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TPL, dépression, proche aidant, blessures et masques : la TOTALE
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LuneBleue21
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LuneBleue21
Dernière activité le 03/04/2026 à 21:56
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bonsoir, je vois que tu as des tas de choses a dire qui te reste sur le cœur (attention, ce n'est pas une critique mais une constatation sans jugement). j'ai compris que vous êtes deux personnes avec des problèmes non résolus. malheureusement, les problèmes psy sont difficiles a résoudre, il n'y a pas de magie mais beaucoup de travail. j'ai 62 ans, je ne suis pas docteure mais j'ai 62 ans de dépression comme références. je ne te dis que mon ressenti. et toi, as tu déjà consulté un psychiatre ou fait une thérapie ? je pense que tu en as besoin, ce n'est pas normal ces sentiments de ne pas être en sécurité avec les autres. ton amie a ses problèmes mais je pense que toi aussi tu as les tiens et qu'il faudrait que tu essayes des les comprendre. je te parles cash car je n'aime pas tourner autour du pot, je te le redis, ce n'est pas un jugement. ou peut être au moins une psy de couple, ça pourrais vous faire du bien.
bon courage et donnes des nouvelles 🌜
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J'espère que la fin sera joyeuse… et j’espère ne jamais revenir… Frida Kahlo
Hookette
Membre AmbassadeurBon conseiller
Hookette
Membre Ambassadeur
Dernière activité le 03/04/2026 à 20:53
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Patient, Mal de dos depuis 2014
Autres maladies : Chondropathie rotulienne, Maladie de Scheuermann + 3 autres maladies
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Bonsoir @Fetacheese
Du même avis que @LuneBleue21 as tu eu un suivi médicale
Pour pouvoir reprendre une vie normale avec elle, il faut que tu arrives à te confier à une personne - Tu nous indiques que pour elle ça remonte à son enfance mais pour toi ton mal être depuis quand ?
Après il y a les CMP suivant où tu es l'attente est très longue car gratuit
Bon courage
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Fetacheese
Fetacheese
Dernière activité le 03/04/2026 à 17:50
Inscrit en 2026
Proche d'un patient, Trouble de la personnalité borderline depuis 2026
Autre maladie : Dépression
1 commentaire posté | 1 dans le groupe Échangez entre proches et proches aidants !
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Explorateur
Bonjour à toutes et tous,
je ressens le besoin immense de me confier.
Depuis 2 ans et demi je suis en couple avec une femme complexe qui vient de découvrir qu'elle a une forme de trouble de la personnalité limite (borderline) ainsi qu'un léger TDAH. Enfance très compliquée dans un contexte militaire, une mère sévère voire agressive, un père sévère également et peu investi émotionnellement. Elle a malheureusement subi beaucoup de traumas physiques et émotionnels, blessures, trahisons, abus, bref. C'est une personne très sensible, intelligente, curieuse, courageuse, avec un cœur immense, mais blessée, brisée à multiples reprises, conditionnée à la méfiance et ayant des tendances aux addictions (sucre, drogue, médicaments, alcool). Elle n'a jamais eu trop foi en elle, personne d'ailleurs n'a jamais vraiment eu foi en elle à part peut-être certaines de ses relations amoureuses. Son père lui a dit un jour qu'elle finirait morte sous un pont à 20 ans. Il faut savoir qu'elle va en avoir quarante, est propriétaire d'une maison et travaille depuis presque 20 ans dans la même boîte. C'est quelqu'un qui a un sens moral très, très élevé, une loyauté quasi à toute épreuve, parfois à ses dépens. Parallèlement, elle va s'investir dans une relation puis en disparaître, ses amis l'appelaient Casper car elle va et vient. Elle est naturellement honnête, parfois trop, et a cherché à mourir plusieurs fois car à quoi bon vivre de toute façon. Une personne complexe, donc, avec une certaine ambivalence, une dualité assez marquée, une vision du monde très tranchée, soit noir, soit blanc.
Personnellement j'ai eu de la chance dans ma vie. Je suis née à la campagne, j'ai grandi dans une famille relativement aimante (même si ma mère a été alcoolique et dépressive et même si mon père s'est petit à petit effacé pour aller travailler, et même si leur relation est totalement l'opposé d'un couple heureux, leur équipe parentale était grosso merdo plutôt positive). Je me suis toujours sentie un peu en décalage, pas normale, différente de mes propres gens comme du reste des gens, toujours un peu bizarre et j'ai retrouvé un journal intime, je devais avoir une dizaine d'années, où j'expliquais me sentir toujours observée, surveillée. Je le précise car c'est peut-être important pour la suite. Depuis quelques années j'ai commencé à identifier que je ne suis, en effet, pas "normale", pas neurotypique. J'ai vécu une petite crise identitaire puis j'ai commencé à pouvoir mettre des mots sur ce que j'ai toujours ressenti, même sans diagnostic, des mots comme spectre autistique, neurodivergence, haut potentiel émotionnel, multi-passionné, etc.
