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- Un nouveau médicament autorisé aux États-Unis
Un nouveau médicament autorisé aux États-Unis
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Candice.S
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Candice.S
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Bonjour,
Cette discussion au sein du groupe Vivre avec une endométriose a été déplacée car nous pensons qu'elle suscitera davantage de réponses au sein de ce groupe : La prise en charge et les traitements de l'endométriose.
Très belle journée,
Candice.S de l'équipe Carenity
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Candice.S
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Louise
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Louise
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L’elagolix est une molécule qui permet d’atténuer les douleurs des règles chez les femmes atteintes d’endométriose. Outre son coût très important, ce médicament n’est pas dénué d’effets indésirables.
Si aucun traitement ne permet de guérir les causes de l’endométriose - maladie gynécologique se manifestant notamment par de fortes douleurs pendant les règles -, il existe des médicaments capables d’en soulager les symptômes. Aux États-Unis, l’Agence du médicament (FDA) vient récemment d’autoriser une nouvelle molécule, l’elagolix, commercialisée sous le nom Orilissa (laboratoire AbbVie). "Ce n’est pas un traitement révolutionnaire, souligne le Pr Arnaud Fauconnier, gynécologue obstétricien au CHI de Poissy/Saint- Germain-en-Laye. Mais le développement d’une nouvelle molécule est une bonne nouvelle. Ce pourrait être une option de plus quand les autres ne fonctionnent pas." En France, ce traitement très coûteux (10.000 dollars par an et par patiente) n’est pas disponible.
Bloquer les œstrogènes pour endormir l’endomètre
Pour traiter l’endométriose, il faut bloquer les œstrogènes, responsables de la décomposition de l’endomètre. "Quand on bloque la sécrétion d’œstrogènes, cela permet de freiner la maladie, explique le Pr Fauconnier. Sans œstrogènes, les cellules de l’endomètre qui ont migré ne se désagrègent plus. Elles redeviennent quiescentes et peuvent même disparaître." Il existe déjà des médicaments capables d’endormir la sécrétion d’œstrogènes, comme la leuproléline, qui agit sur la GnRH, l’hormone qui contrôle l’ovulation et la production d’œstrogènes.
L’elagolix agit aussi sur la GnRH, et "le résultat est le même sur le plan biologique avec la suppression des œstrogènes", explique le Pr Fauconnier. La seule différence est le mode d’administration : l’elagolix se prend par voie orale, contrairement aux anciennes molécules qui sont injectables. Des essais cliniques menés sur cette molécule, publiés dans le New England Journal of Medicine, ont montré une réduction des règles douloureuses chez environ 75% des femmes, après la prise de 200 mg d’elagolix deux fois par jour pendant 3 mois. Mais chez certaines, ce traitement s’est accompagné de maux de tête, de bouffées de chaleur ou encore de nausées. De plus, l’elagolix entraîne (comme la leuproréline) une baisse de la densité osseuse. "Cela peut avoir des conséquences importantes sur le long terme", souligne le médecin.
La pilule classique en première intention
Pour cette raison, ces traitements ne peuvent pas être pris pendant plus d’un an et ne sont pas donnés en première intention. Au long cours, les médecins préfèrent prescrire une pilule contraceptive oestroprogestative. "La simple pilule classique de 2e génération avec des œstrogènes et des progestatifs a une efficacité remarquable sur les douleurs de la maladie si on la prend en continu", souligne le gynécologue.
Si la pilule n’est pas efficace, l’ablation chirurgicale des lésions peut être une solution. "Idéalement, la chirurgie est une bonne option lorsqu’elle ne risque pas d’être mutilante, c’est-à-dire lorsque l’on peut retirer la totalité des cellules situées à l’extérieur de l’utérus sans abîmer les organes et les tissus nerveux alentours", explique le médecin. En dernier recours, il arrive toutefois que l’utérus ou les ovaires doivent être retirés en cas de lésions graves.
Source : Le Figaro Santé