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L'excès de viande rouge classé cancérogène

27 oct. 2015 • 18 commentaires

L'excès de viande rouge classé cancérogène
Manger beaucoup de charcuterie augmente le risque de cancer colorectal de 18 %, selon le Centre international de recherche sur le cancer.
 
Le tabac, l'alcool et la pollution atmosphérique sont des cancérogènes avérés et bien connus. À cette liste s'ajoute désormais la consommation excessive de charcuterie et, dans une moindre mesure, celle de viande rouge, épinglées pour leur rôle dans l'apparition du cancer du côlon. Le Centre international de recherche sur le cancer (Circ), chargé au sein de l'Organisation mondiale de la santé d'évaluer les niveaux de risque de cancer, vient en effet de les ajouter à son classement qui fait référence dans le monde entier.
 
La consommation de «viande transformée » (les charcuteries, pour faire simple) rejoint ainsi le groupe des «carcinogènes pour l'homme », la corrélation ayant atteint le plus haut niveau de certitude scientifique sur une échelle de 1 à 5 après analyse de 800 études. La consommation de viande rouge (bœuf, veau, porc, mouton, agneau, cheval) est, elle, inscrite sous l'étiquette «carcinogène probable » en raison d'un niveau de preuve inférieur.
Les experts ont conclu que chaque portion de 50 grammes de charcuterie consommée quotidiennement accroît le risque de cancer colorectal de 18 %. «Le risque de cancer associé à la consommation de viande rouge est plus difficile à estimer parce que les indications montrant que la viande rouge provoque le cancer ne sont pas aussi fortes. Toutefois, […] les données des mêmes études laissent penser que le risque de cancer colorectal pourrait augmenter de 17 % pour chaque portion de 100 grammes de viande rouge consommée par jour », écrit le Circ dans un communiqué.
Les Français adultes consomment en moyenne 370 g de viande rouge par semaine, soit 53 g par jour, et 270 g de charcuterie, soit 38 g par jour, estimait l'Agence nationale de sécurité sanitaire (ex-Afssa) en 2007. Mais un Français sur quatre mangerait plus de 50 g de charcuterie par jour. Et plus on mange, plus on s'expose.
 
«Pour un individu, le risque de développer un cancer colorectal à cause de sa consommation de charcuterie reste faible, mais ce risque grandit avec la quantité de viande consommée », précise le Dr Kurt Straif, qui dirige le programme des monographies (autre nom donné à ce classement) au Circ.
Si le grand public s'émouvait hier de cette ombre portée à des produits ô combien appréciés, les experts des liens entre cancer et nutrition ne sont pas surpris. «C'est une forme d'officialisation de ce qu'avaient déjà écrit le World Cancer Research Fund International et l'Institut national du cancer (Inca)», estime le Dr Dominique Bessette, responsable du département prévention à l'Inca.
Mais attention à bien comprendre le message, s'inquiète-t-elle. Ce classement en cinq groupes ne reflète pas la dangerosité relative des cancérigènes, mais le degré de certitude scientifique à un instant T. «La charcuterie est classée dans le même groupe que le tabac, mais cela ne signifie pas qu'elle présente le même risque », insiste-t-elle. Le Circ estime que la surconsommation de charcuterie est responsable de 34.000 décès par cancer par an dans le monde, contre 1 million de victimes attribuables au tabac et 600.000 à l'alcool.
 
«En réalité, cela conforte les préconisations nutritionnelles actuelles, qui sont de manger varié et en quantités raisonnables, poursuit le Dr Bessette. Les études montrent que le gros mangeur de viande rouge et/ou de charcuterie est aussi quelqu'un qui bouge moins, ingère beaucoup de calories au quotidien mais mange peu de fruits et légumes, et boit davantage d'alcool.» Des habitudes qui favorisent précisément l'apparition du cancer colorectal.
La cuisson au barbecue ou à la poêle pourrait aussi être incriminée car elle induit la formation de produits cancérogènes (hydrocarbures polycycliques) mais «son rôle n'est pas encore parfaitement compris», indique le Circ.
 
Pour Fabrice Pierre, directeur de recherche à l'Inra, l'enjeu n'est pas seulement de convaincre les gros consommateurs carnés de se montrer raisonnables - message qui, du reste, passe mal auprès des couches sociales défavorisées, pourtant très concernées. Il est aussi, et c'est le travail de recherche de son équipe à l'Inra, de pousser à rééquilibrer les assiettes avec plus de fruits et légumes. «Le fer de la viande oxyde les lipides de notre régime alimentaire, formant des composés toxiques qui attaquent les cellules épithéliales du côlon et favorisent la carcinogénèse. Mais ce fer a aussi un grand intérêt nutritionnel, nous en avons besoin. Les antioxydants des fruits et légumes contrebalancent cet effet délétère.»
 

