Mieux comprendre l'épilepsie : quelles sont les différentes crises ?

le 11 févr. 2019

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Les crises peuvent être divisées en deux grands groupes : les crises focales (c'est-à-dire partielles) ou généralisées.  

Les crises focales

Contrairement aux crises généralisées, lors d'une crise focale, le patient est conscient de ce qui l'entoure et de ce qui se produit. Les crises focales sont souvent de courte durée, entre quelques secondes et environ 2 minutes. Elles affectent aléatoirement certaines parties du corps selon la partie du cerveau qui est touchée par la crise.

Les manifestations d'une telle crise peuvent être minimes, comme une raideur des bras ou les lèvres qui tremblent, mais peuvent aussi inclure des symptômes plus sévères comme se déshabiller ou hurler. Les crises n'ont pas qu'un impact sur le corps : elles modifient également la perception mentale des patients. En effet, pendant une crise, la personne épileptique peut être sujet à des hallucinations, à une vision altérée ou encore ressentir de la peur et de l'angoisse. Ces symptômes sont différents d'une personne à l'autre. 

Les crises généralisées

Ces crises touchent l'intégralité du cerveau ; les patients sont inconscients. Les crises généralisées durent entre 1 et 3 minutes. Au-delà de 5 minutes de crise, il faut absolument appeler un professionnel de santé.

Il existe six grands types de crises généralisées :

1. Les crises tonico-cloniques 

Ce sont les crises les plus connues du "grand public". Le patient se raidit (la phase tonique) et l'air est expulsé de son corps, ce qui provoque souvent un gémissement ou un grognement. Ensuite, le patient tombe au sol ; c'est ce qu'on appelle la phase clonique. Le patient est alors victime de convulsions incontrôlées

2. Les absences épileptiques

Ces crises sont les plus fréquentes et, parfois, elles ne se remarquent même pas. Elles ne durent que quelques secondes et ne se manifestent par aucune convulsion. Le patient est fréquemment distrait, les yeux dans le vide, ayant l'air de rêvasser - même s'il est en réalité insconscient et totalement déconnecté de ce qui l'entoure.

3. Les crises myocloniques 

Très brèves, les crises myocloniques se reconnaissent à la soudaine raideur d'un membre, comme une convulsion soudaine de la main. De l'extérieur, le patient a l'air conscient (cela dure si peu de temps), ce qui ne facilite pas la reconnaissance d'une crise d'épilepsie. Ces crises se manifestent souvent quand le patient est fatigué. Les crises affectent les bras, les jambes, le cou ou l'ensemble du corps. 

4. Les crises atoniques

Ces crises sont particulièrement constatées chez les enfants. Elles consistent en une perte soudaine du tonus musculaire du corps ou de la tête, ce qui peut causer de lourdes chutes. On les appelle également les crises astatiques (chute par dérobement des jambes). Ces crises peuvent durer pendant 15 secondes. Le patient est inconscient pendant ce laps de temps. 

5. Les crises toniques

Les crises toniques impliquent que les membres ou le corps deviennent soudainement complètement raides pendant une vingtaine de secondes. Ces crises surviennent généralement dans le sommeil des patients qui ne savent donc pas toujours si une crise a lieu. 

6. Les crises cloniques

Ces crises sont les moins fréquentes. Elles touchent principalement les bébés et durent entre 1 et 2 minutes. Le corps entier est parcouru de secousses ; les muscles se contractent puis se relâchent de manière répétée pendant la crise. 


Les patients épileptiques peuvent connaître plusieurs types de crises au même moment ou au long de leur vie. Beaucoup de personnes ne savent pas qu'il existe de telles différences entre les crises d'épilepsie. Nous espérons que cet article vous a éclairé sur la réalité des crises d'épilepsie !

 

Et vous, de quel type de crise souffrez-vous ?
Aviez-vous déjà entendu parler de toutes ces crises différentes ?
N'hésitez pas à partager cet article autour de vous pour sensibiliser les personnes extérieures à l'épilepsie !

