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Asthme : des conseils pratiques pour bien gérer la maladie !

Publié le 2 mai 2023 • Par Candice Salomé

L'asthme est une maladie chronique des bronches, dont les premières manifestations surviennent le plus souvent chez l'enfant. 

L’asthme touche environ 4 millions de personnes en France et est responsable chaque année de près de 60.000 hospitalisations. Mal maîtrisé, il peut avoir de lourdes répercussions sur le bien-être et la qualité de vie des patients. 
 
Mais alors, qu’est-ce que l’asthme ? Comment bien gérer son asthme ? Comment retrouver en qualité de vie avec l’asthme ? 

Découvrez tous nos conseils !

Asthme : des conseils pratiques pour bien gérer la maladie !

Qu’est-ce que l’asthme ? 

L’asthme est une maladie respiratoire chronique qui est due à une inflammation permanente des bronches

L’asthme se manifeste par des crises dont les symptômes sont caractérisés par des épisodes d’essoufflement, de respiration sifflante, de toux sèche ou de sensation d’oppression dans la poitrine. Ces crises peuvent durer de plusieurs minutes à plusieurs heures. Ensuite, la respiration redevient normale. 

Pendant la respiration, l’air circule par les bronches pour arriver jusqu’aux poumons. Chez les patients asthmatiques, la paroi interne de ces conduits (appelés muqueuse bronchique) est épaissie et irritée. Cette inflammation chronique rend les bronches sensibles et en prise à des réactions excessives en présence de facteurs favorisants. Cela peut donc déclencher une crise d’asthme en raison du passage de l’air dans les bronches devenu difficile : des contractions des muscles autour des bronches surviennent ainsi qu’une importante sécrétion de mucus

L’intensité et la fréquence des crises d’asthme varient d’une personne à l’autre. 

Comment bien gérer son asthme ? 

Le traitement de l’asthme peut parfois être contraignant par sa durée. Il est néanmoins important de suivre méthodiquement la prescription de votre médecin. Une bonne observance de son traitement est clé pour limiter l’inflammation bronchique. 

Une bonne gestion de l’asthme commence par quelques conseils simples facilement applicables au quotidien. 

Bien prendre son traitement 

Il existe plusieurs médicaments pour traiter l’asthme que l’on peut souvent regrouper en deux catégories : les médicaments de contrôle et les médicaments de crise. La plupart des patients touchés par l’asthme utilisent ces deux types de médicaments. 

Les médicaments de contrôle servent à prévenir les symptômes de l’asthme. Ils agissent sur les voies respiratoires pour qu’elles restent dégagées évitant ainsi toute mucosité ou inflammation. Il est important de bien prendre son traitement de contrôle pour éviter d’avoir des bronches et des poumons vulnérables et, donc, sensibles aux déclencheurs de l’asthme. 

Le médicament de crise est à utiliser dans les moments difficiles (lors d’un exercice physique trop intense ou lorsque la respiration devient subitement difficile). L’inhalateur de secours doit toujours être gardé à portée de main pour faire face aux urgences. 

Mesurer son débit respiratoire 

Grâce à un débit mètre de pointe, il est possible de vérifier régulièrement la mesure du débit expiratoire. Ce suivi est un indicateur de l’efficacité du traitement et permet de prévoir la survenue d’une crise. En outre, le fait de compter le nombre d’utilisations de votre inhalateur permet de suivre la maladie. C’est une donnée à partager à votre médecin. 

Connaître les déclencheurs de l’asthme 

Les poumons des personnes asthmatiques sont plus sensibles que la normale à certains déclencheurs qui peuvent déstabiliser la maladie et ainsi occasionner des symptômes. 

Parmi les déclencheurs les plus communs, on retrouve : 

  • L’exercice physique non-adapté, 
  • Les changements brusques de température, 
  • La fumée de tabac, 
  • Les odeurs fortes et les produits irritants, 
  • La poussière, 
  • La pollution de l’air, 
  • Les rhumes et les infections respiratoires.  

Il est essentiel d’identifier vos propres déclencheurs et de prendre certaines mesures afin de les éviter. Ainsi, en éliminant vos propres déclencheurs vous pourrez mieux contrôler la maladie. 

