopa. 

Les bactéries intestinales peuvent affecter le cerveau, rappelle l’auteur principal, Sahar El Aidy, professeur en microbiologie : « Il existe un dialogue chimique continu entre les bactéries intestinales et le cerveau, c’est le fameux axe intestin-cerveau ». L’équipe étudie précisément ici la capacité du microbiote intestinal à influer sur la biodisponibilité de la lévodopa, le médicament utilisé dans le traitement de la maladie de Parkinson.

Aider la lévodopa à passer Barrière hémato-encéphalique : Le médicament lévopoda est généralement pris par voie orale puis absorbé dans le petit intestin puis transporté par le sang jusqu'au cerveau. Cependant, les enzymes décarboxylases peuvent convertir la lévodopa en dopamine. Et contrairement à la lévodopa, la dopamine ne peut pas franchir la barrière hémato-encéphalique ; les patients reçoivent donc également un inhibiteur de la décarboxylase. Mais les niveaux de lévodopa qui vont atteindre le cerveau varient fortement entre les patients atteints de la maladie de Parkinson. Quel est donc le rôle joué par le microbiote d’un patient à l’autre, dans cette biodisponibilité ?

La bactérie Enterococcus, source de décarboxylase : dans les échantillons bactériens de l'intestin grêle de rats, l‘équipe identifie une activité de l'enzyme bactérienne tyrosine décarboxylase, qui convertit normalement la tyrosine en tyramine, mais qui convertit aussi la lévodopa en dopamine. Alors que les patients atteints de Parkinson reçoivent un inhibiteur de la décarboxylase, l'étape suivante consistait à tester l'effet de plusieurs inhibiteurs de la décarboxylase humaine sur l'enzyme bactérienne. Les chercheurs constatent alors, entre autres résultats, que « l'inhibiteur Carbidopa » inhibe plus de 10.000 fois la décarboxylase humaine.

La tyrosine décarboxylase bactérienne réduit la biodisponibilité de la lévodopa chez les patients atteints de Parkinson : l’analyse d’échantillons de selles de patients traités à la dose normale ou élevée de lévodopa montre que l'abondance du gène bactérien codant pour la tyrosine décarboxylase est en corrélation avec le besoin d'une dose plus élevée du médicament et que des niveaux plus élevés d'enzymes bactériennes dans l'intestin grêle de rats, réduisent les taux de lévodopa dans le sang. Enfin, la durée de la maladie apparaît positivement associée aux niveaux de tyrosine décarboxylase bactérienne. Alors que certains patients atteints de Parkinson développent une prolifération de bactéries dans l'intestin grêle, en particulier d’entérocoques -en raison de l'absorption fréquente d'inhibiteurs de la pompe à protons prescrits pour traiter les symptômes gastro-intestinaux associés à la maladie-, cela entraîne un cercle vicieux conduisant à une augmentation des doses de lévodopa mais aussi d’inhibiteur de la décarboxylase.

En synthèse, des niveaux élevés de l'enzyme bactérienne tyrosine décarboxylase peuvent expliquer pourquoi certains patients ont besoin de doses de lévodopa plus fréquentes et plus élevés pour traiter leurs difficultés motrices. Or, une dose plus élevée entraînera une dyskinésie, l'un des principaux effets secondaires du traitement par la lévodopa. Il sera donc à terme possible -et opportun- d’agir sur le microbiote pour réduire ces niveaux de TDC.Source: Nature Communications 18 January 2019 Gut bacterial tyrosine decarboxylases restrict levels of levodopa in the treatment of Parkinson’s disease (Visuel S. El Aidy, Universi

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