Commentaires

le 11/02/2019

Bonjour à tous, moi je faisais des absences épileptiques. Ce qui était très compliqué à gérer. Mais grâce à un traitement adapté, je n'en fait presque plus.

le 11/02/2019

Bonjour,

Merci pour cet article. Mon épilepsie a été découverte il y a seulement un an à l'occasion de 2 crises généralisées pendant mon sommeil. En retraçant un peu ce qui m'était arrivé avant, j'ai eu plusieurs épisodes dans les années précédentes de crises partielles avec des hallucinations et sensations étranges (impression d'être dans un rêve, odeurs et difficultés à me concentrer et à m'exprimer) qui duraient moins d'1 minute. A chaque fois ces crises survenaient lors de moments très chargés en émotions négatives ou moments de stress.

Depuis que mon traitement est équilibré, même si parfois c'est difficile à accepter (quelques moments de déprime et de manque d'énergie) je ne fais maintenant plus de crises.

le 11/02/2019

Bonjour tout le monde, j'ai une sep, et j'avais pris le produit fampyra, pour soi disant m'aidait à marcher, le problème c'est que ce produit m'avait déclenché une crise d'épilepsie, où tout les membres de mon corps étaient figés, heureusement maintenant le matin et le soir je prends un cachet de Keppra 500 mg, faisant que je n'ai plus de problèmes avec l’épilepsie, une fois j'avais oublié de prendre le cachet  Keppra 500, mais c'est pas grave, car je ne fais plus de crise.

le 11/02/2019

Bonjour,j'ai fait des "crises partielles" puis des absences à la suite d'un choc traumatique.J'ai pu être opérée "amygdalo hippocampectomie droite".

Je fais encore quelques crises du côté gauche mais il n'y a pas de lésion au cerveau.

le 11/02/2019

je regrette de n'avoir pas été au courant de cette journée. En tant que conteur, j'aurais écrit une histoire expliquant notre maladie...Pour que plus personne ne puisse mala-dire sur nous...Enfin ce n'est pas trop tard, je vais m'y mette. J'aurai besoin de vous et de vos témoignages. je vous enverrai le conte au fur et à mesure afin d'être bien avisé et de bien nous représenter.Je crois que le conte peut être un moyen de dédramatiser l'épilepsie auprès de nos congénères!!!

Si cela vous intéresse, dites-le moi

le 11/02/2019

Moi, je m'informe DIRECTEMENT auprès de la Fondation Française de Recherche sur l'Epilepsie (www.fondation-epilepsie.fr) et suis suivie par un épileptologue et non un neurologue. Un conseil = renouvelez toujours votre traitement UNE SEMAINE avant la fin de l'ordonnance, on ne sait jamais ce qu'il peut arriver, une grippe par exemple... Et... on ne peut pas vous refuser votre Carte Européenne d'Assurance Maladie, à la sécu, sous prétexte que... les épileptiques n'auraient pas le droit de voyager à l'étranger... c'est du 100% vrai de vrai, à la Sécu de Saint Germain en Laye... la petite secrétaire a dû entendre ses oreilles siffler, quand j'ai téléphoné à sa supérieure, pour savoir si c'était vrai... il vaut mieux aller la demander 15 jours avant votre départ, et elle est désormais valable 2 ans, avant, un an, ça passait trop vite...

@pseudo-masqué‍ nous sommes 2 épileptiques sur ce site, à aller témoigner dans les facs de médecine, ou dans les lycées, ou en fournissant l'intégralité de notre dossier médical aux médecins de campagne, pour qu'ils ne soient pas les grands oubliés... il y a déjà les "déserts médicaux", moi, je fais du porte-à-porte auprès de ces médecins, et j'ai toujours été très bien reçue ! 

le 11/02/2019

Moi j' ai une épilepsie photosensible je ne supporte pas la lumière de la télévision ni celle du téléphone portable ni aucune lumière a chaque fois que je vois ça je fais des crises tonico_clonique je finirais par uriner sur moi mais je me rappelle de rien

le 11/02/2019

Il y a une soixantaine de formes différentes d'épilepsie, donc il y a du boulot ! j'étudie ça depuis... 2013, et je découvre sans cesse des choses nouvelles, grâce aux livres de neurologie, ou bien par le plus grand des hasards !