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Les médecins ne peuvent rien pour les alcooliques

Découvrez l'histoire de Laurence (@agatha7759), ancienne journaliste de presse écrite qui profite de sa retraite avec sa famille dans sa maison de campagne.

Pendant combien de temps avez-vous souffert de l'alcool ?

J’ai été malade alcoolique pendant trente ans, je suis malade alcoolique abstinente depuis quinze ans. Quand on a été malade alcoolique, on le reste toute sa vie, même abstinent depuis longtemps. Il peut nous arriver à tous de boire un verre et là, on redevient malade alcoolique.

Avez-vous identifié les raisons de cette maladie alcoolique ?

Les raisons pour lesquelles j’ai bu, alors que je n’aime pas le goût de l’alcool, c’est que dans ma vie privée et surtout professionnelle, j’ai voulu soulever des montagnes, mais je n’étais pas assez forte, alors j’ai pris l’alcool comme béquille pour m’aider à vivre.

La maladie alcoolique a-t-elle eu un impact sur les relations avec vos proches ?

Cela a été une catastrophe pour mon entourage et mes enfants qui en garderont des séquelles psychologiques, à vie. Tous les jours à 18 heures, j’avais une pulsion qui m’amenait vers les bouteilles d’alcool et on ne maitrise pas une pulsion. J’étais comme hallucinée, il fallait que je boive envers et contre tout et tous.

alcoolisme

Quelle a été la qualité de votre suivi de santé ? 

Les médecins ne peuvent pratiquement rien contre cette maladie. Ils vous proposent des cures et je ne connais aucune personne qui se soit sevrée de l’alcool après avoir suivi une ou plusieurs cures. Seules les associations de malades alcooliques peuvent aider parce qu’on se retrouve entre nous et nous pouvons comparer nos parcours et surtout réfléchir. Moi, j’ai choisi les alcooliques anonymes.

Avez-vous un message à transmettre aux personnes dans la même situation que vous ?

Pour cesser d’être malade alcoolique il faut trois éléments : se reconnaître malade alcoolique, avoir envie de guérir de cette maladie et saisir le déclic qui vous fera arrêter de boire du jour au lendemain, sans souffrance. Pour arriver à cela il faut faire un gros travail sur soi-même. 

J’ajoute que les trois fois où j’ai été enceinte, j’ai cessé de boire sans aucun problème.

avatar Louise-T

Auteur : Louise-T, Community Manager

Journaliste de formation, Louise a été rédactrice dans plusieurs journaux avant de rejoindre l'équipe de Carenity en France. Elle apporte un soin particulier à relayer l'actualité médicale pour informer les membres Carenity sur leurs droits ou encore sur les traitements innovants.

Commentaires - Page 4

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le 15/04/2018

Alinou91 Je crois que chacun trouve son moyen de se sortir de la maladie alcoolique.

J'ai été abstinente une fos durant 9 mois et puis j'ai rechuté. Je pense que les rechutes font partie de l'abstience à long terme.

Il ne faut pas s'en vouloir, les malades alcooliques sont des gens trop gentils, trop TOUT!

Je le redis les 3 conditions pour s'en sortir vraiment c'est d'abord de se reconnaitre malade acoolique ( les gens qui se " cuitent" tous les weeks ends sont des malades alcooliques

Trouver un groupe de malades alcooliques ( A.A , Vie libre etc), s'imprégrer de ce qui est dit pendant les rencontres et un travail souterrain se fait en nous.

Et puis lorque le travail sur nous mêmes a abouti, comme une espce de miracle, une perche se tend à nouus et il faut s'y aggriper de tutes ses forces et ne plus la lâcher.

Au début de ll'abtinence, la vraie, je faisais comme beaucoup: jamais ne n'aurais mangé de coq au vin par exemple.

Là, ça fait 15 ans que je n'ai pas bu et ça ne m'empêche pas de manger de la glace au rhum par exemple...

