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L'étiquetage nutritionnel révèle quelques surprises

27 févr. 2015 • 8 commentaires

L'étiquetage nutritionnel révèle quelques surprises
Le dispositif couleur proposé par le gouvernement a été testé par l'UFC-Que Choisir. Et les résultats, plutôt surprenants, ont convaincu l'association de son efficacité.

Du cassoulet en boite aussi équilibré qu'une pomme, du 0% au même niveau qu'un produit lambda : voilà ce que révèle une étude UFC-Que Choisir, qui teste la proposition gouvernementale de nouvel étiquetage nutritionnel simplifié (par code couleur) des produits transformés.

Ce nouveau dispositif (voir vidéo ci-desssous), avec cinq niveaux de couleurs - du vert pour les produits les plus équilibrés au plan nutritionnel, au rouge, en passant par des niveaux intermédiaires (jaune, orange et rose) - "va permettre de mettre à mal un certain nombre d'idées reçues", a déclaré mardi Alain Bazot, président de l'UFC-Que Choisir, lors d'un point téléphonique.

Le score nutritionnel des aliments est calculé à partir des teneurs en éléments nutritionnels négatifs et positifs d'un point de vue de santé publique (calories, sucres simples, graisses saturées, sel, fibres, fruits et légumes, protéines). Il permettrait de répartir les aliments en 5 classes sous la forme d’une échelle de couleur (vert, jaune, orange, rose fuschia, rouge), couplée à des lettres (A/B/C/D/E) afin de lui assurer une plus grande lisibilité

Un antidote simple et efficace contre le marketing alimentaire

"Les produits les plus équilibrés au plan nutritionnel ne sont pas forcément ceux que l'on pense", a-t-il expliqué. Ajoutant qu'un tel dispositif par couleur constituerait un "antidote simple et efficace contre le marketing alimentaire" mis en place par les industriels. L'association de consommateurs a testé "dans la vraie vie" la proposition de la ministre de la Santé Marisol Touraine, qui prévoit dans un projet de loi devant être examiné mi-mars, de créer un étiquetage plus simple pour les produits transformés afin de lutter plus efficacement contre l'obésité. L'UFC a réalisé une simulation d'étiquetage sur 300 produits de consommation courante, ciblés sur les principaux repas de la journée (petit déjeuner, déjeuner/dîner, goûter).

RÉSULTAT. L'étude conclut que ce nouveau système fonctionne bien. "C'est un outil véritablement informatif, qui permet de voir d'un seul coup d’œil la qualité nutritionnelle d'un produit" et de sortir de l'étiquetage actuel trop complexe, basé sur une présentation chiffrée des différents nutriments (glucides, lipides,protéines...) pour 100 grammes, ajoute-t-il. En outre, il permettrait de "déjouer les techniques marketing consistant à arborer des réductions flatteuses de sel et de matières grasses ou encore à monter en épingle tel ingrédient valorisant pour conférer une image nutritionnellement correcte", explique l'UFC.

Un Taillefine 0 % au même niveau qu'un yaourt ordinaire

Avec à la clé, quelques conclusions surprenantes. Ainsi, sur la catégorie des céréales du petit déjeuner, le code couleur montre que la grande majorité des produits (73%) se situent en orange. Et cela vaut aussi bien pour des céréales "Kellogg's Spécial K", portant sur leur paquet "seulement 1,5% de matières grasses" ou Nestlé "Fitness", suggérant par son appellation être bon pour la santé, que pour des céréales "Smacks" sans mention particulière. De la même manière, des yaourts Taillefine "0% de matière grasse, 0% de sucres ajoutés", se retrouvent au même niveau (jaune) qu'un yaourt ordinaire. Et un pavé de colin "Weight Watchers" (un produit de régime avec ses "1,3% de matières grasses") serait étiqueté en jaune alors que les paupiettes de veau "Marie" ou que le cassoulet mitonné "William Saurin", apparaissent, eux, en vert.

Ce nouvel étiquetage ne se ferait que sur la base du volontariat, puisque le règlement européen interdit de le rendre obligatoire. Toutefois cette proposition se heurte à une farouche opposition des industriels de l'agroalimentaire.

Sciences et Avenir

Commentaires

Pat123
le 27/02/2015

Affaire à suivre...

emmilia
le 27/02/2015

OUI COMME VOUS DITES.....

et même si cela se faisait ?

faut èspérer que les consommateurs ne seront pas dupes!.

le 28/02/2015

Qui serait chargé de l'étude avant d'indiquer la couleur adéquate ? Si la mesure était imposée et des organismes indépendants comme UFC que choisir et d'autres étaient chargés de contrôler les résultats avant impression des couleurs... nous aurions la vie simplifiée...
On verrait certainement disparaître des tas de produits marketing...

le sage 56 44
le 28/02/2015

bonjour

Perso je commencerais par enlever la dluo (date limite d'utilisation optimum), et faire comme avant juste une dlc (date limite d'utilisation) car les gens s'y perdent en plus il y a la date de mise en boite (qui n'est pas la date de fabrication)

plus c'est simple mieux on s'y retrouve

clt

Pat123
le 28/02/2015

La DLUO, une belle opération marketing, ça ! "Horreur, mon riz est périmé depuis hier ! Je vais le jeter et en racheter"

Le code couleurs, une bonne idée, même si j'ai un peu de mal à croire qu'une boite de cassoulet toulousain puisse être étiquetée vert !!!

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