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Sécu: la Cour des comptes s'alarme d'un retour à l'équilibre repoussé sine die

17 sept. 2015 • 9 commentaires

Sécu: la Cour des comptes s'alarme d'un retour à l'équilibre repoussé sine die
Le trou de la Sécurité sociale pourrait représenter encore 5 milliards d'euros en 2018, d'après la Cour des comptes. Cette dernière appelle de ses vœux des «mesures structurelles» pour maîtriser, surtout, les dépenses d'assurance maladie.

«L'objectif affiché d'un retour à l'équilibre des comptes sociaux en 2017 est désormais reporté à un horizon indéfini», déplore la Cour des comptes, dans son rapport annuel sur le financement de la Sécurité sociale, rendu public ce mardi matin. Certes, le gouvernement a bouché quelque peu le trou de la Sécu ces dernières années. Mais grâce uniquement à une hausse de ses ressources (charges sociales), notamment en 2014, s'attristent les experts comptables de la République.

Cette logique est toutefois en train d'atteindre ses limites. À cause, d'une part, de recettes qui peinent à augmenter à cause du chômage de masse et de la faible reprise, et d'autre part de dépenses toujours en hausse, le déficit se réduira très peu en 2015. Trop peu, selon les Sages de la rue Cambon. «À rythme inchangé de réduction des déficits et toutes choses égales par ailleurs, le retour à l'équilibre n'interviendrait alors pas avant 2021», prévient la Cour.

À tel point qu'en 2018 le déficit s'élèvera encore à 5 milliards d'euros, contre 9,3 milliards en 2014 (tous régimes obligatoires de base). Et encore, cet objectif ne sera atteint que si les hypothèses optimistes en matière de croissance et de baisse du chômage se concrétisent ces prochaines années. L'accumulation des déficits alarme particulièrement la Cour parce qu'ils ne cessent, en s'ajoutant années après années, d'alimenter la dette sociale. Or, les moyens pour l'apurer -via des recettes supplémentaires- ne suivent pas.

Les Sages de la rue Cambon fixent donc «un impératif» au gouvernement: «infléchir fortement par des mesures structurelles la dynamique des dépenses d'assurance maladie». C'est en effet la branche qui traîne le plus lourd passif parmi les quatre branches de la Sécu (les trois autres sont la famille, la retraite, les accidents du travail et maladies professionnelles). La Cour a d'ailleurs dressé le bilan de 20 ans de restructuration des hôpitaux et de la médecine de ville. Son verdict? «Décevant», explique la Cour dans son langage diplomatique qui en dit long. «Le système de soins demeure toujours très fortement centré sur l'hôpital, qui représente 37% de la dépense de santé», pointe-t-elle du doigt. D'autre part, les inégalités d'accès aux soins de ville subsistent.

Restructurer les maternités

Ses préconisations feront bondir certains acteurs de la santé. Il faut, conseille-t-elle, restructurer davantage le réseau des maternités. Il faut aussi fixer des seuils minimum d'activités et d'encadrement pour la médecine ou encore la chirurgie, afin d'aider les Agences régionales de santé (ARS), bras du ministère de la Santé dans les régions, à restructurer. Les centres de lutte contre le cancer devraient également être fusionnés, dans certains cas, avec des centre hospitaliers universitaires.

Ce n'est pas fini. La prise en charge de l'insuffisance rénale terminale doit être rendue plus efficiente: 900 millions d'euros pourraient ainsi être économisés, sur une dépense de 3,8 milliards. Les professions libérales ne sont pas épargnées. La Cour incite à freiner la folle envolée des dépenses d'infirmiers et de masseurs-kinésithérapeutes enregistrée ces trois dernières années.

La Cour des comptes n'aura pas à attendre bien longtemps pour savoir si ses conseils sont suivis d'effet. La ministre de la santé, Marisol Touraine, présentera dans les toutes prochaines semaines son projet de budget de la Sécu pour 2016.

LeFigaro.fr

Commentaires

lys222
le 17/09/2015

 .

le 18/09/2015

Le trou de la sécu... autant parler du dahut !!! (ou dahu si vous préférez...)

mormamoro
le 18/09/2015

Bonjour,

@lys222 entièrement d'accord avec toi et ce n'est pas une question de racisme car je ne le suis pas.

 Mais il y a déjà beaucoup à faire avec les personnes qui sont sur des listes d'attente pour trouver des logements et qui vivent dans une pièce avec plusieurs enfants, leurs problèmes à eux n'est pas résolu vu ce qu'il est en train d'arriver, ce n'est pas prêt de ce résoudre.

 Ainsi que tout les chômeurs qui attendent de trouver du travail car ils y en a qui cherchent oui, il ne faut pas croire que tout les chômeurs sont des fainéant, il y a eu beaucoup de personnes de licenciés ces dernières années car les entreprises ferment et s'exportent dans d'autres pays ou la main d'œuvre n'est pas chère.

Et aussi ce qui travaillent mais leurs salaires est tellement petit qu'ils n'ont même pas de quoi ce payer un loyer pour vivre dignement.

Comment cela va t'il finir, je pense que tout cela est très inquiétant nous allons avoir de plus en plus de malheureux ce qui sont déjà ici et ce qui vont arriver en France.

lys222
le 18/09/2015

.

le 18/09/2015

bonjour, je ne pense pas qu'il s'agisse d'abus, mais de droits et pour beaucoup nous ne les réclamons pas, beaucoup de personnes de mon entourage pensent que je devrais faire une demande pour etre reconnu en invalidité, mais je crois malheureusement qu'il y a bien pire que moi alors j'hésites de prendre la place de quelqu'un d'autre.

en ce qui concerne ce qui se passe en ce moment @lys222 , @mormamoro , aider et accueillir c'est très bien je suis pour, mais pas au détriment d'autres personnes démunies ( des centres d'accueil pour sdf ont été vidés de leurs occupants) il y a certainement d'autres solutions.

bonne journée à tous

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