Il est vrai qu'il faut être patient maais ne jamais lâcher l'affaire: je ne veux plus boire d'alcool et j'y arriverait.

Posez moi des questions si vous voulez, j'y répondrai avec plaisir!

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le 19/04/2018

Bonjour à tous,

j’ai rendez vous au CSAPA demain. Je commence a trop boire, tous les jours 3 ou 4 verres, et surtout je ne peux pas arrêter de mon propre chef même 2 jours. Donc je suis dépendante et ça me fait peur. J’ai arrêté par force pendant des périodes d’hospitalisation ou de cure pour maigrir , sans symptômes de manque, juste une frustration mais je reprends tout de suite. Mon problème, c’est que je souffre d’une dépression chronique résistante à tous les traitements (j’ai été suivie et soignée par des psychiatres spécialistes de la maladie,y compris à Sté ANNE à Paris, CHU très en pointe ). Bien manger et bien boire font partie des rares choses où je trouve du plaisir , donc pas moyen de trouver des substituts. Certains d’entre vous ont ils été soignés par des médicaments ? Leur efficacité semble moyenne. 

Merci et bonne journée !

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le 14/06/2018

@ledalle Bravo moi je ne buvais pas mais autour de moi j'ai vue beaucoup d'alcooliques  qui eux ont voulus leur situation car ils n'ont jamais voulus faire des traitements adéquates  et certains je vais leur rendre visite mais au cimetière car OUI l'alcool est un fléau qui n'est pas asse diffusé par rapport au SIDA car les alcooliques sont des gens très Malheureux je vous félicite Cordialement 

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le 18/06/2018

Bonjour je ne suis pas alcoolique mais j ai du accompagner et me battre avec l alcoolisme de mon mari que j ai découvert tardivement et auquel je ne voulais pas croire : pas ça non pas ça  d autant plus qu un 14 juillet il avait été violent, jai cru que c etait le dernier jour du reste de ma vie .... lui qui avait ete mon sauveur à 18 ans.... je savais au fond de moi que ce serait un combat difficile et à vie, nous avons 57 ans... il a été sous baclofène et ça n'a pas marché  au début(après oui je tiens à le dire mais sans boire une seule goutte) car le médecin lui avait dit qu il pouvait continuer à boire avec modération....il ne pensait pas qu il était aussi additict. Alors avec mes filles après un réveillon où le soir là  à 21 h il n était déjà  plus parmi nous mais tout seul avec lui même dans sa maladie, mes filles l ont pris à part en lui disant plus jamais ça,  ce fut pour lui un électrochoc que ses filles lui disent cela et  depuis le 1er janvier 2015 il est abstinent, j'ai pu retrouvé l amour de ma vie!!! Aujourd'hui j ai confiance en lui malheureusement nous nous battons désormais avec l alcoolisme de notre aînée que nous venons de découvrir et en plus son mari est dans la même galère, nous sommes mon mari et moi même abasourdis, ils ont une petite  fille de 2 ans  adorable je veux la protéger mais nous habitons à 1200 km. Ma fille a pris conscience toute seule de son problème  et fait tout pour se soigner, quant à mon gendre il est dans un désespoir total et à du mal à se prendre en charge j ai peur pour lui il a déjà tenté au moins par 2 fois de se suicider par le passé, sà vie a ete un combat, père décédé a 2 ans, fa mille d acceuil eTC. ... Desolée mon message est un peu long mais ça fait du bien de se confier

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le 28/06/2018

 bonjour je malade alcoolique abstinent fepuis 30 ans j'ai fait une cure aux chp guilaume renier en 1988 le seul moyen de reussir est de faire cette demarche pour soit en se foutant des autres et ce qui ma enormement aide ces la confience de mes parents je vous rejoint sur le fait que l'ont est alcoolique a vie bon courage a ceux et celles qui lutte contre ce fleau merci