Le Figaro Santé

Commentaires

le 31/10/2015
Viandes, charcuteries et cancer du côlon : attention à ce que vous lisez !

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) vient de déclarer que les viandes provoquent le cancer du côlon.

Deux catégories de viandes sont concernées : les viandes rouges et les viandes transformées.

Les viandes rouges désignent ici toutes les pièces de muscles de mammifères : le bœuf, mais aussi le veau, le porc, le mouton, l’agneau, le cheval et la chèvre.

Les viandes transformées sont celles qui ont été salées, fumées, séchées, fermentées, etc. Cela concerne surtout les charcuteries mais aussi les blancs de poulet vendus sous vide ou autre produit transformé. Il est vrai que les charcuteries contiennent souvent trop de sel, de nitrates, de nitrites et d’autres conservateurs. Et puis la charcuterie peut masquer facilement une viande de mauvaise qualité. Tous ces facteurs peuvent accroître le risque de cancer.

Pour établir cette recommandation, l’OMS avait chargé une équipe de vingt-deux experts de l’Agence internationale de la recherche sur le cancer [3]. Ceux-ci ont fondé leur recommandation sur de nombreuses études d’observation sur l’alimentation et le cancer.

Ils ont conclu que les preuves scientifiques suffisaient à établir que les viandes transformées sont cancérogènes.

Pour les viandes rouges, ils ont conclu que les preuves scientifiques permettaient de dire que les viandes rouges sont probablement cancérogènes.

C’est peut-être vrai, mais scientifiquement, c’est assez dérangeant… car les études en question ont surtout observé des mangeurs de viande sédentaires, qui mangeaient aussi peu de végétaux et fumaient souvent. De plus, la viande consommée était souvent trop cuite, grillée, une pratique dont on sait qu'elle est hautement cancérogène. Difficile donc d'incriminer directement la viande naturelle non transformée.

Une étude d’observation dit simplement que ceux qui mangent de la viande ont plus souvent un cancer que les autres. C’est une association entre les deux événements. L’étude d’observation ne permet pas de conclure que la viande provoque le cancer. Elle n’établit pas de lien de causalité. Seuls les essais cliniques permettent d’établir un lien de causalité.

Ici, justement, la recommandation des experts de l’OMS se basait sur des études d’observation et non des essais cliniques.

On constate que ceux qui développent un cancer du côlon mangent beaucoup de viande, mais peuvent aussi avoir d’autres mauvaises habitudes de vie : faire des excès de table, manger peu de légumes en accompagnement, être en surpoids, faire peu de sport, fumer, etc. Et parmi toutes les mauvaises habitudes, difficile de dire laquelle est à l’origine du cancer.   

le 31/10/2015

bonjour

Arrêtons toutes ces conneries ,

Ils feraient mieux nous dire quelles nourritures que nous pouvons manger sans risque.Avec toutes les saloperies qu'ils mettent dedans, et puis l'élevage des animaux qui mangent toutes sortes de merdes et après ils nous disent manger BIO

Bonjour l'ANGOISSE

Tant qu'ils ramassent du fric ils se foutent bien de notre santé ces gros fumiers

Bonne journée à tous et toutes

le 31/10/2015

D'accord avec fadada, on ne sait plus quoi manger ni faire pour conserver un minimum de santé!

le 31/10/2015

Tout est nocif quand on en abuse !! Alors, prenons la vie du bon côté, prenons du plaisir à manger varié sans se soucier des études !

Quand on voit le le nombre de décès 34 000 ds le monde, c'est dérisoire par rapport au nombre de décès sur la route !! Soyons un peu réalistes !

Bonne journée, et profitez de la vie !!

le 31/10/2015

Comme dit Lorkasil " profitez de la vie": je me suis toujours, en effet,demandé si les lanceurs d'alarme  étaient là pour nous informer ou pour nous soumettre via l'anxiété qu'ils pouvaient induire. Garder le milieu juste ( qui n'est pas forcément le juste milieu) et se faire confiance sont peut-être les meilleurs boucliers contre ce monde anxiogène et les peurs qui peu à peu nous détruisent.

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