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Cancer : pour le droit à l’oubli

9 sept. 2015 • 2 commentaires

Cancer : pour le droit à l’oubli
 
Des cancérologues et soignants français se mobilisent pour que leurs anciens patients ne soient plus pénalisés par les banques et les assurances.
 
Le 2 septembre a été signé un accord censé faciliter l’accès au prêt pour les anciens malades atteints de cancer. La renégociation de la convention Aeras, passée entre l’Etat et la fédération des assureurs, devait mettre fin à des années de dysfonctionnements qui imposaient aux anciens malades de surpayer les assurances de leurs prêts de façon disproportionnée et de se voir imposer des exclusions de garanties lourdes.
 
Hélas, malgré les promesses du plan Cancer 3 et tous les efforts de l’Institut national du cancer (Inca) pour faire aboutir au mieux les négociations, cette nouvelle convention est en deçà des attentes des malades, des associations mais aussi des acteurs de la santé qui se battent chaque jour pour donner un avenir à leurs patients. Ce droit à l’oubli rapide (cinq ans après la fin des traitements) concédé aux seuls enfants de moins de 15 ans n’a pas de sens médical et pose comme limite une vision «administrative» du patient.
 
Imposer aux adolescents et aux adultes encore durant quinze ans après la fin des traitements une déclaration de cancer - donc des surprimes, assumées ou cachées - fait fi des progrès immenses de la médecine et de la réalité de bien des pathologies dites de bon pronostic, 80 % de survie à cinq ans (2), dont le risque très relatif pourrait se voir mutualisé.
 
Nous demandons donc à ce que cette convention, qui se révèle trop peu contraignante pour les assureurs et en décalage par rapport aux progrès de la médecine, se voit encadrée par le législateur dans le cadre du projet de loi santé afin que soit rapidement mis en place, comme l’avait promis solennellement le président de la République en février 2014, un véritable droit à l’oubli, non seulement pour les enfants mais aussi pour les adolescents et les adultes guéris, cinq ans après la fin de leurs traitements.

Libération.fr

Commentaires

le 10/09/2015

Nous avons déjà eu une discussion sur ce sujet il y a peu et @pseudo-masqué et une ou deux autres, si je me souviens bien avaient donné des noms d'organismes utiles pour éviter les surprimes.
J'avais mis quelques adresses dans mes favoris à l'époque mais je n'ai pas le temps de rechercher tout ça maintenant. Il est presque 09 h et je file...

le 19/09/2015

Attention, le sujet est en train de partir dans les oubliettes, c'est peut-être dommage non ?

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