Les traitements du diabète
Choisir le bon produit pour le diabète type 2

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Posté le 09/07/2016 à 16:01
Bon conseiller

Une fois que le constat est établi, en particulier que la petite machine picpicledoigt vous trouve systématiquement un taux supérieur à 110 mg/dl vous n'y coupez pas, vous faites partie des heureux (?) bénéficiaires du diabète type 2. Il se peut d'ailleurs que, en fin de journée, juste avant le repas du soir, si vous n'avez rien mangé ou bu de sucré, votre taux de glucose est dans la norme, mais ce n'est que la confirmation de la pathologie de type 2 : au ralenti (sommeil) votre organisme utilise mal le message de l'insuline.

Que faire ?

Bien sûr si vous êtes en surpoids caractérisé il faudra prendre des mesures à la fois qualitative et quantitative. Je ne détaille pas, il y a de "bons conseils" à foison à ce sujet.

On vous bassinera aussi de faire du sport. Là je serais plus critique. Autant une saine ballade à pied dans les petits coins que vous aimez vous fera le plus grand bien, psychologiquement aussi, il est illusoire de croire qu'en courant ça vous métabolisera ce que vous avez mangé en trop. Un physiologiste de la nutrition avait calculé que pour métaboliser un malheureux croissant au beurre de 150 g il vous faudrait courir 40 heures !

De plus courir comme je le vois, surtout de la part de personnes en surpoids, va solliciter votre coeur avec les risques que cela comporte et mettre à mal vos pieds, surtout s'ils sont sujet à l'arthrose et vos vertèbres L4 et L5. De plus vous allez faire du muscle, donc constituer un réservoir à glucose sous forme de glycogène. Tout cela semble bien dans l'immédiat, mais que se passe-t-il quand vous cessez cette contraignante gymnastique ? les muscles fondent, perdent leur glycogène et le glucose se retrouve de nouveau dans votre sang.

Donc je m'autorise à vous donner ce conseil : si la vie par trop sédentaire est un désastre sanitaire, vous pouvez compenser cela par quelques ballades. une demie heure par jour ou même un peu plus est très bien.

Maintenant venons-en aux indispensables médicaments antidiabétiques de type 2.

Il y a la classique metformine dite de "première intention". Ce terme signifiant que c'est un produit pas dangereux et que c'est par lui qu'il faut commencer un traitement de diabète type 2. Vous ne risquerez pas de crises d'hypoglycémie lesquelles peuvent être dangereuses. Ce médicament a toutefois un effet secondaire courant : il vous file une chiasse carabinée. Une technique, qui m'a réussie, consiste à prendre la dose journalière au moment de se mettre au lit. Donc plus de diarrhées, c'était toujours ça.

L'ennui est que, chez moi, la metformime ne servait absolument à rien. Pas l'ombre d'une amélioration dans mes taux de glucose. Il fallait passer à plus efficace : les sulfamides hypoglycémiants.

Là il y en a une flopée ! Ma recherche a consisté à trouver le moins toxique possible. J'ai choisi le glymépiride (Amarel en France). Normalement vous commencez par une dose de 1 mg pendant une à deux semaine. Respectez cette progression car, avec les sulfamides hypoglycémiants il ne faut surtout pas faire de surdosage. Si ce n'est pas suffisant passez à 2, puis 3, puis 4 (maxi, si le résultat n'est pas bon il faut trouver un autre produit).

Dans mon pays de sauvages, le Paraguay, outre que je n'ai pas un diabétologue digne de ce nom à l'horizon, mais que, par chance, j'ai une bonne formation en physiologie-biochimie, j'ai donc entrepris ce traitement mais à 2 mg d'emblée car il n'y a pas de 1 mg (et impossible de rompre ces fichus comprimés, même avec un cutter bien affuté ils se pulvérisent).

Ce traitement semble fonctionner. Avec toutefois une alerte : hier j'ai été un moment tout tremblotant. Compris ce qui se passait et confirmé par ma machine picpicledoigt : un taux de glucose sanguin de 55 mg/dl ! Autrement dit une hypoglycémie caractérisée. Je pense que la solution est simple : il suffit de reprendre une alimentation sucrée normale. Outre un punch bien sucré, je me suis offert un dessert de bananes en rondelle arrosées d'un coulis de miel. Ce matin, à jeun, mon taux de glucose était bien dans les normes : 76 mg/dl

Bon tout ce que je viens de vous raconter n'est qu'un exemple concernant ma (im)modeste personne. Ce n'est pas à prendre au pied de la lettre. N'oublions pas que, dans le cas du diabète type 2, les voies métaboliques qui conduisent à cette pathologie sont effroyablement complexes et variées.

Posté le 14/07/2016 à 10:49
Bon conseiller

Que pensez vous du BENCLAMIDE

Posté le 14/07/2016 à 12:38
Bon conseiller

Bonjour @Williamhoustra et merci pour le conseil renouvelé ci-dessous, je vous cite :

"Donc je m'autorise à vous donner ce conseil : si la vie par trop sédentaire est un désastre sanitaire, vous pouvez compenser cela par quelques ballades. une demie heure par jour ou même un peu plus est très bien."

En accord avec vous je complèterai votre conseil efficace "sans oublier d'emmener sur vous une ou des barres de céréales de 30 g ou autres apports sucrants" d'urgence.

Surtout, si, vous ressentez ces symptômes en marchant (je les ai ressentis, 7 km de marche journalière dans la jungle champenoise (360/365 jours) mais vous qui êtes dans un pays sauvage (et non de sauvage), le Paraguay, en pleine jungle, difficile de s'arrêter chez l'habitant pour trouver l'aide éventuelle ou peut-être de capter un réseau téléphonique pour appeler cette aide.

Il faut effectivement se re-sucrer mais "le punch bien sucré (sans doute alcoolisé) et le dessert de bananes en rondelle arrosées d'un coulis de miel", tout ça en plus de l'alimentation normale pendant le repas n'est peut-être pas un exemple à suivre à la lettre, le diabétique insulino-requérant post-opératoire de type 2 que je suis mange de tout mais raisonnablement, j'éviterai personnellement votre recette de punch et bananes même en augmentant ma dose d'insuline rapide tout en contrôlant régulièrement ma glycémie.

Je prend 1 comprimé de METFORMINE 850mg 3 fois par jour en fin de repas (pour éviter autant que faire se peut les désagréments que vous citez) depuis plus de 12 ans (diabète de la cinquantaine type 2 en 1999) et mon diabétologue a maintenu ce médicament dans son schéma de soins en l'associant depuis cinq ans avec des sulfamides hypoglycémiants et depuis 3 ans avec l'insuline NOVORAPID (10U. actuellement avant repas du midi et soir) après ma spléno-pancréatectomie corporéo-caudale pour T.I.M.P.P. en 2012, je ne ressent les effets indésirables maintenant uniquement une heure après le petit déjeuner juste avant de partir effectuer ma marche journalière (je suis plus léger avant de partir marcher), après je suis tranquille le restant de la journée.

L'auto-médication, compréhensible, que vous pratiquez par défaut de thérapeutes à proximité de vous sera peut-être enrichie par les éléments contenus dans ce P.D.F. (peut-être rien de neuf pour vous, mais peut-être utile pour les autres lecteurs éventuels) destiné aux infirmiers et que m'a conseillé de lire mon infirmière référente de mon équipe de suivi hospitalier, je le trouve complet et bien résumé ( www.infirmiers.com/pdf/synthese-diabete.pdf ), copiez et coller sur votre moteur de recherche en vous souhaitant bonne et enrichissante lecture.

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