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Quels sont les dix médicaments qui coûtent le plus cher à la Sécu ?

29 nov. 2017 • 17 commentaires

Quels sont les dix médicaments qui coûtent le plus cher à la Sécu ?

Sur le podium, on retrouve deux médicaments indiqués dans la dégénérescence maculaire liée à l’âge et une spécialité prescrite en cas de maladie inflammatoire.

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18,5 milliards d’euros, c’est ce qu’a coûté à l’Assurance-maladie le remboursement des traitements délivrés en pharmacie en 2016. « Une goutte d’eau dans les dépenses de santé de la France (près de 200 milliards d’euros) », note Le Monde dans son édition du 29 novembre. Le quotidien a passé au crible ces dépenses et a identifié les molécules les plus coûteuses pour les finances publiques en 2016. Résultat ? Les dix premiers médicaments remboursés par la Sécu ont, à eux seuls, coûté plus de 2,5 milliards d’euros.

Le top 10 des médicaments les plus coûteux

Ce palmarès a pu être établit grâce à Open Medic, une base de données gouvernementale qui enregistre toutes les dépenses de médicaments (montants remboursés et remboursables) ainsi que le nombre de boîtes délivrées. Voici les dix spécialités les plus coûteuses pour la Sécurité sociale en 2016 : 

1. HUMIRA - 460 millions d’euros : médicament immunosuppresseur prescrit pour traiter des maladies inflammatoires chroniques, comme la polyarthrite rhumatoïde, le psoriasis et les maladies inflammatoires chroniques de l’intestin. [Laboratoire américain AbbVie].

2.LUCENTIS - 322 millions d’euros : indiqué dans le traitement de la dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA). 
[Groupe pharmaceutique suisse Novartis Pharma SAS].

3. EYLEA - 259 millions d’euros : prescrit pour soigner la dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA). [Laboratoire allemand Bayer].

4. CRESTOR - 240 millions d’euros : anticholestérol appartenant à la classe des statines, prescrit en cas d’hypercholestérolémie ou en prévention des accidents cardiovasculaires chez les patients à risque. [Entreprise britannique AstraZeneca].

5. ENBREL - 235 millions d’euros : prescrit pour traiter des maladies inflammatoires, dont la polyarthrite rhumatoïde. [Laboratoire américain Pfizer].

6. LANTUS - 225 millions d’euros : insuline, prescrite en cas de diabète. [Laboratoire français Sanofi].

7. XARELTO - 216 millions d’euros : médicament appartenant à une nouvelle classe d’anticoagulants (les NACO), il est destiné à prévenir les phlébites et les embolies. [Laboratoire Bayer].

8. DOLIPRANE - 202 millions d’euros : médicament contenant du paracétamol, utilisé pour faire baisser la fièvre et soulager la douleur. [Laboratoire Sanofi].

9. GLIVEC - 190 millions d’euros : médicament anticancéreux utilisé dans le traitement de la leucémie myéloïde chronique (LMC) et d’autres cancers du sang, du tube digestif ou de la peau. [Laboratoire Novartis].

10. ARANESP - 175 millions d’euros : médicament prescrit en cas d’insuffisance rénale. [Laboratoire américain Amgen].

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Cinq médicaments sur dix ont des alternatives moins coûteuses

Pour cinq de ces médicaments, il existe des alternatives moins chères. C’est le cas par exemple pour l’Enbrel, un médicament prescrit pour traiter des maladies inflammatoires, qui coûte 815 euros par mois et par patient à la Sécurité sociale. Parce que le brevet de l’Enbrel est tombé dans le domaine public, il existe désormais des génériques, dont le Benepali, 15% moins cher. Mais ceux-ci sont peu prescrits. Quant à l’Humira, autre médicament indiqué en cas de maladie inflammatoire, son brevet arrivera à expiration à la fin 2018.

De même, il existe une alternative au Lantus, l’insuline de Sanofi : l’Abasaglar. « Bien qu’il soit 20% moins cher, peut-on lire, il n’est quasiment pas prescrit, avec moins de 1 million d’euros remboursés en 2016. » Les médicaments placés sur la deuxième et la troisième place du podium, le Lucentis et l’Eylea, dont la seringue coûte respectivement 740 euros et 680 euros, ont eux aussi un remplaçant moins cher, l’Avastin. Celui-ci, développé par le laboratoire Roche, coûte 100 euros. Enfin, une boîte de Crestor, médicament anticholestérol, coûte environ 26 euros alors qu’une boîte du générique ne coûte que 7 euros.

L’analyse de la base de données Open Medic révèle également l’appétence des Français pour les calmants et somnifères (582 millions d’euros remboursés à 11,4 millions de patients), les antidépresseurs (373 millions pour 5,7 millions de patients) ainsi que les antibiotiques (552 millions d’euros remboursés pour 29,9 millions de patients).

Et vous, prenez-vous l'un de ces médicaments ? 

Le Figaro Santé

Commentaires

le 29/11/2017

ou comment culpabiliser les personnes malades qui malheureusement ont recours à ces médicaments !!!! 

le 30/11/2017

Bonjour

attention aux excipients de ces médicaments moins cher certains ont du mannitol qui donne beaucoup d'effets secondaires donc il faut d'autre médicaments pour les soigner ou est l'économie ?

le 30/11/2017

Oui et non  @pseudo-masqué‍    Il est bien dit dans l'article qu'aux médicaments  prescrits pouvaient s'en substituer d'autres tout aussi efficaces et moins chers sans être pour autant des génériques ( ex: l'Avastin à la place du Lucentis, Abasaglar à la place de Lantus ( insuline glargine dans les 2 produits)

Je crois que de nombreux médecins  pourraient  modifier leurs habitudes et donc leurs prescriptions  ,rarement faites en fonction des économies  réalisables au niveau de la Sécu.

le 30/11/2017

@pseudo-masqué 

je ne discute pas le fond de l'article mais plutôt la forme !

oui les laboratoires s'en mettent plein les poches! 

mais ça commence à être très désagréable d'entendre cette remise en question sur la pratique des médecins, sur le comportement des malades; qui représentent un tout petit pourcentage de cette faillite de la sécu ! qu'on s'attaquent aux vrais responsables ! 

ils existent aujourd'hui des médicaments ; des procédés médicaux qui pourraient sauvés des vies mais qui ne sont pas encore utilisés parce que les labo en demandent trop ! 

quant aux génériques pour ma part je les utilise mais certains je suis désolée de le dire ne sont pas aussi efficaces que le médicament initial ou(et) les excipients mal tolérés. 

je remercie mon médecin de ne pas choisir mes médicaments en fonction de leur prix mais en fonction de leur efficacité! 

le 30/11/2017

Vu sous l'angle des labos  @pseudo-masqué‍  tout à fait d'accord avec toi!

Pour ma part,les génériques ....c'est niet et j'ai la chance d'avoir une doctoresse qui ne rechigne pas à sa page d'écriture pour noter après chaque médoc :" ne pas substituer".

Tu sais, je ne remets pas systématiquement en cause les pratiques des médecins mais il suffit parfois de parler un peu pour qu'ils disent volontiers avoir des préférences  pas toujours appuyées sur l'efficacité certaine ou le souci d'économie ( ex : la prescription de certaines statines para rapport à d'autres moins "célèbres").

En  fait la faillite partielle de la Sécu est, je crois, plurifactorielle  et  depuis sa création en 1945  la société a tellement changé que  les modifications de 1967  ne sont plus suffisantes et qu'une remise à plat serait peut-être souhaitable ....difficile à dire...et encore plus à faire.

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