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Les Français veulent augmenter les moyens de l’hôpital

29 mai 2018 • 1 commentaire

Les Français veulent augmenter les moyens de l’hôpital

Selon un sondage Odoxa, la grande majorité des Français a toujours une image très positive des établissements de santé. Ils jugent les membres du personnel courageux, compétents et sympathiques.

ambulance

Faut-il conserver la tarification à l’activité (T2A) à l’hôpital? Ce mode de financement, qui consiste à rémunérer un établissement de santé en fonction de l’activité médicale qu’il réalise, est considéré comme une "mauvaise chose" par les Français. Plus des deux tiers d’entre eux estiment que ce mode de rémunération répond à une "dictature du chiffre qui pousse à marchandiser la santé". C’est le résultat d’un sondage Odoxa pour Le Figaro Santé, Orange, MNH Groupe, Asip Santé, Sciences Po et France Inter, réalisé auprès de 3 015 Français, 176 médecins et 1 458 personnels hospitaliers entre fin avril et début mai 2018.

Plus de la moitié des Français (61 %) et du personnel hospitalier (52 %) souhaite donc "que soit mise en place une solution intermédiaire: rémunération forfaitaire pour les maladies chroniques (diabètes, etc.) et paiement à l’activité pour les interventions chirurgicales". Une mesure qui est d’ailleurs en discussion dans le cadre de la "réforme globale du système de santé" voulue par le gouvernement.

Des professions "débordées"

L’hôpital public, de même que les professionnels de santé jouissent toujours d’une excellente image auprès des sondés. S’ils ont le choix, la moitié d’entre eux souhaitent se faire soigner dans un hôpital public (CHU ou CH), tandis qu’un quart opte pour le privé, les autres n’accordant aucune importance au type d’établissement. Quant aux professionnels de santé, ils sont considérés par au moins huit sondés sur dix comme "courageux", "compétents" et "sympathiques". C’est sans doute la raison pour laquelle la quasi-totalité des Français estime que la rémunération des infirmiers et des aides-soignants est largement insuffisante. Plus de 90 % des sondés ont d’ailleurs conscience que ces professions sont "débordées".

Face à ce constat, deux Français sur trois considèrent que l’introduction d’outils digitaux pourrait améliorer le parcours de soins. Selon eux, ils devraient en effet permettre de faire gagner du temps (pour 74 % des Français), de limiter les déserts médicaux (71 %) et de faciliter la vie des patients (65 %). Cependant trois quarts des sondés estiment que ces changements risquent de déshumaniser la relation patient-médecin et pourraient même être dangereux pour la protection des données de santé.

Globalement, comme tous les Européens, les Français (87 %) sont prêts à donner davantage de moyens à la santé "quitte à devoir réduire les investissements publics dans d’autres domaines", selon le sondage. Et l’amélioration du système de santé doit avant tout passer par l’augmentation des effectifs et du personnel à l’hôpital pour 55 % des concitoyens.

Les Français sont d’ailleurs les seuls citoyens d’Europe à penser que les investissements publics du pays en matière de santé sont insuffisants. Les trois quarts des Européens pensent au contraire qu’il y a suffisamment de moyens dans leur pays respectif. De même, les Français sont les seuls à préférer "des soins hospitaliers toujours plus équitables", plutôt que "des soins hospitaliers toujours plus performants".

Le Figaro Santé

Commentaires

le 04/06/2018

Entièrement d’accord, la santé doit passer en priorité dans notre pays et donner aux hôpitaux les moyens de continuer à nous soigner.

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