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Obésité infantile : "un cauchemar explosif" dans les pays en développement

28 janv. 2016 • 3 commentaires

Obésité infantile :
L'obésité chez les enfants de moins de 5 ans atteint des taux "alarmants" et est devenu "un cauchemar explosif" dans les pays en développement, en particulier en Afrique, où le taux a doublé depuis 1990, a averti l'OMS.
 
Les auteurs du rapport, membres de la Commission sur la fin de l'obésité infantile de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), soulignent que pendant longtemps, ce phénomène n'a pas été vu comme une question de santé majeure et était même considéré par certains comme le résultat d'un comportement choisi au sein de la famille.
 
La responsabilité des gouvernements 
 
Mais l'enquête menée pendant deux ans dans plus de 100 pays a conclu que les gouvernements et les politiques de santé publique à travers le monde doivent être en première ligne pour stopper cette épidémie.
 
"Quel est le principal message ? C'est que ce n'est pas la faute des enfants", a déclaré à la presse Peter Gluckman, co-président de la Commission.
 
Des facteurs biologiques, un accès inadapté à une alimentation équilibrée, une baisse de l'activité physique dans les établissements scolaires et la non règlementation du commerce des produits faisant grossir figurent parmi les causes d'une aggravation de l'épidémie, qui exige une réponse coordonnée globale, estime le rapport.
 
Si rien n'est fait, "l'épidémie d'obésité pourrait réduire à néant les nombreux progrès en matière de santé qui ont contribué à l'allongement de la durée de vie dans le monde", met en garde la commission.
 
M. Gluckman a reconnu que les recommandations mentionnées dans le rapport peuvent sembler découler du simple bon sens : promotion de bonnes habitudes alimentaires, exercice physique, suivi psychologique des jeunes obèses.
 
Mais comme le soulignent les auteurs, ces principes de bon sens n'ont pas été suffisamment mis en pratique par les gouvernements et le nombre d'enfants en surpoids est passé de 31 millions en 1990 à 41 millions en 2014.
 
Inégalités entre riches et pauvres
 
L'obésité infantile "est un cauchemar explosif dans le monde en développement", a affirmé M. Gluckman. 
 
En Afrique, le nombre d'enfants de moins de 5 ans en excès de poids ou obèses a presque doublé entre 1990 et 2014, passant de 5,4 millions à 10,3 millions.
 
Le taux d'augmentation en Asie est plus difficile à calculer, a relevé M. Gluckman, mais près de la moitié (48 %) des enfants considérés comme obèses dans le monde vivent dans les pays asiatiques. Un quart vivent en Afrique.
 
Le rapport souligne que dans les pays riches, les enfants issus de familles pauvres ont plus de probabilités d'être obèses, en raison notamment du prix bon marché de la nourriture fast-food à haute teneur en sucre. En revanche, dans les pays pauvres, les enfants de familles aisées sont davantage exposés au risque d'obésité, en particulier dans les pays où "culturellement, un enfant en surpoids est souvent signe de bonne santé", indique le rapport.
 
Deux processus biologiques en cause
 
Selon les auteurs du rapport, deux processus biologiques exposent un enfant au risque d'obésité après la naissance.
 
Le premier, appelé "décalage", résulte d'une malnutrition même légère pendant la grossesse et la petite enfance, qui peut avoir un impact sur les fonctions génétiques et rendre un enfant beaucoup plus enclin à prendre du poids plus tard.
 
Le second processus, dit du développement, peut survenir lorsque la mère enceinte est elle-même obèse ou souffre de diabète. 
 
Cela "prédispose l'enfant à un excès de graisse associé à des troubles du métabolisme et à l'obésité", indique le rapport.
 
Les auteurs réclament une réponse globale des politiques, des institutions de santé mondiales et des individus, mais M. Gluckman a souligné qu'il ne suffit pas d'encourager les gens à manger mieux et à faire de l'exercice. "Les régimes et le sport à eux seuls ne sont pas la solution", a-t-il prévenu. "Nous avons des responsabilités à l'égard des enfants dans le monde pour les empêcher de devenir obèses."

Francetvinfo.fr

Commentaires

le 28/01/2016

Merci. 

le 28/01/2016

Le sucre est une denrée bon marché, véhiculée à tout-va même dans des plats classique de la cuisine. On y rajoute pour un oui ou un non du miel, du sucre. Désolée j'ai jamais cuisiné un bourguignon avec du sucre ! le pain contient du sucre. Le sucre amenant le sucre c'est l'avalanche.

Si les Pouvoirs Publics avaient le courage de freiner la course.....cela ferai des chômeurs supplémentaires. Le sucre est une Economie qui rapporte comme une autre. Fallait pas inventer l'abondance alimentaire qui dessert la santé.

le 29/01/2016

Oui très intéressant.

Mis à part les régimes médicaux spéciaux, allergies, etc je se que le mot régime n'a pas sa place dans l'alimentation.

Je préfere parler de surveiller son alimentation ou manger équilibré

Apres c'est vrai que plus on est aisé moins on devrait être obèse.

(je parle pas de génétique ou autre)

Apres le fast food c'est pas forcément bon marché non plus. Et puis quand on veut perdre du poids ou ne pas en prendre b je vois pas trop pourquoi s'y rendre.

Dans les pays étrangers en voie de développement je ne sais pas, mais les États Unis où je suis allée à l'époque les portions étaient énormes au restaurant, idem pour le verre de boisson, plein de sucre et de gras dans la nourriture ou â boire (Frites, sodas, sauces, gâteaux etc)

En france également en général on mange trop (entrées, plat principal, fromages, dessert etc), cer enfants ont dejà le biberon de jus de fruit ou de grenadine scotchés à la bouche toute la journee dans la poussette par exemple), bonjour le sucre, bonjour les dents ...

Oui c'est vrai Y a du sucre tout visible et invisible donc l'éducation aussi est importante.

Le sel est partout aussi, normal c'est aussi un business et il aiguise l'appétit.

On peut dire plein de chose sur ce sujet également aussi que plus on mange plus on agrandi son estomac  qu'il faudra encore plus remplir donc faire gouter aux enfants de tout ok, les obligés à finir leurs assiettes, quel intérêt ? Mieux vaut remplir l'assiette moyennement quitte à reservir que de laisser, Mais au pire Y a des frigos maintenant pour les restes.

Quand on ne veut pas grossir il vaut mieux manger dans des petites assiettes et ne pas laisser les plats sur la table pour éviter les tentations. Et mâcher lentement pendant 20mn en faisant de legeres pause sinon le cerveau n'a pas le temps de transmettre l'info de satiété.

La sedentarité n'aide pas non plus, TV, ordinateurs, manque d'activité physique, grignotage, publicité, stress etc 

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