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Manger trop gras altère l'odorat

25 juil. 2014 • 2 commentaires

Manger trop gras altère l'odorat

C'est la conclusion d'une étude américaine publiée dans la revue Journal of Neuroscience. L'occasion de rappeler les différents risques liés à un régime trop gras.

Un régime riche en graisses engendrerait des modifications importantes dans le système olfactif, avec notamment pour conséquence une réduction de la capacité olfactive. Tel est le résultat d'une étude dirigée par Nicolas Thiebaud, de l'Université de Floride, et publiée dans la revue Journal of Neuroscience.

Pour parvenir à cette conclusion, les chercheurs ont soumis des souris à une alimentation très grasse pendant six mois. Puis ils ont analysé la capacité de ces souris à associer une odeur à une récompense.

50 % des neurones restent fonctionnels
Résultat : les souris qui avaient été soumises à un régime gras se sont révélées beaucoup plus lentes à apprendre l'association entre l'odeur et la récompense qu'un groupe de souris "contrôle", ayant bénéficié d'une alimentation normale. Elles sont aussi plus lentes à adapter cette association lorsque les chercheurs changent d'odeur.

De quelle réduction parle t-on ? Selon cette étude, seuls 50 % des neurones du système olfactif restent fonctionnels, après un régime prolongé riche en graisses.

Cette réduction des capacités olfactives se poursuivait même après un retour à un régime alimentaire normal.

Quels sont les effets négatifs d'un régime gras ?

CARDIOVASCULAIRE. Un régime gras augmente à la fois le risque de devenir obèse et le risque cardiovasculaire. Selon l'Institut national de Veille Sanitaire (InVS), de nombreuses études montrent de façon concordante une relation entre la quantité d’acides gras saturés et le risque cardiovasculaire. Dans une grande étude portant sur des infirmières américaines, pour un même apport de glucides, une augmentation de 5 % de la consommation de graisses saturées augmente ce risque de 17 %.

CANCERS. Le lien entre cancers et régime trop riche en graisse reste moins évident. Les arguments les plus convaincants portent sur les graisses et notamment les graisses saturées dont la consommation élevée semble associée au risque de cancer de la prostate, selon l'InVS. Les lipides interviendraient dans le développement de ce cancer par le biais d’un mécanisme hormonal, en modifiant le taux de la testostérone sérique.

L’excès d’apport de lipides pourrait également augmenter le risque de cancers par le biais de l’obésité qu’elle favorise, l’obésité constituant elle-même un facteur de risque pour de nombreux cancers (endomètre, sein, colo-rectal, etc).

Sciences et Avenir

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le 21/03/2019

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le 21/03/2019

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