Pour les activités physiques, n’hésitez pas à demander l’avis de votre médecin. Il pourra vous recommander de prendre votre médicament de crise avant l’activité afin d’éviter que les symptômes n’apparaissent. Il est également recommandé de ne pas pratiquer d’activité physique en extérieur lorsque les températures sont froides ou en cas de pics de pollution

Bien aménager son espace de vie 

Certains déclencheurs peuvent se trouver au sein des habitations, et sont évitables. Ainsi, il faut : 

  • Eviter le tabagisme à l’intérieur des espaces de vie. 
  • Aérer toutes les pièces de son lieu de vie, en dehors des pics de pollution, au moins 20 minutes par jour, idéalement le matin et le soir. 
  • Faire en sorte que son logement ne soit pas sujet à l’humidité
  • Eviter la poussière en utilisant un chiffon humide et un aspirateur muni d’un filtre HEPA (haute efficacité sur les particules aériennes). 
  • Sont à éviter : les tapis, les doubles rideaux, les canapés en tissu 
  • Ne pas utiliser de produits aérosols
  • Nettoyer tous les 3 mois les bouches d’aération
  • Entretenir la chaudière une fois par an. 
  • Eviter les animaux au sein du foyer. Si vous en avez, il faut leur interdire l’accès à la chambre et les laver régulièrement. 
  • En cas d’achat de meubles neufs, il est recommandé de les monter à l’extérieur, si possible, puis de les aérer. S’ils sont en bois aggloméré, ils dégagent des COV (composés organiques volatils) irritants. 

Avoir un suivi médical régulier 

L’objectif du traitement de l’asthme est le contrôle de la maladie, ce qui signifie une absence de gêne respiratoire et de limitation des activités

Plusieurs critères cliniques permettent d’évaluer si l’asthme est bien contrôlé : 

  • La présence de symptômes dans la journée (toux sèche, essoufflement, respiration sifflante, sensation d’oppression dans la poitrine...) et leur fréquence (est-ce plus de deux fois par semaine ?), 
  • La présence de réveils nocturnes en lien avec l’asthme, 
  • Le retentissement de l’asthme sur la vie quotidienne, 
  • Le recours aux traitements de crise (plus de deux fois par semaine ?). 

Ensuite, l’interprétation des résultats permet d’évaluer si l’asthme est : 

  • “Bien contrôlé” : si aucun de ces critères n’est présent, 
  • “Partiellement contrôlé” : si 1 ou 2 critères sont présents, 
  • “Non contrôlé” : si 3 ou 4 de ces critères sont présents. 

Puisque l’asthme est une pathologie dont l’apparition des symptômes est variable dans le temps et parfois imprévisible, il est essentiel de dialoguer régulièrement avec son médecin et de surveiller soi-même ses symptômes entre deux consultations


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avatar Candice Salomé

Auteur : Candice Salomé, Rédactrice Santé

Créatrice de contenus chez Carenity, Candice est spécialisée dans la rédaction d’articles santé. Elle a une appétence particulière pour les domaines de la psychologie, du bien-être et du sport.

Candice est... >> En savoir plus

1 commentaire


uNcoNNecteD
le 21/05/2024

La respiration nasale est effectivement cruciale pour les personnes asthmatiques qui pratiquent une activité physique. Respirer par le nez pendant l'effort permet de réchauffer, humidifier et filtrer l'air inspiré avant qu'il n'atteigne les voies respiratoires.Cela aide à prévenir les crises d'asthme déclenchées par l'air froid et sec qui peut irriter les bronches déjà fragilisées. Le nez joue un rôle protecteur en empêchant les particules et les allergènes de pénétrer directement dans les poumons.Pour les asthmatiques, il est donc vivement recommandé de respirer par le nez autant que possible lors des efforts physiques, surtout en extérieur par temps froid. Cela permet de mieux tolérer l'exercice sans déclencher de crise ou de gêne respiratoire.Bien sûr, à haute intensité, il devient difficile de n'inspirer que par le nez. Dans ce cas, il faut privilégier une respiration buccale contrôlée, en expirant lentement par la bouche pour évacuer le CO2. L'idéal est d'alterner respiration nasale et buccale selon l'intensité. Avec un peu d'entraînement, on peut arriver à respirer par le nez pendant l'effort (modéré à soutenu), ce qui est bénéfique pour contrôler son asthme à l'exercice.

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