Depuis que nous sommes ensemble je dirais qu'on a toutes les deux énormément évolué et grandi. Nous sommes tombées amoureuses très vite alors qu'on s'était dit dès les premiers jours qu'on n'était pas dispo émotionnellement, sortant chacune d'une histoire récemment finie. Pourtant on s'est vues, et revues, et on s'est trouvé une partenaire en l'autre. On se voyait souvent, on buvait beaucoup, toutes les occasions étaient bonnes pour faire la fête. D'ailleurs on s'est rencontrées, bourrées, à l'anniversaire d'une amie commune. Puis au fil du temps on s'est calmées, on a vécu de grosses crises mais la direction était toujours la bonne, en gros, vers l'avant. Ensemble. Elle a retrouvé goût à la vie petit à petit, on a triomphé de tout. Elle a une façon d'aimer qui te fait te sentir la reine du monde. Et je pense qu'elle a trouvé en moi une sécurité, une stabilité qu'elle n'avait jamais connue avant. Retenez ceci pour la suite.
Et pourtant.
Le sentiment de décalage persiste chez moi.
J'ai emménagé chez elle il y a un an et demi. Alors qu'on avait toutes les deux des doutes, ça s'est fait de manière un peu précipitée et ça a été super difficile. Son cocon était envahi, j'ai débarqué avec 5 ans de vie solo dans des caisses, mes deux chats et mon chihuahua.
Je crois que c'est le début de ce que je suis en train de subir de plein fouet aujourd'hui et qui remonte à mon enfance : ce sentiment d'être surveillée, de toujours devoir faire attention, faire bien. Ma compagne me dit que c'est familial, qu'on est névrosés, perfectionnistes et qu'elle n'aura jamais sa place dans ma famille parce qu'elle est désorganisée, un peu punk sur les bords avec un passé tout sauf lisse.
Du coup depuis qu'on cohabite, je pense avoir perdu ce "moi" que j'aimais tant et que j'avais déjà vraiment galéré à faire remonter à la surface. D'un côté, je suis reconnaissante pour cette relation si complexe de venir gratter toutes les parts qu'on voudrait garder pour soi, ne surtout pas affronter. De l'autre, c'est réellement une souffrance d'être constamment remise en question, douter et peiner à se faire entendre. Pour elle comme pour moi. J'ai fini par vivre en marchant sur des œufs. Il arrive que je tremble quand je sais qu'elle va bientôt rentrer à la maison, car on est en tension ou en dispute, car j'ai quelque chose à dire que je n'ose pas dire, parce que j'attends qu'elle critique quelque chose qui m'est cher. J'essaye vraiment de ne pas lui jeter la pierre ici, le sujet principal de ce post ça devrait être moi. Je crois que c'est une bonne personne qui a vécu des trucs de merde et qui travaille extrêmement dur depuis des années, depuis bien avant moi, pour retrouver sa version originale, la version aimante et confiante.
Mais moi dans cette histoire, je me suis à nouveau perdue, je me suis à nouveau soumise car son caractère m'impressionne et j'ai très vite retrouvé un comportement de victime que je ne SUPPORTE PLUS. C'est trop facile de l'accuser de tout, de dire qu'elle est tarée, agressive, qu'elle ne sait pas communiquer, qu'elle ne m'écoute jamais, ne comprend rien de ce que je dis, qu'elle déteste tout ce que j'aime et tous ceux qui me sont chers. Ce serait vraiment facile de la résumer à ça, car ça me donne le bon rôle, la brave dame qui reste par amour, la courageuse qui aime au-delà de tout, qui continue de vouloir aider et aimer par-delà les difficultés que n'importe quelle personne saine d'esprit n'aurait même pas cherché à pardonner. Ça va dans les deux sens en vérité, j'ai aussi eu des excès, des violences, des pétages de plomb à me sentir accusée, à ressentir sa méfiance alors que je n'ai jamais cherché à lui nuire. Je ne sais pas mcommuniquer, je fuis, je camoufle. Je ressens une très grande frustration et une très grande colère en moi, depuis bien avant elle, depuis des années, voire des décennies. Et notre relation, si intense et complexe, vient exhumer tout ça.
