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CMU : des bénéficiaires toujours plus nombreux

21 janv. 2016 • 27 commentaires

CMU : des bénéficiaires toujours plus nombreux
La population ­démunie éligible aux aides sociales ou à la complémentaire santé ne cesse de croître.

Le filet de sécurité des pauvres est de plus en plus lesté. En neuf mois, le nombre de bénéficiaires de la couverture maladie universelle complémentaire (CMU-C) ou de l’aide à la complémentaire santé (ACS) a crû de 300.000 personnes, portant le total à 6,7 millions au 31 octobre 2015. Le réservoir de démunis éligibles à ces deux aides gonfle lui aussi de 400.000 à 500.000 individus, et se situe à présent dans une fourchette de 9 à 11,6 millions de personnes. En somme, près d’un Français sur six éprouve les plus grandes difficultés à se faire soigner, notamment en ville où la Sécurité sociale ne rembourse que la moitié des frais. Certains n’y parviennent que grâce au filet de sécurité public.

Dans le détail, l’effectif des bénéficiaires de la CMU-C, qui donne droit à une complémentaire santé gratuite, avec exonération des franchises, prise en charge d’une partie des dépassements, dispense d’avance de frais, et accessoirement accès à des tarifs sociaux de gaz, d’électricité, de transport, a atteint 5,37 millions de personnes en octobre. Soit 197.000 nouveaux venus en un an. Le rythme de la croissance est vif, mais il décélère (+4 % en un an ­contre +7,5 % sur les douze mois précédents), car la revalorisation du plafond de revenu d’éligibilité en juillet 2013 a cessé de produire ses effets. Ce sont donc uniquement les victimes de la crise qui continuent à affluer. D’ailleurs, le nombre des assurés à la CMU de base (CMU-B) progresse lui aussi de 5,5 % à 2,46 millions. Désormais directement affiliés au régime général avec la création de la protection universelle maladie, ils vont disparaître des statistiques.
Les taux de recours demeurent faibles.

Du côté de l’ACS, qui vise un public à peine moins démuni (moins de 11.670 euros de ressources annuelles pour une personne seule contre 8.645 euros pour la CMU-C), le nombre de détenteurs de l’attestation qui permet d’obtenir des tarifs réduits auprès des assureurs a crû de 133.000 en un an, soit 1,32 million au 31 octobre. Tous ne l’utilisent pas : ils sont 956.000 en août à avoir fait valoir leur droit. En novembre, à peu près le tiers d’entre eux (319.118) avaient souscrit l’un des trois nouveaux contrats uniques instaurés en juillet 2015,à la suite du lancement d’un appel d’offres public. Plus de 40 % ont opté pour la formule C, qui offre le plus de garanties pour les frais dentaires et optiques, 35 % pour la formule intermédiaire B, et 25 % pour la couverture minimale C.

La transition vers le nouveau système ne s’est pas faite sans difficulté, puisque dans l’expectative, en 2014, plusieurs caisses primaires d’assurance-maladie ont cessé de distribuer des « compléments » à l’ACS (montant moyen de 93 euros) et des aides « effet de seuil ACS » pour les assurés qui ont des revenus un tout petit peu trop élevés pour être aidés (montant moyen 196 euros). Résultat, la dépense ­consacrée à ces deux dispositifs a chuté de 19 % à 32,7 millions d’euros.

A noter, les taux de recours demeurent faibles, entre 64 % et 77 % pour la CMU-C et seulement 30 à 43 % pour l’ACS. Si toutes les personnes éligibles faisaient valoir leur droit, il y aurait jusqu’à 7 millions de « cmucistes », et jusqu’à 4,6 millions d’ « acsistes ». 

LesEchos.fr

Commentaires

le 21/01/2016

Une façon de dire que c'est moins grave que si c'était pire?

le 21/01/2016

Merci. 

le 21/01/2016

"no comment"

le 21/01/2016

Et de tous ces gens,combien trichent? Il n'y a pas de contrôle 

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