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Diabète : soutien psychologique obligatoire

5 févr. 2018 • 9 commentaires

Découvrez le témoignage de Sophie, 47 ans, membre de Carenity et atteinte de diabète de type 1 depuis trente-trois ans. Sophie a étudié la médecine, la biologie et l’anatomophysiologie et elle est aujourd'hui praticienne en psycho-biothérapie (psychothérapeute).

Diabète : soutien psychologique obligatoire

Pourquoi suivez-vous des personnes atteintes de diabète ?

Je suis une personne très à l’écoute des autres. Le soutien psychologique, qui devrait être obligatoire pour les patients atteint d’affection longue durée, est aujourd’hui rare.

Sur votre site Carenity, je ne suis que des personnes atteintes de diabète pour l’instant, mais je suis à l’écoute de tout le monde. Je suis une personne qui donne beaucoup aux autres et si je peux leur apporter mon soutien, je le fais avec grand plaisir et c’est aussi mon métier.

diabete

D’ailleurs, j’aimerais ouvrir un centre d’écoute pour les gens malades ou mal dans leur peau, mais je ne sais pas comment faire, ni à qui m’adresser. 

Suivez-vous des enfants touchés par le diabète ? 

Oui, sur Carenity, je suis depuis plusieurs mois une adolescente et, dans la vie de tous les jours, je suis trois enfants.

Pourquoi le suivi psychologique d'un diabétique est-il différent ? 

Chaque personne ou patient est différent, chacun à son histoire, ses ressentis, ses bonheurs et ses souffrances.

Mais, il y a ce ressenti de solitude face à la maladie, un manque d’écoute de la part de leurs praticiens soignants.

Voyez-vous des différences entre les diabétiques de type 1 et de type 2 ? 

Oui, car l’origine psychologique de ces deux types de diabète n’est pas la même, de plus, ils n’apparaissent pas au même âge. Et les traitements sont différents. Entre prendre des médicaments oraux et s’injecter de l’insuline ou être porteur d’une pompe à insuline, il y a un véritable fossé.

Avez-vous un message à transmettre aux patients ?

Ne restez pas seul face à la maladie, afin de ne pas se sentir coupable d’être malade. Faites vous aider par des praticiens en médecines douces ou des psychothérapeutes.

avatar Léa Blaszczynski

Auteur : Léa Blaszczynski, Responsable expérience patient

D'une formation en communication spécialisée dans le digital, Léa travaille chez Carenity depuis 2013 dans un objectif d'aider le maximum de patients et proches de patients à trouver du soutien et à ne plus se sentir seuls face à leur maladie.

Commentaires

le 05/02/2018

Bonsoir

votre témoignage ma beaucoup plus. Je sais que un jour où l'autre je pourrais peu être avoir du diabète car cela vient de ma grand-mère maternelle et ma maman est décédée du pancréas diabète qu'elle a eu vers 60 ans.

Par contre en tant que membre du CHSCT à mon travail j'ai 2 diabétique, un par insuline et l'autre par pompe et je sais que mon collègue à insuline se confit bcp à moi

Merci de votre soutien à ses personnes

le 20/02/2018

merci d'être à l'écoute des personnes fragilisées par la maladie, j'ai mon diabète depuis l'age de 18 mois j'ai maintenant 52 ans 1/2 , je viens de passer sous pompe à insuline depuis juillet 2017 mais je fais énormément d'hypoglycémies, je suis HS lol, je suis souvent seule car personne ne me comprends (famille, médecins,.....) pour eux tout va bien !!!!!! enfin je me dis qu'il y a pire que moi

bonne journée

le 03/03/2018

Intéressant témoignage. Merci de votre engagement. Le psychique est encore peu considéré et reste mal remboursé pour des personnes pour qui ce peut même être vital. J’ai gardé mon psychiatre, et une psy d’appoint mais ai dû arrêter ma psychologue principale pour un ESPT, Diabète T2, ... C’est violent, mais c’est notre société. 

le 20/03/2018

En effet nous sommes de moins en moins écoutés ! Il a fallu que je craque et j’étais au bout du rouleau, on va dire , pour qu’en face on voit un appel au secours !!! C’est dure !!! Et après on appel l’artillerie !! Dommage d’en arriver là ! Pourtant les médecins s’engraissent avec les diabétiques !! Encore une maladie qui va prendre des proportions enorrrrrrrmes !  On se frotte les mains !!! On est devenu des bêtes sur lesquelles on peut faire des expériences ... en sachant que chaque malade est différent ou réagit différemment !!! Un peu plus d’attention messieurs /dames les médecins ! Une révoltée .... 

le 03/04/2018

Bonjour, je reconnais mon conjoint dans votre témoignage qui se sent seul avec sa pathologie diabète de type 1, il n'a pas été accompagné dès l'apparition du diabète à l'age de 15 ans, l'âge où on se se pose plein de questions, aujourd'hui à 37 ans , il voit une infirmière pour parler de son diabète, qui le rebooste mentalement. Il vit la maladie comme un fardeau car il n'arrive pas à équilibrer son hémoglobine glucosylée. 

Merci encore pour votre témoignage.

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