Elle a raison de me dire que je suis une menteuse, une manipulatrice, une malhonnête. Je calcule tout ce que je dis, comment je le formule, je temporise tout, je décide très peu, je me laisse souvent porter. Quand je ne laisse pas les autres décider pour moi, je prends des décisions en fonction de ce que je crois être la bonne décision (moins voir ma famille ou mes amis car elle ne les aime pas trop, les trouve hypocrites ; j'ai arrêté de dessiner pour aller travailler ; aujourd'hui j'ai démissionné car ça nous détruisait). Je crois en mon rôle de bonne personne, je crois être une bonne personne, mais je sens bien, je sais bien, que depuis toujours ce comportement fuyant est un problème. Je sens bien que je manque d'honnêteté, que je ne dévoile pas mon entièreté, qu'à force d'anticiper ses réactions ou celles de n'importe qui, je passe finalement plus de temps à penser aux conséquences plutôt que dire les choses simplement et arrêter d'intérioriser jusqu'à imploser, comme ce fut le cas hier.
Notez (situation complexe = récit complexe !) qu'elle a fait une tentative de suicide le 5 janvier, ce qui m'a profondément marquée. Je ressens une forme d'étouffement, d'épuisement émotionnel et ça se ressent dans mon engagement dans notre relation. Elle a fourni d'énormes efforts, a repris un suivi psy plus poussé avec traitement à la clé, avec un professionnel qui a vraiment pris le temps de l'écouter et l'analyser avant de lui prescrire quoi que ce soit. Le traitement fonctionne, elle est de plus en plus apaisée. Et moi je dois m'adapter à cette nouvelle version, pourtant TANT ATTENDUE, de mon amoureuse qui est un peu plus sereine, moins anxieuse, est moins dans la rumination et la parano. Elle a parfois des réactions tellement normales que je la regarde et je me demande si c'est vrai. Je me sens vidée et perdue. Je ne me projette plus dans aucun avenir, je ne me vois plus nulle part.
Nous sommes le 3 avril, elle vient de partir pour aller dormir chez un ami car j'ai été trop loin, méchante, blessante et condescendante envers elle, car j'étais au travail en train de faire la fête (je suis barmaid lol) et je n'ai pas supporté qu'elle me réclame de l'attention (bordel j'avais qu'à dire bonne nuit, mais je ne l'ai pas fait, je pensais être en sécurité, ne pas être "obligée" de donner, pour une fois, c'est débile). Si je lui avais dit honnêtement : j'ai besoin d'un jour off, de faire la fête ; elle aurait désapprouvé mais on aurait évité cette crise. Si j'avais eu confiance, si j'avais pas réfléchi à son jugement mais simplement à notre relation et l'honnêteté qui doit couler de source, alors on aurait évité cette crise. Et si, de manière générale, je n'étais pas constamment dans la recherche de reconnaissance, d'approbation, si je ne réfléchissais pas tant à ce que je dis et ce que je fais par peur des réactions, si j'étais juste une meuf simple, qui s'aime et se fait confiance, j'aurais pas emmagasiné des années de frustration qui explosent au contact de cette si belle et exigeante personne qu'est ma compagne.
Aujourd'hui, je la plains sincèrement. Elle pensait avoir trouvé quelqu'un à sa hauteur, qui pouvait l'aimer à sa juste valeur et lui donner confiance en elle, elle se retrouve avec un caméléon, une personne molle et frustrée qui ne sait pas s'exprimer, qui dit oui quand elle pense non, ou l'inverse, et qui se retrouve à deux doigts de perdre celle qu'elle aime parce qu'elle n'a jamais appris comment être elle-même sans se suradapter à tout le monde. J'ai comme l'impression de m'être investie dans la résolution de ses problèmes pour ne pas avoir à affronter les miens.
Mais aujourd'hui c'est fini, elle va mieux, je commence à "décompenser", je perds pieds et je vais la perdre si je n'arrive pas à remettre de l'ordre dans mon propre self. AH OUI les nouveaux mots de ces derniers jours sont : FAUX SELF, MASQUES, COMMENT S'EN DÉBARRASSER.
Je vais arrêter de relire et juste balancer ça comme ça car je n'aurai jamais fini de tout raconter sinon. Juste ajouter que j'en ai marre qu'on me dise que je suis quelqu'un de bien, que je suis courageuse, que c'est elle le problème. On est juste un miroir l'une de l'autre et là, c'est à mon tour d'affronter mes démons.
Merci, bisous.